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SUPÉRIEURE DES FILLES REPENTIES DE LA M A G D E L A I N E , A PARIS

Encouragements à poursuivre son œuvre. — Eloge de M. Guicliard.

vive -J- JÉSUS !

Annecy, 2 septembre 1630.

le n'en doute pas certes, ma très-bonne et chère fille, que votre cher cœur ne soit en peine de nous sur les misères que

1 La Mère Anne-Marie de Lage de Puyluurens.

vous entendei dire qui sont en la pauvre Savoie et surtout en cette v i 1 J « • ; mais je vous prie de le réconforter j car maintenant, par la grâce de I) i « • u , elle est en lionne santé. La peste n'j i

I» i- lait progrès, y avant environ cinq ou m\ semaines qu'il n'est point ai rivé d'accident. Kl pour la guerre, depuis (pie l'année

du Roi a piis ce pays, nous jouissons d'un peu plus de paix, attendant ee (jui arrivera, et ce (pie Dieu en ordonner. i. le crois

que voua ave/ grand soin de faire (\c< prières poor obtenir h paix ; car, ma très-chère fille, Doosqai en jouissons avec tant de repos el de suavité, devons être grandement affectionne la demander continuellemenl à notre bon Dieu, pour I»- soûl ige-

inent et consolation du pauvre peuple.

Je loue SOU infinie Honte de la nouvelle que vous me dites, que ces chères .mes, à la conduite desquelles la divine Providence vous a destinée, m* vont fortifiant an bien. Mon Dieu I ma fille, plus je considère l'honneur et la grâce (pic Dieu vous fait de se servir de vou> si utilement a sa gloire « t au salut de ces Ames-là, jdn> je L'aime et nu- réjouis de ce qu'il en tire nonseulemenl leur profit, mais aussi le vôtre. Persévères avec cou- . m. i très-chère fille; car j'espère avec beaucoup de confiance (pi'1 Dieu, (pii voit le fond de votre neur el la sincérité et

pureté de vos intentions, qui n'ont autre but que sa plus grande

gloire, fera abonder ses bénédictions Sur votre travail et vous

en donnera h consolation, el a dos bonnes Sœurs qui sont vos Ijotricesen cette bonne œuvre, lesquelles j'exhorte aussi de tout mon cœur de travailler courageusement; 1 1 qu'elles surent que la moisson sera très-grande pour elles. Je vous estime, el «'Iles aussi, bien heureuses, dm très-chère fille, que Dkii v ous douo< isioni de le ion ir at lui t< m

VOtre fidélité el /.«-le du s.ilut des .nues; t • > u t cela s,uit des

bien précieusi ^quelles je m'assure i|ue vous tirerez b.\ui-

coup de profit El m1 doute/ nullement que vous nr Ir evies

un grand soulagement des assistances que vous l.nt le bon H. 3*

M. Guichard en cette sainte besogne. Il est vraiment tout propre à cela : car c'est un ecclésiastique pieux, discret, et fort affectionné et zélé au bien des âmes. Je vous supplie de le faire saluer très-chèrement de ma part, avec le souhait que Dieu le rende un grand saint. Et je salue aussi nos très-chères Sœurs; mais surtout votre cher cœur, que le mien chérit plus cordialement et tendrement que vous ne sauriez croire; aussi, certes, est-il tout vôtre.

Conforme à une copie de l'original gardé au premier monastère de la Visitation de Paris.

LETTRE MXXXVI

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