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LETTRE I1XLIX

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Sciilinn-filN df ri--i:;iiati(in a.i Mijrt <!«■ la maladie de Sœur K. M F.urnt. — CommiMit

eaeaatr l'opposition qaa les Sapériean da Lfea oat naiaa ai départ da la Mère

de Blonay.

VIVE 7 jrfsi - !

laa ej 14 m lebn [16 Ma Tits-CHÈii FILLE,

Si vous me diles avec regrel la maladie de ma très-chère

Sœur I'Yanroise-Marjmerile Kavrof, je l'ai reçue avec encore

plus grande et sensible douleur de cœur, quoique j'en laisse (aire à Notre-Seigneur ce qu'il Loi plaira : mais cela n'empêche

pas que je ne sois forl touchée de son mal. Je m'étais revêtue de beaucoup de bonne espérance de recevoir un grand Soulagement, consolation el édification de sa présence ; mais s'il plaît à Dieu que je sois privée de tout cela, je ne sais que dire, sinon qu'il me lait toujours plus connaître qu'il veut que je v ive sans aucun soutien que de Lui seul, el sans consolation extérieure. In tout, sa très-sainte volonté soil laite, même en la destruction de nos désirs, pour bons qu'ils puissent sembler être. — le n'ai point rot n vos lettres, que sous ditei que ma Sœui li Supérieure m'a écrite! auparavant celles de II. de la Thuile, qui arriva seulement [avant-hier] a moi-, et hier je le via. \l i ires-chère li Ile, si j'ai dit que votre retenue en votre maison de Lyon serait cause de grandi maux, j'ai dit nue parole tiop exagérante el que je ne devaii [pas] due, mais je vous pur, n. prena point les choses si •» l'extrême; car, li bien l'on vous i reU nue, voui n'en n'étei pas coupable, et j'espère

nue hou, qui l'a ain*i permi*, ni tuera sa ;{loiir et le bien des

maisoni d< Lyon* Le monastère quiveul imiter le vôtre en cela,

■t celui de BIOÎS; mais je ne sais p.i^ comme vous pourrie/

(aire, si v"ns en écrives, car il s'en but bien garder de due les

choses comme elles se sont passées. Mais seulement vous pouvez dire qu'il est vrai que votre Supérieur fit un peu difficulté de vous relâcher quand on vous eut élue à Grenoble, parce qu'aussi vous étiez malade, et que nous, voyant cela, nous fûmes bien aise d'y employer une autre, et que cependant Mgr de Lyon nous envoya sa permission pour vous retirer; mais que Mgr de Genève et nous voyant que nous n'en avions pas une absolue nécessité, et le grand commerce que celte maison a avec celle de Lyon, nous avons été bien aises de vous y laisser, afin qu'il y eût une fille de cette maison [de Nessy]; et voilà comme nous pouvons ajuster les choses en vérité , car je l'ai écrit ainsi.

Au reste, ma très-chère fille, si notre chère Sœur Françoise- Marguerite est encore en vie et qu'il n'y ait pas apparence qu'elle puisse guérir, je vous prie de tirer d'elle ce qu'elle aura à me dire de nos maisons, et de retirer tous ses papiers.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

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