‹ LettresChapitre 78 sur 281 · LETTRE MIX · texte numérisé non relu

LETTRE MIX

A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DE BLONAY

AU PREMIER MONASTÈRE DE LYON

Espérance de son retour. — Il ne faut point ouvrir la porte de clôture après

Y Angélus du soir.

vive f jésus!

Annecy, 12 juin [1630].

Il me faudrait un loisir plus grand que je ne le puis prendre, pour vous écrire selon mon cœur et mon désir; mais, ma très-chère fille, j'espère que la divine Bonté me consolera de votre présence, et alors nous dirons tout, pour, de toutes choses, nous affermir toujours davantage dans le parfait délais sèment de nous-mêmes et de tout ce qui nous concerne, entre les bras de la divine Providence. On me fâcherait pourtant et bien fort, si l'on vous empêchait de venir; car je crois qu'il est expédient. Si l'on a puis à faire de vous, l'on vous pourra renvoyer; mais je désire que, puisque Mgr le cardinal le juge à propos, et que cela est expédient pour l'exemple des autres prélats et pour mille bonnes raisons, l'on ne détourne plus votre retour. L'espérance de vous voir bientôt me fera remettre à ce temps-là à vous dire toutes choses.

L'accident de peste que les soldats avaient apportée ici ne fait nul progrès, grâce à Dieu, et la guerre ne vous doit pas

relarder. Hélas 1 que les âmes el le pauvre people ont besoin d'une bonne et constante paix, pour le salai des uns et la vie

Dieu y mette sa bonne main. — ■ Non, ma 611e, il ne

tau t point ouvrir les porto après les \r, . Murin. pour faire

entrer el sortir ces dames : la seule Heine pourrai! commander cela ; que si elle en faisait coutume, encore lui Faudrait-il représenter humblement l'intérêt et la messéance que cela apporterait.

Vraiment vous ave/ tort d'avoir pensé que je disais sérieusement que je me voulais corriger de vous tant écrire. Je le ferai toujours tant (pie je pourrai ; laites le même, et croyei que jenerei ois jamais de vos lettres qu'avec consolation. — Au reste,

nous receVODfl de grands reproches de la mauvaise impression

de notre Coutumier. De vrai, le sieur (aeursilly ne pense qu'à

ner, ce qu'il lait authentiquement, et j'en suis bien aise,

mais manie de ce qu'il nous a si mal servies en l'impression [dei livn -| de l'Institut, (pie même le papier des Règles est m chétif, qu'elles DO dureront rien; il faut avoir patience. — Je

salue ma très-chère Sieur la Supérieure. Si Dieu veut employer Ai ses Biles a Montpellier, cela m'est indifférent; mais je crois

«pie Mgr de Genèvi -, i qui Ton en a demandé il \ a m longtemps, pourrait peut-être ne le trouver pas hou ; néanmoins j«' [u'il laissera \I. r de Montpellier en liberté. — Prend

i «le Lui . tenir promptemeni et sûrement cette lettre a Marseille I • - pauvres ||||«-s sont sans DOS nouvelles. J, n'ai point

i> < u « i - 1- m. - d Ivignon. C'est tout ce que, sans loisir, je mus

puis dur, n ii i > <|. < nui vou.s suc/ (pie je Miis loin

Conforme t I on^io*! y*' . t \

LETTRE MX

A LA MÈRE ANNE-MARIE BOLLAIN

Page 1