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lia Bile, je vous prie considères bien ce qui j'ai ajouté
dans mes Réponses, des bains, ii les Carmélites el autres Religieuses d'exacte observance, comme nous devons être, j sont, que nous ) pouvons aussi alln-, el m'en mandes voire lentement, d'antanl que j ;»i cela mr le cœur, el le voudrais biffer dei Répooses, parce que je ne désire point que nous] allions, d'autant qoe noos, qui n'avoni pas des austérités corporelles, devoni être plus ai iclei ï garder la < lôture. .!<• tous prie, i on- / encore avec quelque Père d'autorité et m'écrives bien vos pens4 es lue ce Mjet
fiiimr » une rnpir OiODAflrr. .|. I» Vit li
Celte Ri int Pram
■ia 1631.
A MONSIEUR L'AVOCAT PIOTON
A THOXON
Affaire concernant le monastère de Thonon.
vive -\- JÉSUS !
[Annecy], 13 mai [1630].
Mon très-cher frère,
Cette occasion me surprend si fort que je n'ai pas le loisir de répondre distinctement à la vôtre. Je crois bien que le revenu de madame Dupuy serait utile à nos bonnes Sœurs ; mais il faut regarder s'il est nécessaire qu'elles se chargent d'un bien de telle condition, qui est sujet à tailles. C'est ce qu'il faut bien peser et considérer pour nos maisons. Je viens tout maintenant de parler à M. le chanoine Roland des dîmes de Thorens, Mgr m'ayant dit qu'il me pourrait dire au vrai la valeur desdiles dîmes, duquel nous ne recevons que neuf pairs de blé par an, moitié froment, moitié avoine. Ledit sieur Roland nous a dit qu'en donnant trois mille cinq cents florins pour l'achat d'icelui, c'est tout ce qu'il peut valoir, pour le bien acheter; et M. de Feuge [de Sales] n'eut garde d'en trouver ni six mille ni trois mille. \ous les donnerons à nos Sœurs. Je ne sais pourquoi M. de Feuge ne le nous veut pas vendre, n'étant point souvenante que nous lui ayons donné aucune sorte de mécontentement, sinon que nous avons désiré que les fruits qui doivent venir en cette maison durant la vie de ma Sœur Françoise- Agathe retournassent au profil de nos Sœurs de Thonon, et non pas au sien. Mais, mon très-cher frère, afin qu'on ne fasse pas double achat, il faut que nos Sœurs l'achètent pour elles et pour un ami à élire.
J'ai proposé aujourd'hui à Mgr ce que vous m'écrivez pour I envoi de ces bonnes Sœurs dans celle maison, et même que ma Saur la Supérieure y vienne ; mais il est toujours de ce sen-
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Limenfl qu'il esl mieux que j'j aille el afin de voir les Biles qui
seront propres pour les fondations ; car il est tout usure, mon cher frère, que si Dieu nous en Boscite quelqu'une, que nous voulons décharger la maison de Thonon. Je crois qu'il ne i pai expédient que ceoi de dehon ni même ceux de dedans, excepté ma Sœur la Supérieure, sachent que la Sœur de laquelle
je vous parlais el que je prendrai pour ma compagne, m j'y
tais, soit pour gouverner cette maison ; car il (au! qu un peu de détour serve d'épreuve, pour connaître si elle sera pour la conduite de cette maison-là.
Il faudra, mon très-cher Frère, aviser où l'on pourra mettre l'argent de cette dîme, avec la dot de la sœur de If. Ilagnin qui est une bien jolie fille, et de laquelle ma Sœur la Supérieui e liera toutes qu'elle voudra. Nous la recevrons céans mercredi, attendant quelque bonne occasion pour la faire conduire. Que si vous la renies prendre vous-même, vous séries bien brave; néanmoins loul à commodité. Que si cela ne se peut, nous attendrons que ces grosses bourrasques de guerre soient un peu i pour la faire conduire. M. Hagnin, sou oncle, a été un peu mortifié de ce qu'on ne la peut recevoir eu cette maison, mais nous nous en sommes excusées sur notre grande famille. Nous lui avons promis, ce que nous lui tiendrons, qu I on i ut des fondations el qu'où poisse décharger cette maison, nous la forum- venu ici, et la maison de Thonon gardera sa «loi, • I < roj< i que tout le bieo < me cette maison pourra
faire à celle là, elle h Fera de !»<>n cœur; mais chacun a l»i« petite charge. Usures-vous, mon très-cher frère, que je vous souhaite de toute m< i lion les plus riches - de notre
bon Dieu, < I suis v.»iic irès-humble sœur de cœur » I soi vante 1res- tû
Conforta» à I 01 ! > \ \ rtt dt le Vil r.ioo d.Ao
tu
A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DE BLONA
AU PREMIER MONASTÈRE DE LYON
La froideur contre le prochain est un fruit de l'amour-propre. — Eloge de la
Sœur M. F. de Livron.
vive f jésus!
[Annecy, 1630.
Ma toute très-chère fille,
Ne soyez point en peine de moi, je me porte mieux que vous ; car l'on me fait tant de choses que je n'ai garde de rien souffrir. — Mon Dieu ! que ces froideurs entre nous nous sont mal- % séantes! Enfin, il y a bien de l'humanité et de l'amour-propre en tout cela; mais il le faut supporter et aller notre train, selon notre esprit. Vous avez raison, ma très- chère fille, de lamenter ce pauvre pays; car il n'y a misère plus grande que la sienne, ce me semble; mais il plaît ainsi à notre bon Dieu, la volonté duquel est toujours très-adorable et aimable. Par sa grâce, nous sommes disposées à tout ce qu'il Lui plaira, nous confiant en son soin paternel. Priez bien sa Bonté pour mes besoins particuliers, car certes je suis toute pauvre.
Nous avons ici notre Sœur Marie-Françoise de Livron qui est une règle vivante en humilité, douceur et pureté toute candide. — Il faut prier toujours pour ma très-chère fille. Je recommande aux prières de la communauté deux Sœurs que nous avons malades. — Je suis vôtre, de cœur incomparable.
Dieu soit béni!
Conforme à l'oriyinal gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE Mil
\ LA Mi.Hi; FftANÇOISE-GASPABDE DE LA G1AVE
M IfHIMfU ■ BKU.IY
Les foinlalricro sreulièrei ont droit de porter l'Iuint reli;{ieu\ dans l'intérieur ût
i loture. — Ou peut m- servir de pantoufle» i l inlirnicrie.
VI VK y JKSfSÎ
[Ami | \;i0.)
Ma très-chère fille,
\otis avons parlé au bon M. des Echelles, lequel nous ■ donné espéra0C6 de le revoir dans huit jours. Il ions dira plus, pour ce qui est de ma Sœur Jeanne-Charlotte, que je ne vous ■aurais écrire. Quant à ce nui est du désir qu'a vôtre petite
Sœur d'être votre fondatrice, il lui faut laisser l'aire, ear il
rail inssi mal Eût de lui empêcher de Eure ce bien, puisque
Cela vient d'elle, Comme de le lui persuader si (die n'en avait
envie Et pour l'envie qu'elle a de prendre l'habit, si elle esl fondatrice, vous ne lui devez pas refuser; car c'est un droit que l'on doil tui fondatrices que de leur laisser porter l'habil de Religion dani le monastère. — Je suis consolée de savoir que
S un marchenl si droitemenl en la voie de leur vocation ; je Mpplie Notre-Seigneur de lei j rendre de plus en plus afTeo Lionnéi - p ir nue exacte observant
.le voui remen iode vos pantoufles, lesquelles je trouve fort commodes pour l'infirmerie j mais pour le reste des Sœurs, il
m but tenir I notre cooton rdinaire, quoique maintenant, I
cause d<- la cherté, l'on puisse foin ce que l'on peut, pour pass4 r
( beniin i ii ( • - inauv >ns.
Si M. des richellcfl revient, non- ICftiOJ bien ai-e de savoir |j VOUI aine/ ! ut tenir I t lettre que non- v«»iis envoyâmes pour
mademoiselle de la Tuilière, el il vous en avez tiré répon M pour une suaire importante i ce monastère j nous dé-
tirerions bien que M. des Kcliellea noua l'apportât. — Ma toute
très-chère fille, je souhaite à votre chère âme, que la mienne chérit parfaitement, le très-saint et pur amour du Sauveur, comme la plus désirable bénédiction que saurait désirer une àme religieuse. En ce saint amour, je suis toute vôtre et de
cœur.
Dieu soit béni!
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE MIII