‹ LettresChapitre 9 sur 281 · A, MONSIEUR MICHEL FAVRE · texte numérisé non relu

A, MONSIEUR MICHEL FAVRE

CONFB89BUB D E S RELIGIEUSES DE LA VISITATION d'a\'\'KCY.

Prière de venir au-devant d'elle jusqu'à Rumilly.

vive -j- Jésus!

[Chambdry], 23 mai [1627].

Mon très-bon et cher Père,

[/Esprit Très-Saint remplisse votre âme de ses dons sacrés!

certes élé consolée que vous nous fussiez venu prendre

enoble, et au moins ici ; mais, comme vous dites, mon cher

bons confesseurs de nos Sœurs montrant de désirer

prendre celte peine, [il] leur faut acquiescer; mais au moins

pool non viendrez prendre à Rumilly, la veille du Saint-

cretnent, afin que nous puissions nous récréer ensemble ces

oo quatre heures de chemin. Bonjour, mon bon cher Père ;

ite cette bénite el très-aimable communauté vous salue chè-

ANNÉE Ki27. 43

rement, et moi certes avec une affection, ce me semble, toute incomparable, et comme mon cher Père, voire très-humble fille et servante en Notre-Seigneur. — Jour du Saint-Esprit

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d". Annecy.

LETTRE DCCLXXXII

A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DE BLONAY

<i M RIBDB1 i LYON

Conduite à tenir envers L'archevéqae do Lyon. — Visite canonique.

vivk y jksi '.

f.\nnr< •. .

Que vous dire, ma très-chère fille, sur les menaces que Mgr l'archevêque ' vous fait de vous donner force lois nouvelles? Je ne crois nullement qu'il le fasse ; car sa piété el prudence sont fort grandes. Que s'il 1(> fait, vous pourrez le prier avec votre troupe, en toute humilité, de ne point changer votre manière de vie ni vos coutumes, sous lesquelles cette petite Congrégation a pris un si saint accroissement, et a vécu avec tant de paii el de perfection, qui est la marque infaillible de l.i présence el assistance du Saint-Esprit ; ni .ui<>i de ne p iccroître les lois, pour la crainte de donner de* Bcrupules

1 Le cardinal I' , Simon <le afarquemont avail été remplacé inr l<* • ;>.i! de Lyon par Mgr Charles de Ifiron, transféré d'Anle - décembre de celte même nnnée 1 * ► i2* i . In des premii du nouveau prélat lui d'établir une Congrégation de d l'autorité

de laquelle devaient être ion nises loulei lei affaires d • ion di<

•ni cell oaisoni religieux I il voulut assujettir

i l.i juridiction de la

ur laquelle elli al établies, el I curé

pour Supérieur ou ! rituel. L de Blonay, < rav« -

première iufi i Institut

pouvait avoir da qu'elle n'acceptei ail jamais d'nulrc

Supérieur que If. de la Paye, choisi h élu par la communauté. Le prélat,

et tle la gène à ces âmes, qui vivent si doucement et paisiblemont dans l'observance de celles sous lesquelles II lui a plu de nous appeler, [dans lesquelles elles] ont été instruites, et eboses semblables ; car ne doutez point que Dieu ne vous inspire et maintienne.

Tout ce que vous avez à faire pour l'assurance de celte protection, c'est de bien observer nos Règles et Constitutions, et de nourrir les filles en un amour et estime très-cordial de leur manière de vie, sans jamais en vouloir décliner, ni à dextre, ni à senestre, autrement la division s'y mettrait, et tout serait perdu ; en ce cas, nous nous retirerions bientôt. Mais Dieu ne permettra jamais que cela arrive, ni sa sainte Mère, et je m'assure que quand bien Mgr l'archevêque ferait quelques changements par ordonnance, après il les retrancherait, et ne voudrait pas qu'elles fussent pratiquées. Or, enfin, il faudrait demeurer en paix.

Je serais bien aise qu'il fît la visite [canonique], et qu'elle se fît tous les ans; car il faut tout introduire.. Prenez garde à serrer les lettres qu'on vous a écrites, si vous ne désirez pas qu'il les voie, surtout celles de notre Sœur M. -Jacqueline, car ils verront tout. Ayez un grand courage, ma fille, et priez votre Père spirituel de maintenir notre Institut, jusqu'aux moindres

offensé de celte fermeté, menaça de déposer la Mère de Blonay; mais elle répondit avec autant d'humilité que de sagesse : « La perle de ma supériorité me sera un gain et un repos, en me permettant de m'occuper plus à loisir de mon Dieu et de ses ineffables perfections; mais la perte de la pratique de DOS Constitutions serait la perte de notre Ordre, et parlant la perle de "ion salut, si je n'y tenais la main. » L'archevêque ne tarda pas longlf'"M endre nui représentations et aux prières de la digne Supérieure,

ft conçut même tant d'estime pour elle, que souvent il disait dans la suite : ' Mire de Blonay est la seule en qui j'aie trouvé la réunion d'une force inflexible et d'une douceur inaltérable. »

Il ont paru nécessaires pour donner l'intelligence des lettres

ANNEE l>i27. r»

petites choses, surtout ce qui est dans les Règles et Constitutions.

Conforme à l'original g.irdé aux Arcliiu's de la Visitation J'Ann

LETTRE DCCLXXXIII

A LA MÊIIK

Utilité «L's contradictions. — Coadeseendre aa changement du Père spirituel. — Balle d'établissement du monastère de Lyon.

VIVK 7 JtSI

[Aniioiy. lii-27.]

\I\ iiii.--(;ni;iJE fille,

■ Celui qui n'a [peu] <(<: tenir, que suit-il » , el quelle est b i force? Ne vous étonne/ point, je vous prie, pour toutes ces contradictions; Dieu les réduira à sa gloire et à notre mieux, cela indubitablement

le ne suis point d'avis que vous résistiez beaucoup à recevoir IL Deville pour Père spirituel, puisqu'il est très-homme de bien, et que enlin, bien qu'il eût mauvaise volonté (ce que je ne pointais croire de lui , il ne pourra vous faire grand mal, les Constitutions étant bien approuvées, el le Coutumier bien reconnu el les filles bien affectionnées à leur saint Fondateur, le ne voudrais pas que ce !><»n M. Deville, ni moins M. Ifesnard, sussent que vous ayes (ail difficultés d'accepter ce Père spirituel. Que si li chose esl connue, el qui vous sossiei probablement d'en pouvoir avoir un autre, vous feriei bien de !<• demaa 1er, craiguanl qu'il ne se ressoovtnl de votre refus.

Nous renvoyons le contrai et la copie, aGn que l'on v<»ie qu'il n'i a rien d'ajouté ni de diminué. I rai Dieu ! que les hommes sonl éloignés de la manière de traiter de noire bon Dieu! M. Michel [Favre] copie lanl qu'il penl la Bulle (\i- n<»> Consti-

1 11 1 ions ; mais parce que entre la préface et la conclusion de la Bulle, les Constitutions sont encloses, il est forcé de tout transcrire; mais je vous les enverrai au plus tôt que je pourrai, ils verront bien par là qu'ils ne peuvent pas faire d'autres Règles aux Filles de la Visitation, et qu'il fout qu'elles observent de point en point celles qu'elles ont, sans y rien ajouter ni diminuer.— Sans doutequecelle damoiselle ne serait pointreçue en notre maison de Paris, ni non plus vos dames de Lyon en celle d'ici. — Je me porte bien, ma fille. Dans quatre jours, les Constitutions seront copiées, et par le premier [courrier] vous les aurez.

Quand Mgr l'archevêque vous demandera la Bulle de notre établissement, dites que feu Mgr l'archevêque nous manda qu'il l'avait obtenue, et si vous avez la lettre, montrez-la ; qu'au reste vous vous êtes en cela reposée en son soin, et contentée de ce que lui-même dit en pleine chaire, prêchant chez vous, qu'il avait obtenu cette Bulle et vous déclara que votre Congrégation était mise sous la règle de Saint-Augustin. Je sais assurément qu'il publia la même [chose] à Moulins, prêchant à nos Sœurs de là, en qualité de prélat du lieu, par le droit de le de l'évêché d'Aulun, dont il jouissait en ce temps-là. Il les déclara publiquement Religieuses sous la règle de Saint- Augustin; et, si j'ai mémoire, il fit le même chez vous; mais, nonobstant cela, vous ne laissez pas de l'être. Aussi, si l'on ne vous parle point de ceci, je vous prie, n'en dites mot à personne qui vive. Je ne vous le dis pour autre sujet que parce que les esprits de ce temps sont fort tracasseurs et picotent tout, el les choses même où il n'y a rien à picoler. Ma fille, faisons

n, ne nous étonnons de rien, et nous confions pleinement

en Dieu, qui nous conservera et notre cher Institut, n'en douiez

point, el ne craignez la menace des Constitutions nouvelles.

adons bien toute l'affaire àDieu et souvent.— Je n'écrit

P°iof '' * ' bon Père. Je n'ai su trouver un bon biais; puis, je

ne pensais pas qu'ils lissent grand état de nos lettres, chacun ne m'aime pas comme vous, [eej qui est la cause que vous lronv< / bon tout ce qui vient de moi , qui suis tant et si incomparablement votre.

Dii u suit béni!

Confoniie à l'original gardé aux Artlmcs do la Visitation d'Annecy.

LETTRE DCCLXXXIV

A I..\ MÈRE IfABIE-AIMÉE DE BLONAY lopiunmi .i i

Il ne faut pas renvoyer une notice pulmonique. — Le Sainte ne choisit pour Sopérienrei ni lei plus babil* i Reli [ieuses ni les plus parfait* i, mais celles <|ui oui

; < n(i ilu lxtii gouvernement. — Le grand devoir dis Supérieur! i de Faire obten er la Règle.

VIIK y JKS

&BH6CJ, l<>-~.

M\ PILLE Tiu;s en [au:,

H s'en faut bien garder de renvoyer la novice qui i

pulmonique; que dirait notre Bienheureux Père? — M elle moinra' — El ne mourrait-elle pas au monde. <l

serait-elle ; bien heureuse de mourir épouse de Jésui Christ J il ^ a encore une prétendante à Annecy qui l'est;

mais pour cela celles, elle ne sera pas renvoyée. Cesl la

chair et le sang qui donnenl 1 1 a conseils » , disait notre Bienheureux Père < Non, il ne voulait point que les fille! Pussenl

renvi OUr aucune inlirmité roi poi elle , c\cej itf

gieus( foni fermes en tout, etinflexil consen [ue

nous avi • U de notre sain! loi I il. Q| ; ; I M que fOUl I !

soûles absolument,

l i aiment non, je I OUI PS que je ne choisit D

biles filles poui i re Supérieures] non plus que celles qui sonl excellent* \ en \ ei tu , ain • c< ll< i qui je vo lue Dieu a donut

les vrais talents du bon gouvernement. J'ai éprouvé les habiles et parfaitement admirables selon le jugement du monde, et qui étaient pieuses ; j'ai éprouvé les âmes toutes saintes, et de toutes deux je ne me suis pas bien trouvée, quand elles n'ont pas le don de savoir gouverner, ou qu'elles manquent à la vraie humilité, prudence et sincérité dues à l'Institut ; mais ayant cela, encore qu'il y ait d'autres imperfections particulières, desquelles je vois qu'elles tâchent de s'amender, je ne laisse de les mettre en charge, à l'exemple de mon saint Père qui en usait ainsi, sous l'espérance que Dieu y donnerait sa bénédiction. Ce Bienheureux regardait encore, dans les filles que l'on veut mettre Supérieures, aux talents extérieurs, a pour satisfaire et donner quelque attrait et goût aux séculiers » , disait-il.

Votre réponse à Mgr l'archevêque est bonne, excepté qu'au lieu de se soumettre à contrevenir en ce point de la Constitution, s'il le commandait, il le fallait très-humblement supplier d'agréer que vous continuassiez en votre observance, laquelle vous obligeait de montrer tous les ans vos comptes à votre Supérieur, quand il lui plaît de les voir, ou à celui qui fait la \isite, et non à aucun autre, par obligation; car, ma très-chère fiile, il faut qu'avec une humble fermeté, nous conservions nos observances; autrement, après avoir fait brèche à l'une, tout se dissipera. Pour Dieu, soyons les plus soumises du monde à nos Supérieurs, en tout ce qu'ils désireront de nous, qui ne sera pas contre notre Institut; mais gardons la fidélité que nous devons aux ordonnances de notre Instituteur. Nos Supérieurs ne sont nos Supérieurs que pour nous faire observer cela, et i pour le détruire. Que serait-ce, si chacun voulait faire des changements? et que deviendrait l'Institut de la Visitation? Il changerait bientôt de face. Ma très-chère fille, soyons invariables en noire fidélité; après les petits dérèglements, les grands suivent. C'était ce que notre saint fondateur nous a si souvent

ANNÉE li;27. 19

recommande, de ne décliner en rien, ou bien que (oui se dissiperai! bientôt. J'écris à nos maisons pour leur recommander

la persévérance, el la conservation de leur sainte union. Je lais, je dis ce que la conscience me dicte, et ce que je sais ou sens être des intentions de notre Bienheoreni Père; après, j'en laisse le soin à la divine Providence. VA quant aux risées el moqueries du monde, elles s'évanouiront bientôt ; car je suis indigne de souffrir leur durée; il se faut donner garde que nous ne les (a usions pas nous-mêmes.

Je salue toutes vos chères filles, mais surtout nos bonnes anciennes. Dieu nous garde selon son Cœur. Voire, etc.

LETTRE DCCLXXXV

\ LA MÈRE II \i:n:-.\i)im:\\i; PICHET

SI II Mil || \ Itl UNI. Y

Avec quelle douceur nue Supérieure doit exercer m charge; responsabilité qui pèse sur elle. — Humilité de Is Sainte.

V II K y JKSI l!

[âauscy, I"-"

[Les premières lignes sont illisibles, | Qnanl à vos tentations,

divei lisse/.-vous-en, < t SOUS laites violence poorccla ; mais il faut

que la violence soii douce, quoique forte. Voua voyes, ma fille, qoe la voii par où l'on vous conduil est douce el luave, néanmoins Ferme el solide. Dieu a cache le ju i\ de la gloire éternelle dam la victoire el mortification de nous-mêmes, mais toujours

avec douceur, cir aulremeiil voire naturel Orompl vous ler.iil

looffrir el les autres aussi. Enfin, la doue. mu- fail une grande partie du :;i»uv( rnemeol ; ( i je vota loua lei joui - que 1 1 bonté, douceur el support, accompagnés de otite, peuvenl 1 1 >< au -

COUp] autour des .nn< |, VOUI laves que Dieu m'a donne nu

amour (oui particulier pour la vôtre, i I me u mble nue votre maison « vi un de noi dortoirs, ou corj >> de lo ;ia l< ci n.

Comment, dit-on, vous n'avez pas bonne fortune dans votre maison, parce que vous êtes souvent affligées ? Voilà le langage du monde, mais Dieu en a bien un autre; car c'est une grande marque de sa bénédiction sur une maison, quand elle est visitée de quelque tribulation, sans qu'il y ait de l'offense de Dieu, comme il n'y en a point au décès de vos Sœurs; mais au contraire, Dieu s'y glorifie, parce que ces chères âmes vont au ciel pour le glorifier à jamais. — Au reste, prenez de plus en plus garde que vos corrections ne soient point trop âpres, cela ne serait ni bienséant, ni utile. Ceux qui ont charge des autres ne peuvent pas dire pour l'ordinaire comme saint Paul : « Je suis innocent de votre sang », cela veut dire, des fautes que ce peuple commettait. Mais nous , au contraire, nous sommes ordinairement coupables, tant pour nos propres fautes que pour celles des autres; ou pour avoir trop corrigé, ou pour avoir trop toléré; ou pour avoir fait les corrections trop âprement? ou pour les avoir négligées, et n'y avoir pas mêlé le sucre de la sainte charité.

Au reste, ma très-chère fille, voilà l'argent de la robe neuve que vous m'avez envoyée, et je vous supplie qu'à la première occasion Ton nous envoie l'usée que nos Sœurs ont gardée. Elles ne sauraient rien faire qui me touche tant le cœur que ces signes extérieurs d'une sainteté imaginaire en moi : ce sont des pièges que le diable me tend, pour me faire tomber dans L'abîme de l'orgueil. Je suis déjà assez faible, et me suis à moi-même un assez grand sujet de ma perte, sans qu'on

n donne davantage. Je vous supplie donc toutes de ne rnc plus servir d'occasion d'une si dangereuse tentation; et si

'qu'une a quelque chose de moi, qu'elle m'oblige de le

brûler. Plût à Dieu que mes Sœurs me traitassent comme je le

mérite devant Dieu: alors j'aurais quelque espérance, par les

humiliations, de devenir ce que l'on s'imagine que je suis ;

de me donner de continuels sujets de vanité, ce m'est

chose insupportable : je vous le dis, la douleur dans le cœur, et la larme aux yeux. Les bonnes X. X. sont bien heureuses d'avoir tant d'abjections extérieures, je les en chérifl davantage, el les en estime plus grandes devant Dieu, les jugements duquel sont bien différents de ceux des hommes, Votre.. .

Conforme à une copie yardée aux Archives de la Visitation dWmi. < y

LETTRE DCCLXXXV1

A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DE BLONAV

ton LTOB

Se réjouir ilnit» I» si persécutions, — Prière de justifier la conduite de la M i Farre. — La Mère de Blonay doit [préparer son dt;j)art de Lyon.

vive f isvs !

[Annecy]. 8 juin [1627].

Oh! ma très-chère fille, si nous sommes vraies servantes de Dieu, il nous faut préparer à bien recevoir de plus grandes contrariétés el persécutions, quoique celles-ci soient a prégnantes, et la calomnie contre la pauvre grande fille ' forl piquante; mais, grâce à Dieu, tout cela étant Bans fondement ni vérité, n'avons-nous pas sujet d'accomplir la parole de notre bon Dieu, qui dit a ses disciples : u Quand U monde dira du mal de r<>//s 01 mentant, réjouissez-vousjbrt, ■• C'est ce que je vois que vous faites, dont je bénis Dieu, ci la grande /ill< aussi,

1 ■ I. < \> 1 1 1- i et les traverses ne manquèrent pointé Is \!< i e Ferre, en cet établisse ment de Boni !• pennissionsefaient été obtenue M d'Autan, durent qu'il iteil la de l'archevêché de Lyon, niait \l r de Uiron,

archevêque de Lyon, étant arrivt i lux Sœui de la Visita

iif anenne fonction publique el religieuse. H fallut con«

fusion el chanter les divins Offices pour cinq ou in : :

|< br< i 1 1 lainte messe qu'à lui II ( -t rrai que If peuple, qui ne

m qu\ «I ii« alion de l" u exemple d , ni de < <•

pi "' édé, leur | i. Pai I lion «If qui Ique i

«I- Iravei . I contradiction fut telle qu< le alèreFavr< i i il <\ rmei

laquelle m'écrit qu'elle n'a pas eu un premier mouvement de désagrément de tout ce qu'on a dit et fait contre elle et ce pauvre établissement de Bourg. Certes, cette âme-là n'est pas connue; mais je la tiens pour fort humble et dépendante de Dieu. Elle m'écrit qu'elle jouit d'une paix extraordinaire parmi cette persécution, et qu'en celte occasion vous leur avez témoigné une charité très-grande. Il faut bien faire en sorte, surtout, qu'elle soit laissée là encore pour autant de temps qu'il sera requis pour l'entier établissement de cette maison. Ce n'est pas l'intention de Mgr [de Genève] de l'y laisser longuement, et [nous] serons contraintes de l'en retirer plus tôt que je ne voudrais ; vous en verrez les raisons dans celle que je lui écris. Et pour vous, ma très-chère fille, certes nous aurons bien besoin que la première maison de Lyon, et la seconde si elle se fait, se puissent passer de vous après votre triennal achevé; car nous avons bien de quoi vous employer ailleurs, et voire, nécessité. J'espère que ces chères âmes, que vous avez nourries avec tant de soin, conserveront fidèlement l'esprit de notre saint Fondateur, que Dieu leur a donné par votre entremise; qu'elles hériteront, ou, pour mieux dire, garderont vos affections, vos maximes et votre manière de procéder, pour les suivre en tout et partout, et qu'elles ne se départiront jamais de la sincère et cordiale union que Dieu a mise entre nous et elles. Mais, entre ci et là, j'espère que nous nous verrons, Dieu aidant, pour parler de ceci avec mûre considération.

de ne plus poursuivre cet établissement et de ramener les Sœurs. Néanmoins, avant que de conclure celle rupture, elle eut recours à Dieu, par DM neinaine qu'elle ordonna à toute sa communauté, à la fin de laquelle, OOOlrf toute espérance humaine, madame de Vigny, bienfaitrice de la on de Dijon, qui, honorant notre Mère M. .1. Favre, épousait toutes ses affaires plus que les siennes propres, étant allée a Lyon pour un autre lojet, obtint heureusement les permissions, et les choses demeurèrent bien . »

[Fondation inédite du monastère de lloury.)

Ifa Sœur de Vigny et M. voire confesseur ont voulu que j'écrivisse à If. MesnardjCe que j'ai fait, et tout ce que je lui dis, c'est avec sincérité, bien que je dissimule de savoir ce qui s'est passé, parce que ce n'est pas Je temps d'en parler encore : s'il le faut faire un jour, il faudra que ce soit en présence.

\e doutez point, personne ne verra vos lettres; mais, je vous prie, quand l'occasion se rencontrera, de rendre une bonne fois témoignage de la vérité de votre procédé et du nôtre, à ceux à qui vous le jugerez à propos, particulièrement en ce qui regarde celte (jr mule fille, qui ne courut jamais. Où elle est allée |:i Montferrand] ; c'a été, comme vous savez, parle commandement de notre Bienheureux Père, et le reste que vous savez. Pour moi, ma fille, je dis qu'ils en ont trop peu dit. Ions verrez pourtant ce qui est de la vérité et de mon sentiment dans celle de ma Sœur de Vigny. Je salue nos très-cbères S<eurs avec vous, ma fille, je dis, ma vraie fille très-cbère de mon cœur, à qui je suis sans réserve toute, et du cœur que Dieu seul sait, dont II soit béni, et vous bénisse de la grâce de ce par amour que nous désirons tant! Amen.

Conforme à l'original yard»' .nu .\r< liives «le la Visitation d'Annecy.

LETTRE DCGLXXXVI1

A I.A SOBU1 ANNE-MARIE DE LAGB DE PUYLAURKNS

MTAXT1 m inmussi i» s \«.v i, ,., ^

I i'.- ReUgi< mc m <l"it pu rtoqniétef .1, i . boiei doal . Ifa b'm< pu oharioi. —

Cooteili 'le direction.

mri •■- ji-i '

I • , , 22 juiM |<

M\ nu s-ciu.iti: FILLE,

Je suis autant consolée de la sainte lumière que Dieu roui

donne, pour enuduirr ms nm in s .1V, , IVspril de dnurnir ri

inavilé qui esl la vraie voie ci celle (\uc nous devoni initrt

comme je suis mortifiée de savoir que nos Sœurs professes de votre monastère se mêlent de syndiquer votre conduite douce.. Pour Dieu, qu'elles attendent qu'on leur donne les charges pour s'en mêler, et cependant quelles se tiennent en paix. Mais, ma très-chère fille, encore faut-il supporter ces petites contrariétés et les négliger, allant toujours notre train. Dame ! céans aucune Sœur n'oserait lever la langue pour trouver à redire à ce que les autres font, surtout la directrice, sinon celles qui ont charge de le faire.

Suivez donc, ma très-chère fille, la lumière que Dieu vous donne ; car je vois que c'est la vraie voie de la perfection de conduire les âmes avec une grande dilatation de cœur et non avec rétrécissement-; par amour et non par la crainte. Notre Directoire est tout sur cet esprit; il vous fournira tout ce qui sera requis pour cette charge si importante; et je vois que tout va bien, selon que vous m'écrivez, mais je dis très-bien. Persévérez avec un grand courage, gaiement ; tenez l'esprit de vos filles content, et assurez-les de notre bienveillance. — Ne vous mettez point en peine de votre assoupissement à l'oraison ; cela vient du corps : Notre-Seigneur ne laisse de recevoir votre assiduité en sa présence. Abandonnez-vous bien à sa très-sainte volonté, et vous appliquez généreusement à bien dresser ses petites servantes et épouses : Il vous en récompensera bien. — Si le médecin juge qu'il soit requis de faire décharger notre S eur la Supérieure du jeûne, il en faut parler à Mgr l'archevêque.

Bonsoir, ma chère fille, je salue votre bon cœur de toute l'affection du mien et vos chères Sœurs novices; Dieu les fasse 'li< miner fidèlement en leur voie avec une véritable humilité et sincérité, et vous comble toutes de ses grâces. Je suis toute vôtre en Notre-Seignenr. Qu'il soit béni. Amen.

forme a une copie de l'original gardé* à la Visitation de Poitiers.

LETTRE DCCLXXXVHÏ

A L.\ MÈRE IfARIE-AIMÉE DE BLONAY

Siri i:ll.( Il A LTOS

Moyens de conserver l'union outre les monastères. — Conseils au sujet d'une fondation que projetait la communauté de Saint-Etienne.

\[\ H y jisUS 1

[Annecy]. 24 juin [1627].

M\ THES-CHÈSE FILLE,

Je vous vois toujours aux alarmes de ce conseil, lequel, eu effet, doit être forl éloigné de vous. Oh bien ! ne soyez point en peine, je vous prie, Dieu est fidèle, auquel on a seul regardé en toute la conduite de celle affaire, el les seules intentions de notre Bienheureux Père y ont été employées el suivies. Il est irai que nous ne les savions pas toutes; car il me dit à Lyon, lorsqu'il résolut de laisser notre Compagnie comme elle était, les évéques, qu'il mettrait beaucoup de bons moyens pour tenir les m on as unis, et qu'il s'assemblerait à Saint-

i-h ' avec ces grands Pères Jésuites pour avisera (ont; et, dès la, je m'en allai et ne sais ce qui se Gl depuis* C'est pourquoi nous avons perdu cela, qui est une grande perte pour nous ; mais Dieu en aura tant plus de soin, s'il lui plaît, si nous sommes unies en parfaite observanc

Je remets à nos Sœurs à vous dire loul pour la fondation de Saint-Etienne*; je trouve qu'il Bera fort bon que notre Sœur? n'j soit employée qu'elle n'ail fait ses trois ans ; el enfin, s'il la Faut accepter ou non, il b'cu faul rapporter à l'avis de vos Supérieurs el de vous. C'csl un lieu qui n'esl pas h rejeter .1 cause du collège. Dieu soil béni. Sans loisir. — Jour de sainl Jean.

i ition d'Aanecy.

1 Maison des I». P. J Lyon

» I ne fondation âne le monasti ri de Saint-I tienne projetait de Fain Poi

LETTRE DCCLXXXIX

A LA MÊME

Les contradictions sont de grandes grâces. — Impression de deux Brefs concernant l'institut. — -Seconde édition des Epîtres de saint François de Sales.

VIVE f JÉSUS !

[Annecy], 25 juin [162*7],

Je ne voudrais pour rien du monde que vous n'eussiez eu l'exercice que l'on vous adonné. Oh! que telles rencontres sont profitables! Ma très-chère fille, j'espère que cela vous vaudra devant Dieu, et vous rendra mieux disposée à tirer plus grand profit de semblables occasions, si Dieu vous en renvoie. Qu'il soit béni en la tempêle et au calme, et partout 1 Sa Bonté nous fasse tenir très-humbles et très-jointes à sa sainte volonté!

Je suis très-aise que Ton vous continue M. de la Faye : c'est un grand bien pour votre maison, surtout puisqu'il s'est fait par l'entremise d'un autre ; car il nous faut garder, tant que nous pourrons, de mécontenter personne, ni montrer de la défiance. Dieu bénisse ce bon Père Minime! j'ai confiance que sa charité lui sera bien récompensée ! — Puisque les affaires de Bourg et de votre maison de Lyon sont à couvert, il ne sera qu'à propos de parler de la seconde maison; mais il faut attendre quelque bonne ouverture. — Mgr de Bourges sera ici dimanche ', Dieu aidant. Il m'écrit qu'il est piqué du procédé de Mgr votre archevêque et qu'il lui en fera reproche, car il lui ai lit fait donner parole, et à M. Berger, qu'il établirait sans

1 Del 1626, le pape Urbain VIII avait délégué trois commissaires apo-

iquei pour procéder aux enquêtes juridiques sur les vertus de saint Fran-

de Sales et les miracles obtenus par son intercession : ce furent

I I rémyot, ancien archevêque de Bourges; Pierre Camus, évêque

de Bcllcy, et George* Ram us, docteur de Louvain. Par suite de la maladie

tfg de Bourges, ili ne purent le réunir à Annecy et commencer les

information! qu'en juillet de cette année H>27.

difficulté nos Sœurs de Bourg, et permettrait la seconde maison à Lyon. Oh bien ! tout s'adoucira.

Voilà les Brefs du saint petit Office et de l'approbation des Constitutions. Je vous prie, ma fille, faites-les imprimer, mais si correctement qu'il n'y ait rien à dire, et encore plus fidèlement, en sorte que vous tiriez toutes les feuilles, et que cela ne soit vu que de ceux qu'il sera nécessaire de l'être. Faites-en tirer seulement cent cinquante ou deux cents copies, et que M. Cœursilly montre en cette occasion son affection et sa fidélité, je l'en prie. M. Michel [Faire] dit ce qu'il faut observer. .Après quoi vous nous renverrez toutes les copies pour les faire ici collationner sur l'original et authentiquer par des notaires, comme il faut, puis nous les distribuerons à nos maisons. Ne VOUS liez qu'à peu de gens, et tenez vos affaires à couvert, tant que vous pourrez. Je vous dirai | bientôt] une chose qui vous Confirmera en ce que je vous dis et qui vous étonnera. Oh ! qne les hommes sont chétifs et de peu de fiance [confiance]! Dieu nous fasse1 la grâce de nous appuyer en Lui seul ! Je voua recommande celte besogne, de l'impression de ces Brefs, avec toute l'affection que je puis, comme une1 affaire qui mérite d'être bien faite. Je me confie toute en votre soin et vigilance.

Voilà les Épitres rangées comme il faut, le vous prie que

l'on n'j louche point du tout, et que M. CcBOrsill] ait BOÎO <jne

Ton ne gâte point Tonhc, et qu'elles ^>ient imprimées correctement avec les observances [observations] que M. Michel marquera. .Adieu, ma vraie unique lies-chère tille. Dieu vous la--.' vivre toute en Lui et de sa très-sainte volonté, et toutes nOS

chères Sœurs mie j'aime bien I

i Tonne a l'original fjanl h vm et 1 1 \ icil ition I Innecj.

LETTRE DCCXC (Inédite)

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