‹ LettresChapitre 93 sur 281 · A LA SOEUR FRANÇOISE-MARGUERITE FAVROT · texte numérisé non relu

A LA SOEUR FRANÇOISE-MARGUERITE FAVROT

AU PREMIER MOXASTÈRE DE LYON

Soumission au divin bon plaisir. — Derniers adieux.

[Annecy, 1630.]

Hélas! ma très-chère Sœur, que ce m'a été une sensible touche de savoir votre maladie, qu'on m'a dit être telle, que si notre chère Sœur [Marie-Aimée de Blonay] ne me disait de votfs écrire, je tiendrais le temps de le faire pour perdu '. Dieu

1 Celte lettre trouva en effet Sœur Françoise-Marguerite sur le seuil de l'éternité. « Calme et radieuse elle s'envola, le 29 octobre 1630, dans ce bienheureux séjour où étaient son trésor et son cœur. » (Livre des Vœux du premier monastère d'Annecy.)

• de vous el de noua son hou plaisir- mai- je confesse qu'il me louche à l'endroit que je sens bien fort II me prive de la douceur, consolation el utilité que j'espérais «I»' votre présence et assistance, m'étanl bien résolue que non- vivrions el demeurerions ensemble le reste de ce peu de jours que, selon mon

. je «lois demeurer en cette misérable vie, en laquelle, si ce billet von- rencontre avec quelque espoir de vie, je vous conjure »!' vous encourager, el faire fout ce qui vous sera possible pour reprendre vo- forces, afin de von- rendre ici au plus tôt

qu'il vous sera possible. Oue si vous êtes mit votre départ,

pour aller <>ii nous devons avoir toutes nos espérances et nos désirs, souvenes-vous de celle a qui Dieu adonné une parfaite dilection pour vous, et laquelle, avec beaucoup tic larmes el <!«• douleurs, vous dit le dernier adieu, attendant de recevoir de la douce miséricorde l'héritage (pic par son soin II nous a acquis.

lUpplie la divine Honte de vous recevoir entre les bras de son amour et dans son sein paternel. Vivante ou mourante, recommandez-moi a la douceur de sa miséricorde et a la débonnaire te de sa ti es-^ainte Mère et de notre Bi< nbeureux Père, a lin qu'ils aient quelque compagnon de ma faiblesse, et de la longueur de mon pèlerinage. Adieu, ma chère Sœur: aime/ éternellement celle qui éternellement désire de im^ aimer en Celui qui est le principe el le seul objet de notre amour. Qu'il béni dm- les siècles des siècles. ////> //.

LETTRE MLI {Inédite)

A LA MÈRE ANNE-MARIE ROSSET

SUPÉRIEURE A CRÉMIEUX

Soutenir ses droits avec humilité. — Si les novices n'excellent en respect et en obéissance, leur profession doit être retardée.

VIVE -J- JÉSUS.'

[Annecy, 1630.]

Ma très-chère fille,

J'ai trouvé le procédé de cette dame à qui vous avez donné parole de recevoir ses deux filles, un peu bien impérieux. Vous deviez bien tout doucement et humblement dire au Père Capucin qui vous vint dire de sa part qu'elle ne voulait avoir qu'un mot à dire avec vous : Mon Père, il n'est donc pas besoin que madame prenne la peine de venir, puisqu'elle n'a qu'un mot à dire; et lui faire entendre qu'encore que nous ne soyons que de pauvres Religieuses, ce serait un grand bonheur à mesdemoiselles ses filles d'être en notre compagnie; car, ma chère fille, à ces personnes-là qui pensent tant obliger nos maisons d'y mettre leurs filles et parentes, il faut un peu faire connaître que la maison les oblige bien autant qu'eux en y recevant des filles qui y portent si peu.

Au surplus, ma très-chère fille, je m'étonne de ce que vous tue dites, que dans le noviciat il y a si peu de soumission et respect envers la maîtresse. Certes, si les filles qui manquent ainsi à cela ont leur voile teint en noir, l'on a fait grand tort à la Religion de les recevoir avant qu'elles sussent bien ce que c'est la souplesse qu'il y faut avoir en toutes choses, et si elles sont encore novices, je vous conseille de faire en sorte que leur voile ne devienne point noir qu'elles n'aient bien appris la i raie soumission, et le respect qu'elles doivent à celles que Dieu leur donnera pour leur conduite; et faut que vous leur parliez souvent là-dessus, pour bien leur fairo entendre l'importance de

ce défaut — Il ne tant poiofl sonner a la fin <1«' la nu ne 1rs dem coups; None servira de ligoe. -- Je snii fort consolée, ma très chère fille, qu*- nos Sœort voua aient rendu leur devoir ivre tant d'amour et (le soin. Bllei \ sont certei bien oblii ; mais, je vous piie, condescende! a leurs désirs pour votre soulagement, et ne parle/ nullement de suivre la communauté. — L'état auquel Dieu vooi a mise est de paix, de rcpo<, de simplicité^ nudité, et bref, de ne rien du tout faire. Demeurez-] ferme, sans recevoir aucune pensée contraire. 11 but finir, on

m'appelle. .\s>ure/-v ous que d'un eouir incomparable je Miis Vôtre. Mille salutfl •> toutes, dedans et delioi ■>.

ht, ii uni l" ni '

L'on me presse d'achever mes Réponses. Si voua avei quel*

(pies demandes a faire, mandez-le-nous, car noua désirons i

mettre la dernière main.

Conform. iirl'trijwil pirli Mftrn Bmut dit ■!■■. Aiihi ecdtla

\ iMlatiun «J *.\ ii ii • i

LETTRE M LU Inédite)

I i. \ Mini. \i \imi.-!Ii:i.i.\i: ni. eu \>i i .i.i.i \

itinm: » »i ti \

\ (ju.'l .i;{<* rtetvtif Iti s.rurs <lu pi-lit babil - Caaieih i

|>r<i[>o«ro» à Clainrc) I t I Cliir..||, >. — \, I, •m.ni.l. r uin- S 1 1 [ • < • r i « • u r « • .fini •

(•aptrgraadeaéetHtté.— Oi pmfl i*ad pour les confimiom annuelle*.

\ Ml ) . lu M|

\\\ tuk.s-ŒÈSJ mu.

Quand ions seriez un an vin- m'eerire, je ne saurais, pour

i, douta i de votre bon eceuf je le connais hop bien et lui ai une point.- confiance, < u je Mil qu'il l'a en mol tout entière. Mais c'csi la vérité que ces postoi el h guerre dooi fonl

perdre plusieurs de vos lettres, et je m'étais déjà bien aperçue de la perte d'une que je vous avais écrite; mais je crois néanmoins que vous aurez maintenant reçu la mienne dernière qui était la réponse de la vôtre envoyée par le Père Capucin. Ma Sœur la Supérieure de Dijon m'a écrit depuis peu que votre Sœur qui est auprès d'elle se remettait et qu'elle faisait mieux; mais il est vrai qu'auparavant elle m'avait écrit avec des grandes conjurations pour la faire retirer, et me priaitque ce fût au plus tôt. Or, puisqu'elle fait mieux, grâce à Dieu, je crois qu'entre vous deux vous pourrez bien faire en sorte qu'elle la garde jusqu'à la Saint-Jean, voire plus s'il est requis.

Pour ce que vous me dites, ma très-chère fille, touchant la réception de la petite de madame de Tavane, l'importance n'est pas tant à son bas âge (parce que de cela, qui n'est que du Coutumier, les Supérieurs en peuvent dispenser) comme à savoir si elle se trouvera d'un bon naturel; car si ce n'est pas une enfant douce et que vous ayez l'espérance de pouvoir rendre une bonne Religieuse, il vous la faudra renvoyer, et vous acquerrez pour ennemies toutes ces personnes à qui elle appartient; mais il faut remettre tout cela à la providence de Dieu. Il est vrai que la petite Blondeau fut reçue à Dijon et la petite de Ragny à Paris, qu'elles n'avaient qu'environ dix ans; mais c'est parce qu'on prenait cette dernière en qualité de bienfaitrice. Et de vrai, si une telle fille que celle dont vous me parlez ne vous porte au moins trois ou quatre mille écus, ce sera une honte aux parents.

Mais bien, que Dieu le leur pardonne, ma très-chère fille, à ceux qui ont inventé qu'il y avait des personnes qui vous faisaient des mauvais offices auprès de moi, et qui disaient que vous vous départiez de mes sentiments et éloigniez de moi, car jamais aucune créature ne m'a dit ni écrit rien de vous, approchant de cela, je vous en assure; mais Dieu a permis qu'il vous ait été dit ainsi pour toucher votre bon cœur au lieu où il le

: vraiment je ne doote pai qu'il n'en ail été louché vivement; mais demeorei en paii de ce côté-là, ma chère fille: <•;»!• je Mil li bien ce que vous m'aves toujours été, ce que vous m'êtes, et que je m'assure en Noire-Seigneur c] u •' vous me / toujours, que quand tontes les créatures du monde me diraient que sous n'êtes pas toute mienne et que vous-même me le diries, je ne le pourrais pourtant jamais croire. Oh ! demeures donc m plein repos d'esprit sur cela, je vous en prie, ma chère fill<

Mon Dieu ! que la disposition en laquelle vous me mandei que ■ont nos chères Sœurs est sainte et tout à fait a mon grél Je prie Notre-Seigueur leur \ donner une sainte persévérance. — Mt pour ce <pii esl de votre établissement dans Clamecy, je vous conjure, ma très-chère fille, que non- nous tenions toujours

(I in- les terme, du Coul limier en eelii. Si vous pen-t / avoir le

secours pour le spirituel et pour le temporel qu'il marque, vous feres bien d'accepter cette fondation. Pour moi, je ne sais

quelle ville c'est: mais nous muiiis par expérience Combien

<«•-( mettre an hasard les Sœurs que l'on < nvoie en fondation,

quand on d'j trouve pas «m moins ce qui est requis pour leur entretien; car cela esl cause qu'il nous faudra peut-être voir défaillir «les tond. liions «m les transporter en d'autres lieux, avec

beaucoup de dépenses pour les maisons qui l< s ont faites, faute

de pouvoir trouver ee qu'il leur fallait au lieu ou elles s,,nt. .le

crois donc que vous feres bien de ne pas envoyer nos Sœui cette ville-la ni eu aucune antre, li vous n \ avei quelque fondement, .m moins pont leur nourriture en ce commencement

Quanl i ce que vous me dites (jM(. llM|N o'avei pas de nonvelles de dos bonnes Sœurs de Paray, H m- t.mt pas que vous laissies poni cela de leur écrire al le plus cordialement que vous pourres] • Iles nni été préoccupées de ce qu'on leur ai t : dit, que vous vonlies aller fonder i Cbarolles el que vous ne leur en en n i./ rien. Elles craignaient que cela nuisit ,i l, m maison . mais je leur ai mandé que, puisque vous M, ,,, . n disies

rien, je ne croyais pas que vous eussiez cette prétention, et que si le lieu était trop près pour y établir une de nos maisons, qu'elles ne s'en missent point en peine, que deux biens ne se nuisaient jamais l'un l'autre. — Pour ce qui est de notre Sœur N***, ma Sœur la Supérieure de Dijon m'écrit tant qu'elle est bien remise, qu'entre vous deux je vous en laisse disposer.

Et quant à votre Sœur Marie-Philippe [de Pédigon], ma trèschère fille, si vous jugez qu'elle ait les conditions requises pour vous succéder en la supériorité, j'en serai bien aise; car il est toujours mieux de prendre celles que l'on a chez soi, quand elles sont propres, que d'en demander ailleurs, bien que nous ayons [céansj des Sœurs très-bonnes et capables pour la charge de Supérieure; mais si vos Sœurs agréent celle-là, et que vous croyiez qu'elle puisse bien gouverner votre maison, vous n'avez pas besoin de chercher autre part ce que vous pouvez trouver chez vous, puisque la Règle le dit. Et pour moi je ne serai nullement en peine de la savoir en charge en cette maison-là, surtout si vous demeurez encore quelque temps après votre déposition, ce que je trouve tout à fait nécessaire, tant pour bien établir la nouvelle Mère en son gouvernement, que pour conduire les Sœurs et les bien acheminer sous sa conduite. Bref, plus vous demeurerez là, tant mieux ce sera pour la maison. Mais nous avons si souvent besoin de Supérieures que peut-être nous ne vous laisserons pas longtemps en votre repos; mais, si je puis, vous y serez un an. — J'écrivis dernièrement à notre bon M. de la Curne ; mais ne laissez de le saluer chèrement de ma part et sa chère femme. Je salue toutes nos chères Sœurs avec vous et votre bon confesseur. Croyez invariablement que je suis immorellement toute vôtre et du fond de mon cœur, qui est douloureusement touché sur le trépas de notre très-chère Sœur I -\I.irg. Favrot : c'était une âme consommée en vertu. Dieu goifl éternellement béni de tout. Amen.

Je m'étaû oubliée de vous dire sur le désir de nos Sœurs de

Caire leurs confession^ annuelles ia confesseur ordinaire, qu<" cela m pool taire. Il lei faut laisser en liberté, l>î«ii qne quand Pou a quelque confesseur extraordinaire fort capable pour les

von, il esl lx>ii de les (aire vers eux. Si tons ave/ encore quelques question! ô faire, on que vouspensiei qu'il faille ajouter quelque chose dans nos Réponses, iiiande/-le-nm:, parce

que l'on me presse de lei acheter.

:iformc à l*ori:;inal gardé aux Archivas do U Visitation d'Annecy.

LETTRE If LUI

\ LA MÏ.KI. IfABIE-J 1CQUELINE l;\l BE

sin • Moxiàin HMifi an

Impression do Directoire tpirituel. — Projet de fondation i Cambrai. — Noovelles

de l.i i.iMullf Faire. — \c ru h changer dans le» Il -L'oraison de simple

présence île Dieu est l'attrait général dci Fillei de la Visitation,.

V iv k y jk>; - !

[Àaoecj], I" t.'H.nihrc [1630].

M \ nÈS-CHÈBE il SOSMI i ii.i.i:,

( esl presque sani loisir qne je vous fais écrire celle-ci, qui c'est qu'un supplément au billet que je roui ai écrit, il i a un p. m ; ri loujours nous n'avons poinl reçu la lettre -le votre ><>litmle. \... Sœun -"ut toutei i<ut en oeuvre du peut Directoin ; mail etlei désireraieni bien, s'il se pouvait, que l'on \ ajoutât \ l i <h l'union el lei trois Souhait* A uotn Bienheureux

J'(/i. (jin lool au commencemenl da Coutumier auquel l'on ■ lui une omission notable el laquelle il faut réparer, pane qne i i un point important, et duquel nous ne dous étions poinl apen nés que par le moyen de uotre petit Directoû I il qu'en l'article sixième tU I" Réfection il dit sur la fin de l'article : <> i elles prendront indifféremment de la m. un de Dieu, tant peur les viandes que pour toutes antres choses, ce qu'elles

» aimeront comme ce qu'elles n'aimeront pas. » Il dit de plus au vieux Directoire : « Voire même à l'infirmerie, où elles se » rendront douces, patientes et obéissantes à l'infirmière, et » recevront ce qui leur sera donné avec action de grâces, re- » connaissant qu'elles ne méritent pas un si doux et charitable « traitement. » C'est ce dernier point qu'il faut faire ajouter au petit Directoire, ainsi qu'il est au vieux, car il est important.

Vous ferez fort bien, ma chère fille, de faire l'établissement de Cambrai f, et de vous servir pour cela de ma SœurFrançoise- Augustine, laquelle vous ferez bien de tirer auprès de vous dès que la fondation sera résolue, afin qu'elle voie un peu les Sœurs que vous lui voulez donner, et que les Sœurs la voient aussi, pour ajuster un peu leurs esprits les uns avec les autres. Je pense que ma Sœur [Claire-Marie] Amaury fera bien dessous elle; mais je crains que ma Sœur N. n'ait un peu l'esprit trop brave pour se ranger sous son obéissance. Vous y prendrez un peu garde, car il lui faut donner tant que vous pourrez des âmes douces et souples.

Nous avons prié et fait prier Dieu pour votre procès; mais nous le ferons encore. — Je n'ai rien à vous dire sur l'affaire de AI. de Nemours, en ayant écrit tout ce que j'en puis dire; mais si tant est que vous recommenciez la batterie, M. de Vaugelas s'offre à nous avec tant de témoignages d'affection, que si vous jugiez à propos de l'y employer, je pense qu'il pourrait de beaucoup vous servir et soulager en cette affaire. — Nous avons vu ici M. de Charmetle qui se porte bien : il nous a assuré que Messieurs vos autres frères se portent bien et toute leur famille. Nos Sœurs de Chambéry se portent bien aussi. La peste s'apaise fort à Chambéry. Elle est toujours en cette ville [d'Annecy], mais c'est sans y faire grand progrès, parce que les accidents qui en arrivent de temps en temps sont par le moyen de quel-

1 Plusifurs difficulté! s'opposèrent à la réussite de celte fondation.

INNEE 1630. :>;>~

qu'on qui l'apporte de dehors; «'Ile ne passe pai plm outre, i t n'empêche point que le commerce \ soil aussi grand que jamais. — tous me i'.iiics bien plaisir de me dire loutei vos petites nouvelles: car étant toutes de dévotion, j'ai de la consolation à

lei lire.

I enanl à ce que vous dites, qu'il faudrait (Sûre que lei jeunei professes ne donnassent pas leur voix, c'est nne chose qui ne ie pool pas; mail il ta ni avoir un grand soin de les bien dresser .1 cela dans le noviciat En ces occasions, elles doivenl toujours prendre langue [conseil] de la Supérieure, pour apprendre

,i |*j bien conduire. Si notre llienlienivnx Père et lit en vie, on

pourrait faire drs changements èsquels nous ne devons pas penser d'ouvi ir la porte.

le vois <|ue l'attrait desFilles de notre Congrégation pour l'oraison est à cette simple présence de Dieu, où Ton est oisive sans pouvoir rien faire; et celles qui veulent faire gâtent tout ( t m peinent [beaucoup]. Cependant les avi< il^s personnes religieuses Bont pour l'ordinaire fort contraires a cela, ce qui met < n grande peine les lilles el quelquefois celles qui les gouvernent, le ne sais si j'en dois dire quelque chose dans mes Réponses : si vi'Uv le juges, il Tant que je sois un peu appuyée de

votre sentiment • l expérience; CM enlin je voi> que CC -impie

et unique regard en heu, par une totale remise de l'âme entre mains, esl tout ce qu'elle peut faire pour imites choses, soil pour préparation i la sainte communion, pour action de pour dresser l'intention et le reste, el c'est cela que cens qui

• •idiiiU p n i.i trouvent « !i I. v mis prie, épie

-i vmis !,• juges à propos, nous en fassions un entier éclain i

ne nt el solide eoneliisimi, m | , s, v«nis |,- hmi-

ret bon, p n I. /-( n ,i \l;;i d( i \mot Ulitibh | comme vous

loodres, et m'écrives im t distinctement totre sentiment, i j'< n p trierai « n m

• I' VOUS ' el i^ .i t itoiis ^..lls , l.irle ; ma: i : d'un

cœur incomparable tout à fait. Je suis tout à vous, et vous toute mienne.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MLIV

A UN ÉVÊQUE Témoignage de profond respect. — Entière et filiale soumission de la communauté.

vive •{• JÉSUS !

Annecy, 15 novembre 1630.

Monseigneur ,

Les obligations très-grandes que nous avons à Votre Seigneurie illustrissime , pour l'affection vraiment paternelle avec laquelle il vous plaît d'exercer tant d'effets de charité à l'endroit de nos chères Sœurs vos filles, nous ont fait ressentir le mécontentement que vous recevez du procédé de N. Car nous désirons, Monseigneur, que non-seulement cette maison-là, mais toute notre petite Congrégation vous rende, par respect et très-humble soumission, la reconnaissance qui vous est due, ainsi qu'en mon particulier je me sens obligée de vous en rendre mes très-humbles actions de grâces, en vous avouant, Monseigneur, qu'il est vrai que sur les propositions que notre Sœur la Supérieure de N. nous a faites, des difficultés qu'elle avait de pouvoir fournir ce qui serait nécessaire à nos chères Sœurs vos filles, à cause de la pauvreté en laquelle la guerre, la peste et la cherté les réduisent, et que, si elles étaient toutes ensemble, elles pourraient vivre avec moins de dépense ; là-dessus, Monseigneur, je lui dis qu'elle ferait bien d'en communiquer avec son Supérieur et avec ses Sœurs, pour voir les accommodements qu'on y pourrait prendre; et je m'assure, Monseigneur, qu'ayant l'honneur et le bonheur de vous parler, vous les trouverez toutes soumises et désireuses de vous rendre leur très-

vwu. 1630,

humble obéissance en tout ce qoi leor sera possible. I-t pooi

nous, nous nous estimerons heureuses si DOQI pouvons contribuer quelque chose à votre consolation et au bien particulier it cette fondation, sur laquelle je loue et admire la fermeté <le votr» esprit, a vouloir perfectionner l'œuvre qoe votre piété a (internent commencée pour la plus grande gloire uV Dieu,

qui leravotre récompense étemelle, comme je L'en soppli<

de taire la ^vÀct' à nos chères Sœurs, qui ont le bonheur de vivre 1001 le favorable appui de votre protection, d'être votre joie et consolation. Je demande en toute humilité votre sainte bénédiction, et demeure, Monseigneur, votre, etc.

LETTRE UL1 Inédite)

\ I0NSIB1 I I." W OG \T PIOTON

A TM

Comment triompher dei difBcoltéi qui l'oppooenfl à la fondation de Poolarlier.

mi v rita

-\nn< < j , IX il m ■■ ■

Mo\ BON i.i u;i SH BEI ria.iiK,

le ne voi- rien a répondre ■ ce qoe vooi m'écrives Lonchanl la fondation de Pontarlier, lioon qu'il Oindra avoir une grande patience p<>i" 1 1 la, vu qoe ma Sœor la Sopérienre de Besan nooi écrit presque tootei lei mêmes difficultés qoe vooi nooa dites, mon cher frère, an moins lea principales. Bl je pense qoe le ploi court chemin pooi i j établir, c'est, comme vous dites, de tàchei d œui de es bon «t digne prélat, de

quoi je ma>sure que vous saurez très-bien réussir, ainsi qoe vioi- I ivi/ toujours fait de toutes le> allaires de la l isilatiou

qoe roui ttei entreprises, en quoi tous nous aies toutes infini-

meut nblo'.rs, m. us p. il licul ni . in. ut moi. <|in ftUSSi priei.n journellement NotTO-SeigneUI qu'il répande mii voire eheie

àme l'abondance de ses grâces, comme étant d'une affection invariable, votre, etc.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MLVI

A LA MÈRE PAULE-JÊRONYME DE MONTHOUX

SUPÉRIEURE A BLOIS

Charitable avertissement. — Douleur de la Sainte à la mort de ses filles. — Les Religieuses de la Visitation ne doivent jamais aller aux bains.

vive -J- JÉSUS !

[Annecy, 1630.]

Ma très-chère fille,

Il n'y a pas longtemps que je vous ai écrit, mais je m'avance un peu, afin que la pauvre désolée madame de Monthoux, votre chère et digne belle-sœur, reçoive plus tôt la consolation qu'elle désire de vous; ainsi qu'elle mêle témoigne, elle a grande envie de vous revoir en ce pays; mais je ne sais si vos maladies et quasi continuelles infirmités nous peuvent permettre de l'espérer. Dites-m'en votre sentiment, ma chère fille, non pour avancer les années de votre gouvernement, car il les faut achever; mais, après cela, je voudrais bien que nous puissions donner ce contentement à cette chère veuve, qui en a grandement besoin; mais il y a encore du temps d'ici là pour en parler.

Ma chère fille, pourquoi laissez-vous ainsi affliger votre cœur par des peines intérieures sur une ombre de soupçon que j'ai pensé que vous ayez manqué de simplicité vers moi? car, ma fille, je ne vous disais pas que vous l'eussiez fait, mais seulement qu'étant avertie par plusieurs de nos monastères que vous étiez retournée aux bains, je ne le voulais pas croire, que je n'en Basse la vérité de vous. Or, je sais bien que c'est l'extrême

amour que vous awes pour moi (|ui vous i causé cette dooleor; mais, ma chère fille, demenrei en paii d( >lé-là. le sais qoe

pool êtes ma fille de cœur el que je vous iaii Hère de même, el Mère véritablement des plus cordialement affectionnées qoe je pense qu'il se poisse guère trouver; ne doutes jamais de cela, ma chère fille, je vous en prie. Il « il irai qoe toote notre Conlation a été fortemenl touche.' de i od voyage de bains,

m. us j'espère qoe cola ne prendra point de suite. J'ai écrit a presque toos nos monastères qu'il n'j avait point du tout de votre faute, et qoe vous aviez été contrainte d'obéir au commandement exprès (jue VOUS m avait lait votre prélat d'\ aller,

quoique ce lût avec une extrême répugnance et violence qoe

VOUS VOUS êtes laite pour obéir en cela; mais n'en parlons plus,

ma chère fille.

i i tes, mon cour est loucii •.'• de VOUS -avoir eu l'état que vous nie dites (pie vous êtes; nélasl c« I a redouble hien ma dooleor,

i ,H voila notre chère Sceor Françoise-If argnerite Favrol qaj est décédée en l'en retoornant de Marseille en ce monastère, dans notre maison de Lyon, dont j'ai ressenti une sensible affliction. je vous m assure. Notre Serai Françoise-Gabrielle Balli s'en

lUSSJ mourant lia pauvre chère Sieur la Supérieure de

tonnes, j«' ne sais li elle n'est pins en vie; ci puis, >i von» suivie/ tout cela, pense/ un peu (jue sera mon affliction! voila

donc comme Notre-Seigneur me va déponillanl de mes plus chères filles. Obi je voua prie pourtant, tandis <|ue mus ave/ encore nn peu île vie, qoe voos fassiei ce qoe mih poovei pour ia conserver, afin de servir plus longtemps Don et la aie Religion; mail je vous en conjoro, ma très-chère fille, «t .pi.- pendant que vou^ vitras, v<»u- làcbies, tant qu'il voua ble, de luen établir eu nos Beaors le vrai esprit «le

leur vocation, de douceur, Miaviteet respe I les unes CnfCri

les antres, « t le cordial rapport el «huit, envoi i le- infirmes • [ : 1 1 que celles qui [gouvernent loui unh h- tassent avec

esprit d'humilité et de douceur, et non impérieusement et avec

maîtrise.

Ma très-chère fille, je crois qu'il est expédient que vous graviez fort dans l'esprit de nos Sœurs l'importance qu'il y a, que jamais pas une n'ait espérance de pouvoir user de ce remède des bains, et que vous leur fassiez entendre que toute notre Congrégation est résolue de plutôt mourir que d'y aller, puisqu'elle sait que notre Bienheureux Père ne le voulait pas. Certes, je vous puis dire pour votre consolation, que tous les prélats témoignent une spéciale dévotion et révérence à notre Bienheureux Père et à toutes ses institutions et intentions, qu'ils protestent de vouloir maintenir dans les maisons de leur obéissance sans y rien innover, et tous nous aiment fort. Je vous conjure, ma très-chère fille, de vous réjouir en Dieu parmi toutes nos Sœurs, car cela leur sera à grande consolation. Je les aime avec vous de tout mon cœur, suppliant Notre-Seigneur de les remplir toutes de son pur amour.

Je salue très-humblement M. Riollé, que j'honore avec dilection et estime. Je salue aussi les amis de ma connaissance et suis toute vôtre.

Conforme à une copie gardée à la Visitation du Mans.

LETTRE MLVII

A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DE BLONAY

AU PREMIER MONASTKRE DE LYON

Éloge de Sœur F. M. Favrot. — Ordre donné par la Mère de Châtel de garder copie des Lettres de sainte Chantai. — Gomment assister les mourantes.

vive -j- JÉSUS !

[Annecy], 2 décembre [1630].

Hé! qu'il est vrai, ma très-chère fille, si l'Institut avait beaucoup de semblables Sœurs que notre pauvre très-chère défunto [F, M. Favrot]-, je ne serais pas tant en soin que je suis quel-

quetois! Mais je m'en repose pourtant à la divine Providence oui nifl J j î « - r i Eure de beau ouvragée avec de chétifj outils,

miK' disait notre Bienheoreoi Père.

Je v<u\ bien que voue voyies les lettres que roua i laisi cette chère Ime; mais je joua prie aussi de me les envoyer après cela, parce (jif il ^ a une ordonnance céans de ma Sœur

Supérieure de Chambérj a celle qui écrit sous moi, quand j'écris quelque chose qui vaille, d'en garder la copia I pourquoi, s'il y I quelque chose en CCS h -lires-là qui vaille le garder, nous le prendrons, sinon nous en pourrons hien faire eoinuie mus dites, les jeter au feu. liais, pour le linge et les babita de celle chère défunte, j'ai déjà répondu à ma Scvur

votre Supérieure ce qu'elle en ferait : et pour la montre, VOUS

fera bien de nous l'envoyer; car puisqu'elle es! de céans, el

qu'on la lui avait prêtée, nous serions hien aises de la ravoir. le CfOis que vous devriez écrire au personnage que vous

penses qui lui avait donné les dii écus pour faire ce tableau, afin de savoir son intention; puis vous le feriei faire selon son

désir, el DOUI l'enverrie/. Niais je Hiis hien marrie que VOUS ne

m'ayes pas écril par votre lettre précédente (cette dernière à laquelle je répondis ce que vous me dites de cette pauvre «hère Supérieure d'Arles1; car c'esl la vérité qu'elle s dd vraiment hiin cœur, el si je peux, je lui écrirai. Faites-lui tenir ma lettre hien lûremenfl par le moyen de IL le prévôt » esl bien la vérité, ma très-, lui,- Bile, que ces derniers

1 I i lirn-Nf il*' Rajal , <i|»|" ! \rl«*s p ir M i l

«in I ■etéqai sa oattfl ville, povr trattiller i la réforme 'l'une

communauté d I rbanistts, ploiieon prof. •-».•> «lu

1 . <lont r||o ,'•! lit s 1 1 j . . Le 12 ! l I ■- ' • ■ * urenl

)ii»f>l.-ili(Mi '!<• voir celte maison drtinitinunnt unie .i leur Institut,

•i «In m.iivit.iiii Ponlil M ancienni - H

ilf, pi h eni l 'li.ilut de I.i V isilation el en embi irdeur qui ne »< I- inenlil ji nai

Hutoin JH4 dite dé U I

passages sont fort importants; mais pour les âmes que l'on sait être toutes reposées en Dieu, comme était cette pauvre chère défunte, on ne doit pas beaucoup les presser de faire des actes et de se ressouvenir de Dieu; car il est vrai, ce qu'elle a dit : qu'il faut peu de chose pour donner de l'inquiétude en ce temps-là. Il suffit à ces âmes que l'on sait qui ont cette habitude de se tenir si reposées en Dieu, de leur dire quelques paroles de temps en temps fort doucement; mais il est bien difficile de donner des avis sur ce sujet, ma chère fille, parce qu'il faut procéder selon la disposition des âmes qui sont en ce passage. Voilà tout ce que je vous veux dire pour ce coup, attendant une ample réponse à nos dernières, et ce que je vous ai envoyé pour ajouter aux Réponses, desquelles je me veux détrapper, quand j'aurai ajouté ce que l'on me demande. Vous savez ce que je vous suis, et Dieu veuille que nous soyons tout à Lui, et consommées en son divin amour! Amen. Qu'il soit béni!

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MLVIII

A LA MÈRE MARIE-MARGUERITE MICHEL

SUPÉRIEURE A BESAXÇOX

Elle se réjouit de l'heureux établissement du monastère de Besançon. — Bien choisir l'emplacement pour bâtir.

Ma bonne et très- chère fille, A la vérité, il faut avouer que c'est par une spéciale conduite de la Providence divine que votre établissement a si heureusement et avec tant de bénédictions réussi, parmi de si grandes difficultés f je L'en loue et remercie de tout mon cœur, et tiens lei contradictions et oppositions que vous y avez eues pour des

ANNEE Ki30. 543

marques cvi lunes de la gloire que Dieu prétend d'en tirer, par le moyenne tant de chères âmes qui se voueront efl consacre-

rOOl a son saint service, lesquelles étant |j parfaitement bonnes

eoinme sont celles-là , on ne peut espérer que beaucoup de

bien.

Je suis consolée de ce que vous me dites que le bon M. Cbassignel veut écrire cette fondation, parce qu'étant ré lipar écrit par une si bonne main, Ton ne pourra qu'en tirer beaucoup de consolation et d'édification. El puisque nous parlons de lui, je vous supplie, ma Ires-chère fille, de le saluer chèrement de notre part, et l'assurer que je conserve soigneusement ies sentiments de la cordiale dileclion qu'il nous a

toujours témoignée, et «les grandes obligations que lui a tout

notre [nstitot Je bénis Dieu avec vous, ma chère tille, dc> témoignages d'affection et de bienveillance (pie, contre l'opinion commune, ions recelé/ de votre bon Mgr l'archevêque : tâchez, je fOOS prie, de lier en sorte celle alleetion , que la vous con- Mliailt, SOUS la rendiez encore utile pour l'établissement (h1

no- pauvres Sœurs de Tbonon à Pontarlier, puisque même il a, ainsi que vous m'écrives, donne quelque témoignage de le

vouloir (aire, .le vous ai cent, il n'y a pas longtemps, par

la voie di- M. l'ioton pour cette ailaire, poui l'acheminement de laquelle je m'assure que totre honte ne mih laissera rien oublier. — J'ai aussi une consolation particulière «pie fousayea i pour bienfaitrice la bonne madame de Faverolle, de laquelle sotre maison recevra beaucoup d'utilités temporelles et spirituelles encore, pour 1 1 consolation et édification que vous r.

V I < / de m - vei lus.

! afin, ma très-cbère 611e, j<- ne vois «pie des sujets de béné« dictions en votre lettre; mus encore loul ipécialemenl du bon

rencontre que vous avea lut, tant en p. re ipiritud comme en

lOtl mi <pii est, comme vous me dîtCI lé de

toutes 1< litionsree t un bonheur tout particulier.

Je ne suis point souvenante d'avoir ouï parler que la dot de ces quatre Sœurs eût apporté quelque dommage, ou eût intéressé en quelque façon la maison de Dijon; car, ma trèschère fille, il fallait bien tenir parole, puisqu'on l'avait donnée. Je ne doute point qu'en peu de temps, avec votre bonté, votre soin et votre zèle accoutumés, vous ne mettiez votre maison en bon état, tant pour le temporel que pour le spirituel. Quant à l'estime que vous dites que l'on a de notre Institut, je crois que plus on connaîtra l'esprit des vraies Filles de la Visitation , plus on l'affectionnera, spécialement en ce lieu-là, où je m'assure que les souhaits etla forte inclination qu'avait notre Bienheureux Père que nous y fussions établies ne seront point inutiles, et que vous ne vous arrêterez pas là; car les esprits y étant si parfaitement bons et propres pour notre manière de vie, la Providence de Dieu qui vous a guidée et soutenue parmi tant de difficultés en ce premier abord , vous suscitera sans doute plusieurs autres moyens pour étendre vos branches plus avant, et exercer votre zèle à cultiver ces bonnes et chères âmes.

Ma très-chère fille, voici la quatrième ou cinquième [lettre] que je vous ai écrite dès votre départ de Dijon, sans que j'en aie reçu des vôtres, que celle à laquelle je réponds par celle-ci, et une que vous m'écrivîtes quand vous fûtes arrivée à Mondez. — Je me suis avisée de vous dire encore tout confidemment qu'il me semble que la maison de M. de la Tour, où vous êtes maintenant, n'est pas propre pour bâtir votre monastère, et je n'ai su comprendre par la vôtre si vous l'avez à louage ou comment. Je me souviens qu'étant à Besançon, l'on nous dit qu'il y avait force belles places. C'est pourquoi, ma trèschère fille, je vous prie que pour votre bâtiment vous fassiez choix de quelqu'une qui soit saine, aérée et spacieuse, ce qu'il me semble que celle de M. de la Tour n'est pas, et que vous y seriez trop resserrées. J'ai pensé que je vous devais dire tout

ANNEE L6 tO. **1

simplement ce petit mol touchant votre logement; car je que voire l>on cœur désire que doua vivions avec cette entière confiance ensemble. — Dieu fasse abonder sur vons <•( tonte votre chère famille les plus riches trésors de m grâce 1 le la

salue avec vous, et n'oublie/ pas !<• bon Père Bally et la e!i ar Madeleine (Adelaine).

Conformi- à l'original fjardtj aux .\r. ■!,!.■■* de ! i VUiU i >a 1 \ i KBCJ.

LETTRE IILIX [Inédite)

\ MONSIBI II I.' 1VOCAT PIOTON

1er aicc un ufciir pour 11 fondation dfl I'ont.irlitT.

viu: y Jl

[Am< < | . 5 'I*1' cmlir»* !

Mo\ TiiKS-CHKlt Fitkiu:,

Nous avons reçu vos deui dernières lettres, sur lesquelles vous dis que je n'ai point eu la prétention que vous fassies le

porteur de la lettre que j'écrû m i SoBUT la Supérieur»* >!

inçoo, mais seulement que tous la Bssiea tenir par quelque voie assurée ; car j • sais bien qu'il ne tant pas presser M«jr l'archevêque, et qu'il faul avoir nu peu de paiienre en l'affaire

que DOUS d le lui; m lis parer que, «lins cette lettre, j'ai

parlé d'autre chose que de I» Fondation de Pontarlier1, <

pour cela que je d< -nais que m i Sœur la Supérieure la r

■H plu- tut qu'A Se pourrait. Ou an! au m r qui app<

,u Père dom Juste, il n'est pas encore de retour:

au moins n'rn IVOnS-[nOns] point eu de repon-

Poor M le docteur Pavrot, je crois qv I le Brère de f< m i pauvre très chère Sceur [F. -Marguerite] Vous envoyâmes,

1 Ce projet

il y a quelques jours, à ma Sœur la Supérieure de Thonon, une lettre pour lui, que cette chère âme lui écrivait un peu de temps avant sa mort, avec une des miennes pour la prier de les faire tenir. — Je vous supplie, mon cher frère, d'aider un peu cette chère Sœur à tirer le payement de M. de Charmette ; car je vous assure qu'il y a je ne sais combien de semaines ou de mois que nous ne vivons que d'emprunt, tant nous sommes nécessiteuses. Vous nous obligerez bien de nous faire cette charité, laquelle nous attendons de votre bonté et piété. Croyez, mon très-cher frère, que d'une affection entièrement sincère, je suis, après vous avoir souhaité le comble des grâces célestes, votre très-humble, etc.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy .

LETTRE MLX

A MADAME LA DUCHESSE DE NEMOURS

A PARIS

Demande de papiers importants. — Témoignages de respect.

Madame ,

Ne serai-je pas importune à Votre Grandeur de lui écrire si souvent? Ce n'est pas mon dessein, mais de conserver en sa mémoire le cher souvenir de ses plus petites, mais très-obéissantes et très-humbles servantes, qui l'honorent avec toute la dilection et respect qui leur est possible, et ne veulent jamais cesser de faire à la divine Majesté leurs vœux et prières pour votre conservation, Madame, et celle de Messeigneurs vos dignes enfants, et pour l'augmentation de Vos Grandeurs en toutes prospérités.

La Sœur [Favre, Supérieure du deuxième monastère] de

ANNEE 1630 Hfi

Puis nous a «lit de votre part, Madame, que ! i grâce que nous avions espérée de votre bonté ne nous sera point accordée maintenant; mais j'espère qu'elle le sera un jour, du moins la jouissance des six cents livres de rente que Monseigneur non s avail accordé <\*' pouvoir posséder en ses fiefs, dont nous vous envoyâmes les patentes, Madame, pour y obtenir la prolongation do quelques années. le ne sais m Votre Grandeur non- aura fait cette grâce, car nos papiers no sont point retournés en dos

mains, bien qu'il [VOUS] ait plu nous mander do les nous avoir

renvoyés, mais nous ne les avons pas reçus; et parce qu'ils nous sont très-importants, Faites-nous cette grâce, Madame, qu'ils nous soient rendus, s'il mu^ plaît, et pardonnes l'importunité de celle qui n'en voudrait jamais donner a Votre Gf ndeur, m lis toutes sortes de contentements on la très-humble

obéissance qu'elle lui doit, sdionnrant av< e un amour d'incomparable respect et soumission Cn qualité, Madame, de voire, eh-.

pic de I Vrclmca nationales, fouds fra:

Page 1