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LETTRE \I\V

.\ I.\ MÈRE M \lîli:- 1IMÉE DE BLON kl

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Ariiiuir de la Si ntc p< ni- la paoi relé, - Dénir que la fondation de Montpellier | l ûte par le monastère d' Innée] .

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| ■ • . i | jaii 14 M.\ TBjfcs-CH&U i n u ,

.L- suis forl en peine de l'indisposition de ma Sœurvotrechi Sa péri e are. C'esl la vérité qu'elle ne doi( poinl chanter au chœur; mais elle y doil pourtant faire résidence pendanl les Offices le plus qu'elle pourra. Il la faul faire dormir le matin plu*, que les autres, la tenir forl joyeuse, el qu'elle ne s'altère de il» ii. ht pour l'oraison, elle ne s'j doit nullement peiner, nui- se contenter de se tenir là devanl Dieu unie révé-

rence. Il esl vrai que ce pays est forl p. mue, mais pourtant rien ne nous a encore manqué, grâce a Dieu, ni a dos maisons qui \ -uni, que p- sache, -le ne veui pas qu'en façon «lu monde vous demandiei rien pour dous a ma Sœur la Supérieure «le la ■ mie maison ; car, si dous nous trouvons dans un extrême -m, dous verrons ce que dous aurons s faire ; m.iis nous ne voulons importuner personne, si nous pouvons, quoique nous ne doutiom pas de sa charité envers nous. Pour ce qui esl votre retour ici, ma «hère Bile, il me suffit d'avoir écril comi i fail i M i dinal . il i n ordonnai i puis api es

comme il loi plaira. Mais ii uYûi pas ( ié i propos de vous

|u'il avait donnés, qu'il n'agi éail i qui dous voos retirassions) et, quoi que les hommes

disent de cette suaire, je n Dtentc que Dieu sache que la

poursuite que dous avons faite pour votre retraite en ce monasi • le pleine ilt! i espect, de douceur, juste, el mm point

pu linesse m par di - \ oies obliqui

i56 LETTRES DE SAINTE CHANTAL.

Pour ce qui est de la fondation de Montpellier, je prie Dieu qu'il la fasse avec les filles qu'il a destinées pour cela ; c'est tout ce que je désire, et n'y mettrai point d'empêchement. Et si bien Mgr de Montpellier parla pour en avoir des vôtres, ce fut sur la bonne disposition que lui en donna M. Brun, ainsi que ma Sœur votre Supérieure me l'écrivit. Mais, pour le dire ici entre nous deux, si on faisait cela, je ne sais" pas si Mgr de Genève et cette maisonn'en seraient point offensés, puisqu'il y a si longtemps qu'on s'y est adressé pour en avoir des Sœurs, et qu'il a été reconfirmé depuis un mois par un personnage de qualité. C'est pourquoi il faudra être un peu avisée en ceci, afin que l'on ne s'en aperçoive pas, ou que l'on ne prenne cette imagination que nous voulons courir sur les airs les unes des autres; car certes, ma fille, si l'on faisait cela à celte maison, il serait à craindre qu'on le fît bien à d'autres. Enfin il nous faut bien tenir dans les termes de notre esprit.

\De la main de la Sainte.] De vrai, ma très-chère Marie- Aimée, je m'accable d'écritures; vous ne sauriez croire combien il m'en faut faire. Cela me dissipe, avec tant d'autres affaires; cependant mon chétif esprit incline à la solitude. Hélas ! Dieu me fera la grâce de la trouver dans mon cœur, et y demeurer seule avec mon Dieu! Qu'il vous bénisse ! — Jour de Saint-Jean.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LEtfRE M XVI

\ LA MÈRE UARIE-C0.VS1 WCi: DK BRESSAND

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I. réqoe de Grenoble refuse Supérieure la permission d'aller à .Vaut

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liw cy, 16

M\ TllKS-cimu: Fil. LE,

Monseigneur de Grenoble m'écrit qu'il ne veut pas vous donner une obédience ' pour aller a Nantes, si nous ne lui accordons parement el simplement la disposition de notre Sœur Péronne- Kfarie de Châtel ou de notre Sœur Anne-Catherine deBeaumont Je lui mande que ce ntst ni par moi ni par ma conduite que cette fondation le (ait, <•( que voua \ êtes désirée pour Supérieure, que je laivsr a cliaeun faire ses affaires. Il faudra que voua lui écriviez une lettre d'excuses, el que mus lui disiex qu'ayant demandé sa permission et voyant \w\ si grand retardement a ia réponse, v<>u» avei pensé que la licence qu'il vous

iv ut donnée pour aller à Moulins suffisait, avec le congé (pie

vous lui tfii / demandé, étant pressée «le toutes parts pour cette I ition, «pli et. ut importante au bien «le cette maison <-t a la gloire «!•• Dm u, et que whm aves cru qu'il n'eût pas voulu qu'une li bonne œuvre lut n lardt e i son oc< asion ; mais que partout ««u v ous seres, vous voules toujours dépendre de ses volonté i, el que v<>u- ne seres pas moins s sa disposition étant la qo1 1 Moulins. \ oilà, ma i hère fille, ce <ju<- je crois vi>u^ <\< imr im que vous lui écrivii me mettre aucunement en

cette .tll lire.

la reste, la maladie ne tut pas progri - en celte ville, Dieu merci . i m dès <li\ «ai onze jours il est fort peu arrivé de mal ;

1,1 M I \ . de

'. Ile, iI.|mimI.iiI i!

l'on espère que ce ne sera rien. Pour nous, ma très-chère fille, nous avons toutes été malades, et moi-même l'ai été ces jours passés d'une diarrhée et de ma défluxion qui m'a fort incommodée, car elle m'a enflé le visage et me tombe sur l'épaule et le bras droit. Néanmoins je sens que maintenant elle s'en va être sur son déclin, grâce à Dieu, et me trouve un peu mieux. — Je m'attends que si vous passez par nos monastères, ma très-chère fille, vous m'en écrirez des nouvelles très-amplement. Notre bon Dieu vous fasse vivre de sa sainte et juste volonté, ma toute très-chère fille, et bénisse l'œuvre que vous allez commencer pour sa gloire. — Je fais très-humble révérence à Mgr de Nantes; obtenez-moi une de ses messes.

LETTRE MXVII

A LA MÈRE MARIE-MARGUERITE MICHEL

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