‹ LettresChapitre 90 sur 281 · ÉVÈQUE DE GENÈVE · texte numérisé non relu

ÉVÈQUE DE GENÈVE

Touchant la fondation de Pontarlier.

vive f jésus!

[Annecy], 21 octobre [1630].

Mon très-honoré seigneur,

Ce fut bien le Saint-Esprit qui vous conseilla d'aller en Chablais. Béni soit Dieu de ce que vous y avez été consolé en la vertu de ces chères âmes ! Je crois qu'il sera nécessaire que notre Sœur la Supérieure de là vienne ici, surtout si cette fondation se fait à Pontarlier, ce qui est tout à fait désirable pour la gloire de Dieu et le soulagement de cette maison [deThonon]. Ma Sœur me prie instamment de presser M. Pioton de retourner vers Mgr l'archevêque de Besançon ; mais il me semble qu'il faudrait attendre si l'on aura quelques lettres de Son Altesse, bien qu'il ne faille pas laisser traîner l'affaire; qu'en jugezvous, mon très-cher seigneur? Je vous prie me le dire, s'il vous plaît ; mon Dieu, que le monde est plein d'artifices I Je le crois fermement, mon très-cher seigneur, que vous n'êtes nullement attiré par toutes les grandeurs de leurs avantageuses promesses. Dieu soit votre conseiller, et II le sera sans doute, nous L'en supplierons incessamment, afin qu'il nous développe de cette affaire si importante à sa gloire et à notre repos. Comme vous dites, mon cher seigneur, si l'État était assuré au Roi, bientôt et

facilement vous vous résoudriez ; mais, dans cette incertitude qu'il retourne iO duc \nn>ts illisihh s\, notre hou Dieu veuille hit il eonduii e eelte affaire, et vous v, ISSÎSters'iiLui |>l;jit.

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