‹ LettresChapitre 91 sur 281 · I ..• Pèw (loin Maurice m'écrit que Ugr de Booi es Ml tout · texte numérisé non relu

I ..• Pèw (loin Maurice m'écrit que Ugr de Booi es Ml tout

!u de venir ce Carême prochain. Je dirai a \1. Kol.m 1 ma

pensée louchant la venue du Père dom Juste, afin que mus ju-

/, Monseigneur, s'il sera -i propos de la suivre; car il est bien ftchem de demeurer dans les incertitudes, et de voir cette

lainte œuvre tant retardée. Il faut toutefois remettre tout à Dieu, qui conduira selon son hou plaisir qui sera toujours le nôtre, moyennant m UÛnte grâce .le Le supplie vous conserver et fortilier pour l'œuvre de sa jjloire, car je n'ai nulle inclination de la voir entreprendre par ceux qui y cherchent leur propre intérêt. Je demeure en tout respect de toutes mes alleelions, mon

très-honoré seigneur,

Votre très-humble et très-obéissante, etc.

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LETTRE IIXL1 II

I t \ Mi iik CL \t Dr- 1GN&S IOM DB L \ ROCHE I S : l< p mille l'âme <|u'll tim€ «i loi tiaal liea <!«• ImI

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Ma pus ciikre nu

Je nih l'étal admirable où la bonté de Dieu foui tient <Hi ! quand est-o que roui .a,/ mérité tant de gràcei et de htenrs, que de looffrir au corpi de n rites doolt ors, 1 1 de li lensiblei

• preuves en mire .une ' Ma tille, p II COttS voie |)nn fOOfl veut

tirei tout a Loi, al II demande qnej poor l'amour de lui, mus vous dépn aies . t dépooilliei d| Kontei chos< i hun lucone i \-

ception ; cela veut dire non-seulement des soulagements corporels, ce qui est peu à votre courage; mais encore de toutes consolations, lumières et sentiments intérieurs, aûn que Lui seul vous soit toutes choses. Que de trésors dans cet abîme d'afflictions! Souvent nous pensons que tout soit perdu; et c'est là où nous trouvons la plus suave, la plus délicate, la plus simple et la plus pure union de notre esprit avec le bon plaisir de Dieu, sans mélange d'aucune science, intelligence ni satisfaction; et c'est correspondre fidèlement au plus haut dessein qu'il ait sur nous que de s'abandonner à sa volonté dans cette souffrance. Je Le supplie de vous en faire la grâce, et vous conjure de prier pour mes besoins. Votre, etc.

Conforme à une copie gardée aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MXLVIII

A LA MÈRE MARIE-JACQUELLYE FAVRE

SUPÉRIEURE AU DEUXIÈME MOX'ASTERE DE PARIS

Désir que son cœur soit abîmé dans le Coeur de Jésus. — Maladie de Sœur F. M. Favrot. — L'amour-propre empêche la perfection de l'amour divin. — Prévisions pour une prochaine élection.

vive -J- JÉSUS !

[Annecy], 24 octobre [1630].

Ma toute très-chère fille,

Je n'ai point reçu vos lettres précédentes à celles du dernier septembre, que M. de la Thuile m'apporta devant [hier] à soir. J'espère qu'elles ne seront point perdues, puisque vous m'y parlez de votre cœur, que le mien chérit si parfaitement. Oh! Sauveur de mon âme! que je souhaite, ma très-chère fille, qu'ils soient tout abîmés, ces pauvres cœurs, dans le grand Coeur royal de ce divin Seigneur, pour ne vivre plus que de son amour et très-aimable volonté; car, aussi bien, tout ce qui n'est point cela et pour cela est moins que rien.

awi.i: hi.io BtS

l "fiilii une sensible nouvelle que Pon me donne qoe notre pauvre Sœur I'Yancoise-Marmiei ite Favrol esl b l'extrémité à Lyon. C'est nneâiriesi solidement vertueuse que j'en ressentirai vivement la privation, si Dieu la reine; mais toutefois ta très-sainte volonté soil laite sans aucune exception.

il ne sê peut dire combien vos sentimenls sont an gré d<'> miens; je VOUS remercie de me les avoir dits franchement; je

VOUS conjure, ma tres-cliere lille, de faire toujours ainsi en toute

ision sans exception, le ferai ce qoe je pourrai pour revoir

donc ces Réponses : mais, las! je ne sais quand ce sera, tant

je suis accablée de diverses occupations.

I mis connaisses parfaitement l'esprit de noire Sœur \*** ;

oui, c'est un cnuir qui ne se nourrit «pie par la confiance; mais

celles qui gouvernent ne doivent pas agir selon cela. Elle perd

et lait beaucoup perdre a SCS Sonirs cl à lonle sa maison de De MS prendre langue [conseil] de vous; car sa maison a besoin

de se conformer a la vôtre, et «die, à votre conduite. Mais c'est

grand cas que de la misère humaine et des imprudences ; elles gâtent sinon tout, an moins empêchent-elles la pureté de la

perfection en la plupart i\c> âmes qui toutefois y prétendent

Dieu nous en veuille délivrer et de nos propre- intérêts tonnes

de r.unour-propre ! \la tille, je dis ma Lrès-gl andenient lrè>-

cbère fille, il nous faut, tant qu'il nous sera possible, épurer

1rs .nues que Dieu commettra .1 notre SOIU, de iv ftubtil poisOO «pu délustre tout. — .!«• me recommande ;m\ prières (|,> notre

bon Mgr de Langres, an lesaluanl Irès-bumblement.

Je le crois prou «pie le- lionnes Sœurs Carmélites ne se tiendront pas Miih l'autorité des Pères de V •• elles en seraient trop pn Mous losames bien benrenses si nous le savions

connaître el nous entr'aider selon que sans doute nous le pourrons, si non- le vouloos , el plus utilement par la voie d'une charitable conliance ei «lu saint zèle que nous devons avoir pour lootes les m tisons, que v< nous avions nulle hommes

pour gouverneurs. Mais, las! je crains que l'imperfection des Supérieures ne nous gâte tout par leur bizarrerie et peu d'intelligence. Je prévois cela avec douleur; mais il se faut accommoder aux [conditions] misérables de cette vie et se reposer en Dieu, laissant le soin de tout à sa douce Providence, qui donnera, dans les temps et les nécessités, les secours nécessaires.

Je ne sais comment nous pourrions faire pour retirer notre Sœur la Supérieure de N*** au bout de son temps, et empêcher qu'elle ne se fasse succéder à la charge par son assistante, ce qui serait rendre les filles de là martyres, et la maison hors de l'esprit intérieur de douceur et humilité. Il y a une Sœur nommée Jeanne-Agnès, fort* douce et de bon jugement, qui, à mon avis, me croirait; mais je ne sais comment l'introduire dans l'esprit des filles; car je pense qu'on l'en recule pour avancer l'assistante : Dieu veuille y pourvoir! — Il faut vous entremettre avec grande retenue, afin que les maisons aient toujours grande confiance et recours à vous; c'est tout mon désir et surtout que nous soyons tout à Dieu. Qu'il soit béni et vous comble de son saint amour, ma toute chère et grande fille et toutes nos Sœurs. Et la chère Sœur de Vigny est donc allée à Rouen! — 24 octobre.

Je vous dis que notre Sœur [M. -Aimée de Blonay] ne gouverne nullement que ses novices; au contraire, elle a été exercée par la vivacité de la Mère, qui veut faire son gouvernement et que personne ne s'en mêle. — Si vous me croyez, vous ne donnerez nul assentiment à M. Brun; je craindrais qu'il n'eût pas assez de gravité pour Paris; mais si vous le jugez propre, faites-lui entendre dextrement que vous ne pouvez ni devez penser à cela que quand nos Soeurs le désireront et vous le témoigneront.

Dieu soit béni!

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

ajWKB 1680. 631

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