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A DIJON

Eloge de la Mère F. J. de Villette. — Regrets sur le retard de la fondation de Besançon; nécessité de l'effectuer au plus tôt.

VIVE 7 JÉSUS

[Annecy], 5 juillet [1630].

Ma très-chère fille,

J'ai été grandement étonnée de ce que vous dites, que vous n'avez point reçu de mes lettres depuis celle du 14e de mars, sachant très- bien que je vous écrivis du depuis, sur le sujet de votre déposition et de l'élection d'une nouvelle Supérieure. J'en adressai le paquet à ma Sœur la Supérieure de Belley pour le vous faire tenir, dans lequel il y avait des lettres que j'écrivais à Mgr de Langres, à MM. les conseillers Blondeau, Jaquolot et M. Boulier, à ma Sœur de Vigny, à ma Sœur voire Supérieure el a quelques-unes de vos filles. Ce me serait une sensible mortification s'il était égaré; c'est pourquoi, ma très-chère fille, je POUf prie 'I en écrire à ma Sœur la Supérieure de Belley, afin

que, si vous ne r,ni7 reçu, vous le puissiez recouvrer, sachant a <|ui elle l'aura remis. — le suis consolée de latoir tootes nos Sœurs si paisibles efl contentes roui la < oodoite «le leur nouvelle et cli relfère; aossi est-ce une très-digne lill»'. I i Sœurs doivent bien regarder Dieu en elle; car c'est la seule Providence qui la leur a donnée, laquelle, j'espère, la comblera de bénédictions «mi son gouvernement, et fera que sa vertu étanl plus

«mue par ion humilité et douceur, elle gagnera de plui |ilu> les cœurs «le tes chère! filles, efl se tiendra dans l'estime efl l'affection de tous les amis de la maison.

lu reste, ma très-chère fille, je suis puissammenl mortifiée du retardement «le la fondation <l«' Besançon, et semble <j m* puisque unis avies le consentement <l«' Mgr l'archevêque, vous ne dévies pas différer d'i aller; car ayant votre maison bien

«nmodéeet la permission «le mondit seigneur l'archevêque, vous n'aviez rien à douter, car, ma chère fille, plus vous diffé-

/ il \ aller, plus mus i rencontrerei de difficultés; < pourquoi il faut conclure cette bonne œuvre et la reluire en effet. La providence «le Dieu s permis ce retardement, afin que vous i nseignii i a dos Sœurs, par des actes d'humilité, de soumission et d exacte observance, ce que vous leur aves inculqué

paroles, de quoi je m'assure qu'elles tireront un très-grand i itime en laquelle elles vous ont. - - Qu

tte chère Ime de laquelle voos me parl< i, sj ml les bonnes qualités que vous me marques, il i .un. ni de la conscience <!«' nr u 11 noupçon ; il faul bien faire voir ce que I \ apportei tous les remt»des qui le pouironl p< connatti t qu< i

•i dc i inrais m empêcher de dire encore que votre .«il lire de

llevnirnii «I m .1 , nihlmle : .ni motoS devid-VOUI sllef lOUt

promptemenl que vous eût< irti< l< - autorisés dc Mgr I

cbevéque; certes, les affaires dc Dieu ne v< nient pas imi «le n> m '!«• leiiiiM-s. Il iiui aller, «i » il est besoin entrer dans

Besançon à la sourdine et vous mettre dans la maison préparée ou quelque autre, car vous avez tout droit de faire cela. Que si l'on s'oppose à votre établissement, il faudra avoir patience et demeurer ferme : un peu de temps dissipera toutes les di;ficultés1. Pour moi, j'admire comme vous n'avez déjà fait cela; car vous en avez tout droit, et [ils] n'en ont aucun pour empêcher votre établissement, aussi m'assuré-je qu'ils ne le feront pas, si vous me croyez. Vous n'avez que bien fait d'emprunter de l'argent pour les besoins de cette nouvelle maison, elle aura prou moyen de le payer sans incommoder la maison de Dijon, à qui on lève presque toutes les dots des Sœurs du Comté, ce qui la rendra un peu faible.

Je suis très-aise, ma chère fille, de voir que vous tenez toujours votre cœur dans la sainte tranquillité. Pour la Mère et toutes les Sœurs, je crois que vous en avez toutes sortes de contentements, et que réciproquement vous leur en donnez. Ne vous mettez pas en peine de ce que l'on m'écrit; mais un jour, à mon loisir, je vous dirai, selon notre chère confiance, ce que j'en retire pour votre utilité ; car je sais que votre bon cœur le

1 Pendant que de grands seigneurs ou d'éminents prélats appelaient les Religieuses de la Visitation dans la plupart des villes de France, une pauvre fille du peuple leur procurait une fondation à Besançon ; elle se nommait Madeleine-Adelaine. Dieu, qui aime à choisir ce qu'il y a déplus faillie aux yeux du monde pour confondre ce qu'il y a de plus fort, l'avait préparée à celte œuvre difficile en lui donnant de hautes lumières sur ce verset du Magnificat : Fccil polenliamin brachio suo, etc. Aussi pendant dix ans, ni les huées du peuple, ni les rebuts des magistrats, ni les oppositions de l'archevêque, ne purent vaincre sa constance. Le 25 août 1630, ses efforts furent enfin couronnés par rétablissement définitif du monastère. Les Religieuses fondatrices venues de Dijon étaient, avec la courageuse Mère Marie- Marguerite Michel, les Sœurs Catherine-Elisabeth de lu Tour, Jeanne-Margterite de IJerbisey, Marie-Dorothée de Velleclef, Marie-Thérèse Chassignet, Marie-Agnès Cbarmigncy, Marie-Séraphine Monnier, Madeleine-Angélique Boulier, Marie-Ignace \aimc, Marie-Françoise de la Tour-Kemelon, el une postulante, mademoiselle de Grammont.

Histoire inédite de la fondation de Besançon.)

vêtit, «tant tout mien ; roui Buis-je certes toute vôtre «ui Dieu qui >nit béni. — Oairda qu'il vous faut votre obédience. •)<• l'ai déjà envoyée; mais je crains qu'elle ne soit perdue avec lee

letti i

Conf. v IrchiwM de U VisiUI

LETtRE M XVIII

\ i. \ mi.iu. Ji. \\\i -cil \|{|.oïti: DE BBBGH MU

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M . du | pie; pertei temporelle! 'In raonejl^re d'Aineey. — Li ><i,m- dlp

:nî l'exemple d a respect <mrr> le nouvelle Supérieure. — UodiGcaliom

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M \ ni — <:iu.itK fii.i.k,

\ ont m.- 1» irdonnerex bien si p' oc vous écris p u «I»' ma main ; il m'est survenu qnelqoe embarras qui m'en empêche; aussi

n\ a-l-il |>a> longtemps <juc je lai fait. --■ \ons nous potions

bien céans, gi S [neur, excepté quelques-unes ma-

lades de fièvres al antres incommodités; mais, bêlas 1 H esl vrai que ce pour, paya esl grandement affligé, ayanl été réduit I h m. . française a l'extrémiU de le misère <•! calamité ; 1 t, il»- surerotl, |a peste eat quasi par Ions les environs <!<• cette ville «t même d II y a i nvuon un mois qu'elle s'j prit en >i\

on sept M! mum qu'elle \ ail lut aucun progrès] mais,

depu ix ou Irois jours, elle s'j esl reprise en plus grand

iinmln .-, < ! ho ii plus d.m;'. i. usciiu'iit, parce quec'esl en < 1 1 v « m

li* 1 1 x .i m. s. Noos toutefois, de U donne bonté <!<•

\nli s i [fieur, .pi < IL- ne l< i i pis on tri pi cl i ivage

qu'elle lit l'année p roulelnis, ^.i très-sainte el aimable

Volonté nul I lili

Quanl .i nous, nia très-chère hli il navooi pas été

i(>2 LETTRES DE SAINTE CHANTAL.

exemptes de l'affliction commune; car nos prés ont été tous fauchés au bien que nous avons à Nouvelles, et les seigles moissonnés en herbe; nos moulins désertés et fort ruinés; nos vignes aussi demeureront saus la culture nécessaire, à cause que le village où elles sont est quasi tout ruiné par la peste, qui y est étrangement; de sorte que nos pauvres vignerons sont réduits à l'extrémité de la pauvreté et misère, la plupart morts. Bénie soit à jamais la Bonté divine qui a permis le tout, et, comme nous devons croire, pour notre mieux. Certes, j'aurais été marrie si nous n'eussions pas participé en quelque façon à une misère si commune.

Au reste, je bénis Dieu du bon choix que vous avez fait en votre élection ' ; car c'est, comme je crois, le meilleur que vous puissiez faire de celles de votre maison. Et je suis fort consolée que ma Sœur la Supérieure prenne et se serve fort de votre conseil en ses affaires; car c'est, sans doute, par une toute spéciale providence de Dieu que vous demeurez encore en cette maison pour son bien, et afin que vous dressiez cette jeune Supérieure. Je trouve bon, ma chère fille, que vous lui baisiez la main en lui présentant quelque chose, et que vous mettiez à demi le genou en terre, et quand elle entre aux communautés, que vous vous baissiez aussi à demi, parce qu'étant fort infirme, comme vous êtes, il suffira bien de cela, qu'il est nécessaire que vous fassiez pour donner exemple à votre communauté, laquelle, autant que vous pourrez, vous devez tâcher de tenir unie au chef. — Pour votre fondation, je suis bien aise qu'elle soit retardée; et, pour vous dire tout comme à mon propre cœur, je ne serais pas marrie qu'elle ne se fît point du tout; car, ma chère fille, je craindrais bien fort que vous n'y fussiez guère bien et que vous n'y souffrissiez beaucoup de nécessité, de pauvreté et autrement.

L élection du 16 mai 1630 avait donné pour Supérieure au monastère 'I KomSœur Marie-Catherine Chariel.

\\\ii. 1630. 163

Quanl i c€ qui esl <le ma Sœur C. F. Rogel ; , ma Sœur la Supérieure n'a pas as* i examiné la chose ; « L, an I i« • u de ce mol parfaite domination, voua pouvez dire qu'elle avait acquit nue ode domination sur elle-même, ce < ] i ! î la faisait grandement surmonter au manger, parce qu'il y avait plusieurs viandes auxquelles elle avait grande aversion naturelle. Pour ce qui esl du commencement de sa maladie, il est ainsi que vous dites : que l'on s'aperçul de son mal, ce qui fui cause qu'on lui donna quelque petil el particulier soulagement ; mais elle ne laissai! «le suivre les exercices de la communauté. Voilà, ma pauvre vieille Sœur el Irès-chèremenl bien-aimée fille, ce que sans loisir je v<>n- puis dire. Pries I > i < *n pour nous ; mais n'appréhendes pn.ni notre mal el ne vous affliges de rim. Dieu esl notre prolecteur, il ne nous arrivera <j u <> ce qu'il Lui plaira. Son bon plaisir esl notre sanctification ; j<' le supplie qu'il l'accomplisse «•H v< h- el en m<>i sans réserve, < tj<- suis vôtre uV cœur.

1/'. .s'. | le von- piic, ma très-chère fille, uV saluer bien chèremenl de ma pari !<• bon Père Maurice.

< iui An hitei de la V iaiUtioa â'àMm i

1 I M li ut M insérer mu* notice mr la Saur

I R dam 17/ la la fondation du motuutèn d'Annecy,

nlors.

LETTRE MXIX

A LA MÈRE CLAUDE-AGNÈS JOLY DE LA ROCHE

SUPÉRIEl'UK A REXXES

Condoléances sur la perte de plusieurs membres de sa famille. — Sollicitude pour

la santé de cette Mère.

vive -j- JÉSUS !

[Annecy, 1630. J

Ma vraiment très-chère fille,

C'est le métier des âmes amoureuses de Dieu comme la vôtre, de recevoir avec douceur d'esprit les amertumes et les divers événements de cette vie. Dieu vous donne beaucoup d'occasions de vous rendre conforme à Lui, et en cela vous êtes bien heureuse. Hélas ! Il a retiré à soi tout ce qui vous était de plus cher au monde : père, mère, frère, sœur et beau-frère, mais c'est avec tant de bénédiction et par des morts si chrétiennes que vous devez avoir plus de consolation de leur débarquement de cette vie que de douleur de leur mort. La pauvre chère Sœur Marie-Agnès ' avait fait un si grand avancement à la perfection, que c'était chose admirable pour le peu de temps qu'elle a vécu en Religion : jamais fille ne fut tant pleurée qu'elle l'a été de la Supérieure et des Sœurs. Votre sœur Lucas a fait merveille en son affliction ; elle se comporte en vraie et vertueuse veuve, et prend courage pour bien conduire sa maison et ses enfants en la crainte de Dieu.

Mais moi, ma fille, ne suis-je pas affligée de savoir le peu d'espoir que l'on a de votre santé? Je confesse que c'est une extrémité de douleur pour mon chétif cœur de vous savoir en

1 Si m Marie-Agnèl Joly de la Hoche, après avoir reproduit au noviciat de Cbambéry les vertus de saint Louis de Gonzague, fut conviée, le ^ï» juin 1629, avant la (in de son année de probation, à contempler au ciel la gloire de ce! aimable saint.

CCI état Mais (|iioi ? mon Di60 le féal, et mon Bienheureux Père jouit de la félicité éternelle ; n'est-ce pai istei, pour me confondre <n mes tendresse*] bI me faire tenir paisible en mes tri— bnlattons intérieures et extérieures? 0 ma chère et grande

Agnès, ne parloni plus que de vivre en telle sorte, que nous puissions un jour parvenir en ces tabernacles éternels ! !<• connais votre cœur, sa bonté, son amour et sa franchise pour moi. Dieu me fasse la grâce de vous correspondre ! Il me semble que je

fm' voudrais pas DU moment de I i«' (pn- pour aimer Dieu et servir nos Sœurs sans réserve ; mais, hélasl que j'en ai pou de capacité! Prie/ bien pour moi, ma toute chère iille. — .le vous prie, faiteS-n.OUfl taire (le bonnes attestations des miracles qui s'opèrent

par les intercessions «le notre Bienhenrem l'ère. Le cher Père

«loin Juste en est tout en u'iiire: c'esl un homine sans pareil eu

bonté et affection.

\ i. \ m i.iii; m IRIE- \t\n i: DE BLON \

Il llUUIin M M'V

I» l'impression des livres de Tlnstitut. — Il fatj |( Sopë-

Hi r ^ le k *■*« i-iir infirmier* I r d*one norfl pro-

< li i ul légitimer une *<»rtic pour tller un btini Milanais reprocha

M \ ,iu.>-< in.ia; i n.i

M. Cœnrsill] ne m foulera en rien quand il nous donnei i vingt exemplaires des Entretiens, pour satisfaire aui cent exem-

plairo qu'il nous avait promis; car c'esl chose assurée nu'il

n'en s donné qu'environ soixante «-t dix; mais puis, j'aime mieui qu'il gagne «pic nous, pourvu qu'il nous envoie le livre D lu ti ibukuion . de C1 ' , ce béni livre qu'il j s si longtemps

que je demande et que j'ai tant d'envie d'avoir. Je vous prie,

ma chère fille, de nous le faire venir.

Puisque vous jugez qu'il faudra payer l'impression du Coutumier, j'aime mieux que nous employions l'argent de celte impression à Paris, que non pas vers M. Cœursilly ; car là ils font leur impression fort nette et avec du fort bon papier, témoin nos Règles qui y ont été imprimées, qui sont fort nettes, et dureront contre trois de celles que M. Cœursilly a imprimées, à cause de la chétiveté du papier. De parler de lui donner les Prédications, ma très-chère fille, je vous ai déjà écrit une fois ou deux, ce me semble, que, par des très-bons conseils et capables, on s'était tout à fait résolu de ne les faire point imprimer; c'est pourquoi il n'en faut plus parler, s'il vous plaît. — Quant à ce qui est des fautes et omissions du Coutumier, c'est la vérité que je ne revis pas l'original après qu'il fut transcrit, et que, possible les manquements peuvent venir de là; car les écrivains, encore qu'ils vendent fort cher, n'écrivent pas bien souvent avec tout le soin qu'ils doivent. Mais je vous prie, ma chère fille, de tenir main que ledit sieur Cœursilly réimprime cette feuille du Coutumier que j'avais marquée avec les corrections que je vous envoyai, il y a près d'un an, et qu'il me semble que j'ai déjà vues en un Coutumier que vous m'envoyâtes, que j'envoyai à nos Sœurs de Thonon. Depuis je n'en ai plus eu de nouvelles; mais comme je juge, ainsi qu'il m'a été écrit, qu'elles avaient été réimprimées, je vous supplie de nous en envoyer à proportion des Coutumiers que nous avons par deçà. Je m'aperçois que de nos maisons l'ont reçu, car c'est ma Sœur la Supérieure de Bourges [qui] m'a écrit qu'aux corrections nouvellement imprimées, on y a omis ce qui fut ajouté touchant les Sœurs domestiques; mais je m'avise maintenant que la raison pourquoi il n'a pas été mis finis les corrections, c'est parce qu'il a été rayé dans la feuille qui a été réimprimée, à laquelle je ne pensais plus; elle est

\\\ii. 1680.

pourtant tout à fait nécessaire. Je roui prie derechef, ma trèschère fille, de nous en envoyer le plus loi qu'il roui sera postible.

Qoaol au recueil que vous fîtes de ce que fOUI dit notre

Bienheareoi Père et a vos tilles, le jour de saint Etienne, parce qu'il n'avait point de liaison ni de suite, ceux on i onl vu lei Entretiens (qui sont plusieurs personnel hrèa-capablei n'ont

jugé qu'il se pût ni dût mettre en cet ct.it; mais ill en ont

lire toutes les meilleures pièces qu'ils ont placées dans les Entretiens, e> lieux où elles s'appropriaienl le mieux et étaient plus convenables : voilà, ma chère fille, ce que j'en sais, le suis bien marrie que nos Sœurs <le Lyon ne jouissent pas en cette occasion de la consolation qu'elles désirent Ce oui se

pourrait faire en cela serait de regarder ce qui aurait été mis

dans |,s Entretiens, puis faire nn recueil des principaux points (pu seraient r« »t< s, que voui jugerics être d'utilité et de consolation, auxquels on ajouterait encore quelques avis que noui

avons île notre llienlieureux Père, qui sont tort beaux, lesquels on pourrait faire imprimer et joindre a la lin des Entretiens.

liais, pane que c'esl une chose ,lc considération, et que nous m- | ii .m i ion s i,i h e s.ius le communiquer à \! ;r de Genève, vous nous enverriei ce que vous .unie/ tiré de votre recueil, que - joindrions I ce que nous aurions, pour le taire voira inondit seigneur. Mais prenez bien garde, m vous faites cela de i i pai répéter ce qui aurait déjà « lé nus un Entretien!

Quant a voire difficulté, lorsque la Supérieure esl malade l'avs,.i ..nie, tenant son pouvoir et ia place, doit avoir le loin éraldi la santé de la Supérieure et des Sœurs, ainsi comme la l; irdoone a la Supérieure de l'avoir; car, quant aux

lervicei particuliers, ainsi connue la Supérieure les laisse faire aux Sceors infirmières, .nis>i l'aasistanle les doit laisv, , | ,,,,. t

celle «pu a le |OÎ0 de la Su p. a icu i e , et ainsi elle ne s,, départira

point de.s communautés, il ce n'est pour quelque oet isioa rare

et qui serait importante. — Quant à ce qui est de cette variété à' Antiennes, certes, il faut bien considérer avant que la demander; car je me souviens que quelques Supérieures ne pouvaient tolérer cela, à cause de certaines disparités qui se trou' vaient en certaines fêtes, entre les psaumes de notre Office et ce que l'on prenait du grand, qui donnait insatisfaction à ceux qui l'entendaient, qui fut la cause que notre Bienheureux Père fit prendre les commém oraisons; mais je pense que si l'on faisait cela par permission du Saint-Siège, que personne n'y oserait plus contrôler, et faudrait qu'il fût enjoint à tous les monastères de reprendre cela, afin que la conformité ne fût point intéressée entre nous, et faudra prendre garde que l'on ne nous charge de rien davantage. Or s ur tout ceci, ma trèschère iille, il faut que vous en preniez un bon solide conseil, car voilà tout ce que je vous peux dire; au reste, ce me serait une grande consolation de voir cela établi. Quant à ce que vous me dites d'en écrire à Mgr votre cardinal, certes, je suis une personne de si bas aloi et si chétive, que mes lettres ne peuvent être en nulle considération vers des personnes si dignes et si hautement relevées. Je m'étonne comme ce bon prélat dit qu'il a été tant pressé et oppressé dans Paris; je pense qu'il le croit ainsi, pour l'avoir souvent ouï dire; mais, s'il rappelait sa mémoire, je crois qu'il trouverait, à mon avis, qu'il n'en a pas été fort importuné, puisque les paroles que ma Sœur Favre lui a dites, ne sont autres que celles qui sont contenues dans la lettre de M. d'Aoste. Certes, elles ne peuvent offenser personne, car elles sont toutes véritables. Les Epîtres, le Coutumieret la pratique qui s'en est faite jusqu'à cette heure, en foui foi ; mais ne parlons plus de cela.

'fontes nos Sœurs les Supérieures sont de votre sentiment louchant Le* bains. C'est pourquoi je rayerai sur mes Réponses ce que l'on y a fait ajouter, par conseil de conscience, d'y aller m lai Carmélites et celles de sainte Claire y allaient. De grands

serviteurs de Dieu m'ont assuré que la cooscience ne booi obligeail pas à cela, quand même il s'agirait <!«• la mort. On m'a écril que celle panne petite créature \ est retournée; m Ji je lail qnjl "^ ■ point de sa faute, mais oui bien de ses filles, lesquelles à force de persuasions forcent leurs Supérieurs h taire des commandements absolus. Dieu, par m bonté, nous

garde de tel amour humain, qui etoulle tout à lail l'esprit et la

référence que nous devons à la sainteté de noire vocation el de les ordonnances! Cela se cache le plus qu'il se peut; mai- vous laves que ce qui 6SI vu par une personne séculière ne se laifl toujours que trop loi; cela affligera grandement tonte noire Congrégation.

\ vous mêliez point en peine de la maladie qui a repris 'ci : il y a environ dou/e jours qu'il n'est rien arrivé à la ville. Nom avons toujours force malades de lièvres tierces, et notre pauvre languissante qu'il y a trois ou quatre mois qui e>t dam le lit d'un ulcère qu'elle a aux reins. Pour moi, ma très-cher. • fille, j'ai ele trav ail lée depuis cinq semaines en ea d'une

[diarrhée] qui m'a quelquefois bien pressée, -le m'en vais en

être quitte, ce me semble, moyennant la grâce de Dieu (pie je

supplie d'accomplir en tout ses saintes volontés. — An reste, ma

Ires-chère fille, je viens (rapprendre d'un messager que VOUS

leur faites tant attendre les réponses que c'est une pitié; et M. Hicbel s'est trouvé là présent, qoi i dit que des antre- lui av.nrni déjà fait la même plainte; c'est pourquoi je vous prie de tenu- vn> lettres prêtes pour ne les plus faire attendre; car, encore le dernier qui en i apporté croyait daller coucher à trois lieues de Lyon, il lut contraint de coucher i Lyon,

faute d'avoir sa dépêche.

lia très-chère fille, m voulea-vom pas bien que tout cordialement «t simplement je vous dise qu'il me semble que vous

êtes un peu hien s,-iis hle ; e.u je ifin.irque que VOUS me le-

pondes lanl de choses sur ce que noire Scsur de Boor

écrivit que l'on avait mis aux dernières corrections, qu'il semble que cela vous soit une grande offense, et que les pauvres Sœurs de Lyon sont toujours chargées, mais que vous recevez tout de la Providence, et semblables paroles qui témoignent que vous vous tenez pour bien mal traitée. Eh! ma fille, faut-il se prendre à toutes telles petites choses? Notre Bienheureux Père dit qu'il ne faut qu'une gouttelette de modestie [modération] pour supporter les travaux de cette vie. Hélas! et qu'est-ce que tout ce qui se passe entre nous au prix de cela? Je vous dis ceci d'un cœur vraiment incomparable en son amour pour vous, recevez-le simplement comme cela. C'est tout ce que je puis dire, à cause de la défluxion qui me travaille fort le visage et le côté droit jusqu'à la ceinture. Il y a déjà quelques jours que j'avais fait écrire ci-devant. — Adieu, priez pour moi. Je suis consolée de ce que vous me dites que ma Sœur la Supérieure et vous, aimez tant notre Sœur Favre. Hélas! ma fille, que prétends-je au désir de voir dissiper toute ombre de mauvaise intelligence entre vous, sinon la parfaite et cordiale union de vos cœurs, ainsi que je la souhaite entre toutes les Filles de la Visitation? Dieu l'y établisse parfaitement et solidement, et si solidement que jamais rien ne l'ébranlé. Amen!

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

WXKE 1630.

A I à MÈIB M 1R1E-J ICQUBLINE l IVRE

-i h mm w dm uia

I,, ; m i ~ - c:;l (■:••. liiut I l't -prit religieux. — Kl<>;;«- de ploi

S.iji nage que rend niai Viaeent de Pael on bon étal <l<^

deux ni m i • l'.iri-.

ViVK ]- lés

laaecj , 30 juill i Ma TRÈS-CHÈU PILLE,

Dii u Boifl béni éternellement de quoi la fondation de Besan «»ii esfl enfin achevée! Puisque c'est par la puissante el pressante poursuite de ma Sœur V'' vers ses parents qu'elle I i il allée, certes, j'en suis I > i <* n aise. — J'espère que t<>ut ira I)icn |a Dijon] et ne doute oullemeol que ma Sœur la Supérieure ne donne satisfaction a Dieu premièrement, puis a u filles, < i a ceux de dehors s'ils n'onl l'esprit fort déraisonnable. .1»' me suis un peu pressée de lui écrire en ce commencement, mais j'en reviendrai, car je ne pourrais pas suffire a lanl de lettres «juil me faut (aire, Burtoufl maintenant que dès cinq ou six semaines j'ai été fort incommodée dune diarrhée, puis de m i défluxion qui m'a enflé le visage <'t me tombe sur l'épaule et le bras droit; ce qui m'empêche de pouvoir écrire de ma main qu'avec difficulté.

Croy.es, ma très-chère fille, que je m'essayerai, par ton tes les voies dool Dieu me donnera lumière, <!<• profitera ma Sœur qui est allée i Grenoble el j'espère de le faire, car elle veut le bien en la pointe d< son esprit; mais l'applaudissement et la trop grande familiarité el communication avec les séculiers lui ont beaucoup nui. J'espère qu'elle en reviendra, moyennant Taule de Dieu, ri qu'elle fera bien. Je le désire de vrai, ma chère iille, que ma pauvre Sœur de Vignt retourne s [Dijon] 1 1 qu'elle j « • » n cette maison*!) <\r toute la paix et

i7:> LETTRES DE SAINTE CHANTAL.

tranquillité que nous sommes obligées de lui procurer, et que je lui souhaite de tout mon cœur. Je crois qu'elle est résolue de contribuer de sa part tout ce qui lui sera possible pour cela. Quant à la proposition que vous faites, ma chère fille, de l'assurer qu'on lui rendra son argent, en cas qu'elle n'y puisse demeurer, je ne crois pas que cela se doive faire; car, puisqu'il y a un contrat fait, il s'y faut tenir, et le contraire pourrait faire penser aux Sœurs qu'elle aurait un autre cœur, que je m'assure qu'elle n'a pas pour cette maison-là, outre que je crois qu'elle y recevra de la satisfaction, car ma Sœur la Supérieure me témoigne qu'elle le désire fort. Je l'en ai priée toutes les fois que je lui ai écrit, et en la dernière lettre, j'y mis au moins une douzaine de lignes pour la communauté, selon ce que vous m'écrivez, je m'assure que cela profitera. Mes incommodités, ainsi que je vous ai dit, m'empêchent de faire une lettre à part pour cela, croyant que ce que j'en dis à la Mère suffira pour elle et les Sœurs. — Au reste, ma toute chère fille, certes je désapprouve grandement le procédé de ma Sœur M*** envers vous ; mais j'espère de remédier à tout cela dans quelque temps, et avec un peu de patience, car il ne le faut pas encore si tôt; mais croyez qu'elle n'ignore rien de tout ce que vous avez écrit à qui que ce soit de la Bourgogne et qu'elle sait tout, car elle m'a écrit vos propres paroles; et la disposition de son esprit qui veut être aimé lui a fait faire grand cas de peu de chose. Hélas! vous dites vrai, ma chère fille mon enfant, qu'il me faut tout dire; mais croyez qu'il n'en faut pas user ainsi envers toutes sortes de personnes.

Le Père dorn Maurice vous dira ce que je lui mande de la Vie de notre Bienheureux Père. — J'espère que celle qui a été élue ii Moulins fera bien, pour de bonnes dispositions que je sais être en son esprit. Il y a des âmes à qui les charges donnent du courage, et celle-là en est une. Ma Sœur Marie-Catherine Chanel esl unv. âme douce et craintive. Puisque Dieu l'a choisie,

j'ai confiance qu'elle conduira bien ; mail je désire que ma Sœur Jeanne-Charlotte [de Bréchard] demeure en cette maisonla le plui qu'il se pourra, parce qu'elle l'appuiera grandement en < ■!■ commencement. — Il esl vrai que M. Vincent m'a écrit qu'il a reçu une satisfaction Donpareille en la visite < 1 « ■ notre maison de la ville, et de la vôtre encore. Certes, nous dous devons bien tenir humbles devant Dieu, qui daigne noua taire part si abondamment de ses douces miséricordes. Je Le supplie vouloir continuer à lei répandre snr toutes les maisons de la Visitation, afin que de plus en plus 11 soit servi, loué el béni a jamais. — le vous assure, ma chère fille, de la bonne saute de Monseigneur, qui esl à Sales maintenant, et de celle de If. | le président] el «le madame la présidente vos chers frère et sœur, grâce à Notre-Seignenr. Pour nous, nous avons eu plusieurs malades dès quelque temps, el en avons encore, mais non «le mal dangereux. La peste ne lait pas grand progrès a la ville, Dieu merci, car dès plusieurs jouis il esl arrive peu de mal.

Je vous prie, ma Bile, d'assurer notre Stem de Vigny que je n'épargnerai rien de tout ce qui sera en mon pouvoir pour lui procurer toute la paii «'t contentement que je lui désire dm- le monastère de [Dijon]; car certes, c'est une âme que je chéris pari litemenl el s laquelle je me sens étroitement obligée. Dieu s. ut li | ai perdu le souvenir <1<- assistances et bons offi qu'elle s rendus ■ nos maisons. .1 ai enfin reçu votre lettre du moi- d'octobre de l'année p tut e, depuis six ou sent jours, aiec les litres de la Bienheureuse Marguerite d Lrbouie . Elle m'a grandemenl consolée ponr ) avoir vu le bon étal de votre cœur .- il esl tel, certes, que je i rois que Dieu le désire, dont je

hriiis - i Monte. Il me sera de la inavîté dru avoir tOUS les iq|

une de cette sorte.

1 La llionlieurrusc Mi • d'.Arboutt, de l'Ordre do Saint-Bon

eélobro pnr l.i rrformo do I.il.l. iy du V.il-I. -'■ tlle eotreprit en

1019, m- »u rut quelque! inneee plu lard sa oseat de lainti

Je vous prie, faites saluer chèrement la bonne Mère du Valde-Gràce; j'aime la bonté et simplicité de cette maison-là; faites aussi saluer de cœur madame de Port-Royal, car je l'aimerai toujours comme cela, bien qu'elle ait tout à fait quitté le commerce avec moi, ne m'ayant rien écrit il y a deux ans, bien que je l'aie fait deux fois. J'admire comme notre bon Mgr de Langres tient serré ce qui se met entre ses mains; il m'écrit avec grande simplicité et témoignages d'affection, et me dit qu'il nous est toujours ce qu'il a été, regrettant de ne nous point voir, et plusieurs paroles qui me plaisent; mais le tout en langage commun, en quoi j'admire sa bonté; car ils savent tous l'aversion que j'ai à leur manière de parler, en quoi il me supporte \ Que Dieu tire sa gloire de tout, et nous rende vraies filles de notre Bienheureux Père par vraie imitation! Bon Dieu! que je trouve toujours plus sa doctrine simple, solide et aimable ! Je suis vôtre de cœur, mais de cœur incomparable.

Dieu soit béni!

Je crois que vous aurez reçu le paquet où sont les papiers que nous vous avons envoyés. — Je me suis oubliée de vous dire qu'il suffit que vous fassiez demi-heure d'oraison le matin, avec entendre la messe.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

1 Ces paroles : « Ils savent tous l'aversion que j'ai à leur manière de parler », ne donneraient-elles pas à entendre que la Sainte entrevoyait déjà L'abîme où allait se précipiter Port-Royal? Pouvait-elle, d'ailleurs, mieux juger les austères maximes du Jansénisme qu'en les comparant à la doctrine simple, solide et aimable de son Bienheureux Père?

INNEE l<;;m. 175

LETTRE IIXXH InédiU

\ là mi.im: iii.i.iai;- wi.i.i.ini i; i.iii ILLIEI ■mai m ii.i un h u<>\\~ ; ïkis

- ,-l.iction qu'a rcrue saist V 'incvut île Paul de la ritili raimniqur au prcmur

monastère (!«• l' i

vu |

M. l'inccni m'écril qu'il a reçu on contentement et édification fti grande en la visite qu'il a faite en votre maison, que cria ne se peut dire. Il marque particulièrement que l'union Irès-grande entre les filles et la Hère, que la Mère possède les tilles et que les filles dépendent entièrement de la Mère, et

-t en ce point que gil Is grande bénédiction des monastères.

Conforme a une copie | premier monastère <!•• Ii Visitation de Parii.

LETTRE UXXII1 [Inédite)

h L \ SOBI I ANNB-ll IDELEIN8 LE TILIEI

M TRKUI

I MNrd*BM Y\\\i- (!<• la \ uitalion doil toujours être ouvert à sa Supérieure,

• t M tendre qu'au |>ur amour de Dieu.

liv I \ i> -

M | Tli --cin.in: ni 1 1 , Ce d0Ul Sauveur loil votre unique amour! IfoUS ne .viurie/

1 v \nne-.\ludeleine Le Tilier, professe du premier monastère de

Paris, était dosée d' un esprit excellent, tu-dessus du commun dit la M

I (hkji/ ; in.» i > le Protki( prisoooa celle belle Ime daai bb petit

eorpe UmjJ botffl «'t toût< S infirmités li rendaient toajouri plus eonra-

geose, (1. iblc la paii et la suatité étaient I u> ■!«• »<n

: la douce charité, celui de l ; pa*>e plus de di\-

huil ,iih m Itrlijpmi. tant à BOtre ; l\iri«. qu'a celle de

Ions ;. <"i «-Ile fut en torée en fondation, quand, le '1 i jam l' I U . \ rieur terra ce bon grain d .» \fuUê Sëini4t I" v • >lti

croire comme j'ai été consolée de votre lettre, qui m'a fait voir votre cœur au clair selon son ancienne coutume. 0 ma fille! notre bon Dieu permet quelquefois à nos esprits, pour leur exercice, de voir les choses autrement qu'elles ne sont. Mais soit que ce soit, vous avez très-bien fait de vous tenir en paix, et ferez royalement de tenir toujours votre cœur tout ouvert à votre bonne Mère, sans lui celer ni vos pensées, ni vos connaissances , ni vos désirs, car assurez-vous qu'elle vous chérit cordialement et sera très-aise de votre consolation ; elle me l'a témoigné. Allez donc tout à la bonne foi, avec une entière confiance, car vous savez que c'est la nourriture de notre repos. Je m'assure que vous recevrez entière satisfaction si vous faites ainsi. Je prie Dieu qu'il vous confirme en cette sainte résolution de bien retirer tout votre esprit des choses de la terre, et de le porter tout en Dieu et en la bienheureuse éternité. Hélas! ma très-chère fille, pourquoi nous sommes-nous retirées dans la sainte Religion, sinon pour vivre tout en Dieu et de son saint et pur amour? Appliquez-vous totalement à cet exercice, ma chère fille, et saluez toutes nos Sœurs, mais bien chèrement de ma part, car je les aime infiniment, et les tiens toutes dans mon cœur.

Je suis fort satisfaite de les savoir dans la pratique d'une parfaite union, qui est le trésor précieux des communautés. — Tout le manquement de M. Vincent procède d'oubli, car il est tout bon. Je pense que l'on nous rendra l'usage de la sainte Bible. Sitôt que je pourrai, vous aurez un livre des Entretiens, mais devenez toujours plus brave, et croyez que toujours vous aurez en moi [La fin est illisible. ]

Conforme à une copie de l'original gardé au premier monastère de la Visitation de Rouen.

LETTRE MWIV (Inédite) I MONSIE1 I 1/ W OC \l PIO rON

* TII'i\o\

EapéraaM de revoir bientAl la liera M. F. Hamberl

Aiiiin j, 10 aoùl 1630 Mo.\ BOX KT TRÈ8-CHBI FltkltE,

Certes, ce ne sont pas les femmes qui manquent de parole

comme vous dites, car elles sont constantes; mais quand Dieu

parle, ne faut-il pas que chacun se taise'' Oui, de vrai, mon lion et cher frère. <u- sus, croyei que je n'ai pas moins d'envie de voir ma bonne Sœur la Supérieure de Thonon et sa chère troupe, qu'elles n'en ont de me soir. Noua tâcherons de lui

donner celle consolation, s il nous est possible, soit ou eu

allant à Thonon, on en taisant venir ici ma Sœur la Supérieure;

mais il faut un peu attendre de voir comme les affaires se dis-'

poseront pour faire ce voyage, duquel je me remets entièrement a Ifgf pour ordonner le temps qu'il jugera convenable pour cela.

Voilà, mon hou et cher frère, ce que je vous en puis dire

m. mit. liant, suppliant notre lion Dieu vous faire abonder i -

richesses de m miséricorde* le demeure, après voua avoir

lue de tout mon COBUr, mon bon et clu r frère, votre t:

humble, etc.

Conforme à l'original gardé UU A It la Visitation

LETTRE MXXV

A LA MÈRE JEANNE-MARGUERITE GHAHU

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