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m M \ caiai FM n. n que ce mol i vous dire; e.u- je vous écrivis l'autre
jotjr seulement ; mus M Pa;;< l a voulu avoir une lettre de moi
pour madame de Nemours, et un billet pour vous. root se porte bien S S ur. M de Charnu Ite j es! ai -
famille, (jiie je a in. un.- >.m|. I doOC a celle
bonne princesse pour ravoir au moins nos papiers, avec l'augmentation des années pour les six cents livres de rente qu'ils nous ont données. — Je n'ai toujours point reçu votre lettre de la solitude, et ne sais pas si toutes les miennes vous ont été rendues, entre autres une où il y avait deux écus dedans, pour nous faire avoir certaines laines et soies. Ma vraie fille, vous savez de quel cœur je suis vôtre, cela est au-dessus de toute comparaison en ce monde. Oh Dieu I que je souhaite que nos cœurs ne vivent plus que pour l'amour du Sauveur, ou au moins tout en son amour. Qu'il soit béni.
Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Chambéry.
LETTRE MLXII (Inédite)
A LA MÈRE ANNE-CATHERINE DE BEAUMONT
SUPERIEURE A GRE\OBLE
Rien ne manquera aux âmes qui cherchent premièrement le Royaume de Dieu. — Une Supérieure doit former des Religieuses capables de lui succéder et ne pas surcharger la maison de personnes iufirmes.
vive \ jésus!
Annecy, 9 décembre [1630J.
Vous ne sauriez croire, ma vraiment très-bonne et trèschère fille, la consolation que m'a apportée votre lettre, car je vous assure que j'étais tout affamée de savoir de vos chères nouvelles. Je bénis Dieu de ce qu'il Lui a plu préserver votre maison du mal contagieux. Ces Messieurs de Grenoble qui furent ici l'autre jour nous en avaient déjà bien assurées ; nous vous écrivîmes par eux. Ils se nommaient MM. Ponnet, de Somoron, Rochette et Miltollier, qui tous quatre vous témoignaient beaucoup d'affection. Je serai bien aise que vous en témoigniez bien de la reconnaissance à mesdames leurs femmes, quand vous les verrez, car ils nous ont beaucoup obligées.
awu: 1630 l'ai reçu une grande consolation *I «* voir le soin de la divine Providence sur vous, en la eharitë de feu la pauvre madantc
de Uouqueron, je prie Dieu qu'il la lui rende. IfosM VOjes par
m. i très*chère fille, (ju il oe faut, iîdoo t *i«*ii ch< rcher premièremenl le Royaume de Dieu, car si noua Le servons fidèlement, Il aura soin que le reste ne nous manque |
Nous n'avons pas été exemptes, non plus que vous, d'avoir beaucoup de malades; car presque i<uii an long de ce! été l<> liti de notre infirmerie ont été pleins, bien que, grâce à Dieu, Il n'ait pas permis que nous ayons en des maux contagieux, mais seulement diverses maladies asseï ordinaires. Et pour vous, ma chère fille, je vous prie de vous soulager le plus <iu*' vous poorres, et surtout de vous garder «lu froid, do serein efl du brouillard; car je pense que c'est cela qui vous cause ainsi ce catarrhe; parlez peu, écoutes beaucoup.
Je bénis Dieu de ce que vous me dites que dos Sœurs <>nt si
bien lait leurs solitudes | retraites |. Ma Irès-ehere tille, je n'estime pas moins le chemin par lequel elles marchent que si elles avaient beaucoup de consolations et de sentiments de dévotion ; car si elles sont fidèles < d cette voie, Dieu ne les laissera passans se manifester à elles et leur faire sentir la douceur de ses suavités.— Il m'est venu en la pensée ce matin, avant d'avoir reço votre lettre, devons dire que si rien dc dous presse à la fin de vos trois ans , que nous vous laissa ions encore trois antres sus en votre maison; et partant, il but de bonne heure que voosjeties les veux sur celles auxquelles vous verres plus de dispositions pour vmis succéder en Is supériorité, afin de les mettre en estime et en crédit envers les antres Sœurs; et par le s,,iu que
ioii> prendn I S les Cultiver et 1 1 1 « — . i elles se puisMiil rendre
iblei An ; ; < • 1 1 v « rnement. El premièrement, il me semble que
devei regarder poui « i 1 1 ma Smur as>i>tmte, car si lu en elle a inclination aux « li irg< s n Iev< es, ce n < si pas par orgueil
m ambition, m lis par I i iletianee qu'elle a d'elle-même, (pu
nourrit et accroît quand on ne la relève pas et qu'on la tient es offices bas; il lui semble alors qu'elle n'est propre à rien, et qu'on n'a pas de bonne espérance d'elle. Vous avez aussi notre Sœur de Bourges, en laquelle je ne vois rien à redire, sinon que je craindrais que sa grande douceur ne laissât bien croître de la mousse dans la maison; néanmoins elle se pourra bien faire d'ici à ce temps-là. Il y a encore nos Sœurs de Rofat, M.-Félicienne [Baudet], et la Sœur directrice : tout cela a, ce me semble, des dispositions pour le gouvernement, avec le soin et la peine que vous prendrez à les former, pourvu qu'elles aient la vertu requise à cela, laquelle elles peuvent acquérir avec le temps, si elles sont fidèles à marcher droitement devant Dieu. Travaillez donc autour de toutes, ma chère fille; que si c'est en vain pour elles, ce ne sera pas inutilement pour vous, si vous le faites parce que votre chétive Mère vous l'a dit.
Quant à votre novice, je n'y vois pas de dispositions pour être reçue à la profession; mais néanmoins je m'en rapporte à ce que Dieu en ordonnera, et à l'examen que nos Sœurs en feront. Votre maison est déjà assez surchargée de filles infirmes de corps sans en accroître le nombre de celle-là , qui avec cela est encore imbécile d'esprit : je vois bien que ce serait une grande charité de la garder; mais vous la devez premièrement à votre maison de ne pas la remplir de filles qui y soient inutiles, car vous en avez assez de telles. Vous avez bien fait de ne pas écrire aux monastères l'accident de notre Sœur M. H. — Je réponds dans notre mémoire pour les officières. Hier seulement j'ai reçu votre lettre; aujourd'hui, ma très-chère fille, je réponds et les renvoie àRumillyà ces Messieurs de Grenoble, avec celles que nous avions déjà écrites.
Voilà votre lettre répondue, ma très-chère fille; il ne me reste rien, sinon à prier Dieu qu'il vous fortifie et donne la santé requise à porter le fardeau qu'il a mis sur vos chères épaules. J'espère que sa Bonté le fera, et de votre part je vous
prie d'y apporter ce que vous pourrez, car cela est requis au hicii de mm Elles, jusqu'à ce qu'elles soient un peu plus affermies. Dieu, par h douce miséricorde, leur fasse la grâce de ctaminer eu leur voir humblement et fermement, et roui comble de son saint et pur amour, auquel j<' suis el de tout mon cii'ur, ma Lrès-chère fille, entièrement vôtre, je voos assure.
Conforme à une copie Je l'original gardé i la Visitation de Toulouse.
LETTRE ULXII1 (Ai dite)
\ \.\ \li;i:i: MARIE-J ICQI ELINK l'.WiiK
si ;
Pirojel d*ane rondâtion. — .Alï.iir.
V 1 1 ! : y JK-; I
[Annecy. ' I «30-]
M\ Tafts-caÈai nui:,
Voilà une lettre qu'un Révérend Père Jésuite m'a écrite, avec la réponse ouverte, afin que vous la voyiez, el que si l'affaire donl cil»' traite l'achemine par vous, vous ne la fassiez pas donner. J'ai cru la devoir (aire ainsi, el n'ai p.is cru qu'il lût a propos de voua la n nvoyer, .1 cause <lu désir que ions verrez qu'a Mgr l'archevêque d'avoir des Religieuses qui ne soient1 pas de nation ; mais si l'on peut faire changer la pensée qu'il 1 pour ce sujet, el qu'il veuille prendre «le vos Religieu von / m. 1 f • 1 1 !»• «i pour suivrei la fondation p
vous
n9ai rien VOula répondre sur la proposition que le Père me fait de nol - ur Marie-Agnès [Le Roy], parce «pi»' je ne crois p is que vous la voulu-/ donner, .1 cause que <1<' longtemps von- ne [ "in Sœo 1 omtne celle I) , qui
lui r.-i palilc <i ir utilement votre maison. \l us de cela el
de la lettre vous en ferez tout comme bon vous semblera, car je vous remets entièrement cette affaire; que si vous voyez qu'elle ne puisse réussir pour vous, vous la poursuivrez, s'il vous plaît, pour cette maison. Il faut que je vous dise encore, ma très-chère fille, que la cause pour laquelle je n'ai pas voulu dire qu'on vous avait parlé de cette fondation, est parce que le Père m'en écrit de la part de Mgr l'archevêque, et je me suis souvenue que le Père de l'Oratoire ne vous l'ayant proposée que comme de lui-même et non de la part de Monseigneur, ne serait peut-être pas aise que l'on sût qu'il vous en eût parlé sans en avoir la charge de mon dit seigneur; mais si vous voyez que ma lettre doive être autrement, je vous supplie de la refaire.
Après avoir écrit jusqu'ici, nous avons reçu les laines et soies qu'il a plu à votre charité nous envoyer, et vos lettres du 29 octobre tout ensemble , dont nous vous remercions mille fois. Mon Dieu! ma chère fille, votre bon cœur nous fait tous les jours mieux voir ce qu'il est pour nous, ce qui me donne de grands sentiments de dilection envers lui. Mais ce n'est pas cela que je voulais dire : c'est que il est vrai que M. Vincent [de Paul] et ma Sœur la Supérieure de la ville nous ont écrit pour nous faire prendre ma Sœur M. -Marguerite; mais le chemin d'ici à Paris est bien long pour la faire venir, surtout en cette saison. C'est pourquoi je crois que vous ferez grande charité de la prendre, car je vous le dis franchement, ma chère fille, j'appréhende de mettre cet esprit dans une si grande communauté, ayant si peu de loisir de vaquer à le cultiver. Il sera donc bien plus à propos que vous la preniez, parce qu'aussi bien, si elle venait ici et qu'elle fît du mal à notre communauté, je la renverrais; comme de même si elle en fait à la vôtre, vous devez faire; puis on cherchera quelque expédient pour remédier à cet esprit. Il est de vrai à craindre qu'elle ne se lie avec ma Sœur Madeleine, si elle demeure au faubourg, c'est pourquoi il la faudrait renvoyer au grand couvent ou à
AWl.i; 1G30.
la M. — Ma chère fille , c'est sans loisir que je fais ce billet, et ut- poil écrire à la très-chère Sœur de la ville, mais je la
salue; ce sera pour Ja première occasion* Le doui Sauveur
naissant nous rende (lignes de son amour el imitation, luuii.
Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Cuamh
LETTRE AILXIV \ LA MÈ1E M.\iUi:-\iMi';i: DE BLONAY
AU PREUIKR HW1
La Sainte achève ses lirponses ; sa répugnance à les voir imprimer; défense de
lai lu- r >ortir des monastères. — UmgC dei carte-; POV le bol ordre il.' I.i — Souhaits ardents de vivre dans une parfaite dépendance* — .\lundon à l.i volonté divine.
VIVE j jkm !
[Annecy1, 2 i décembre [1630].
|f| THKS-CHKHi: FII.LK,
Votre lettre à ma Sœur la Supérieure de Bloia est fort bien. Nous lommei aprèi considérer s'il ne sera point mieui de tout laisser! la divine Providence, que de la vouloir rappeler, prévoyant, sur (\f> bonnes Conjectures, que peut-être aurions-nous
bien peine d'en venir à bout, el qoe cela ferait nu nouveau préjudice à l'Institut; mais j'espère que Dieu aura soin de tout, el que peut-être nous donnera-t-il le moyen de (aire quelque chose
de notre côté, pour empé< lin le mal qui pourrait arriver, CC que
nous tâcherons toujours de faire le plus fidèlemenl qu'il doui possible.
.1 n .h pas encore vu les dernières demandes de ma Sum
I tante, n'en ayant pas « n !<• loisir; mais, voyo-vous, ma
très-ci n y désire grandement (jue désormais nous
n'ayoni i lalrc lanl de demandes, et que nous nous occupions bien ■ Faire [coque nous savons] j car il notre Bienheureui
Père «li-, lit que i j oies nr tai>an ut pSJS des iniracl» ■> ,
ncoup moîni les mi. mues aurout-elles effet, si ce n'est eu*
vers quelques-unes qui auront bonne volonté; mais celles-là feront toujours prou d'elles-mêmes. Je veux pourtant achever ces Réponses, puisque vous autres premières l'agréez et désirez tant; et, pour cela, j'attendrai encore un peu ce que nos maisons me voudront faire savoir pour y mettre; mais il me semble qu'il n'y a pas plus grand'chose qui soit important à éclaircir, et je vous assure que j'ai envie d'en être défaite. La cause pour laquelle notre Sœur la Supérieure du faubourg les veut faire imprimer, c'est qu'il y a une grande difficulté d'en faire écrire tant de copies qu'il en faut pour donner à nos maisons, et afin qu'en les écrivant l'on n'y change rien; car, si ce n'était cela, jamais je ne pourrais me résoudre à laisser imprimer ces choses-là, parce que j'ai une si grande aversion à entendre seulement ce mot, de les faire imprimer, que j'ai peine à le supporter; mais elle en veut seulement faire faire cent ou six-vingts copies, afin de les distribuer à nos maisons. Que s'il faut que j'y ajoute après cela encore quelque chose, on le pourra faire remettre, si l'on en fait d'autres copies; et je m'attends que l'on ne me donnera pas la mortification que jamais il en sorte rien de nos monastères, ce qui me fait condescendre au désir de ma Sœur la Supérieure, qui me l'a ainsi assuré.
Pour ce qui est de faire demeurer les Supérieures déposées aux maisons où elles ont gouverné, il me semble que nous en sommes bien dans la pratique. N'y a-t-il pas celles de Rennes, de Bourges, Montferrand, Riom , vous, et encore quelques autres? mais après qu'elles ont demeuré quelque temps déposées, si les Supérieurs pour quelque nécessité les veulent employer ailleurs, il est bien force qu'elles obéissent, et il m'est avis que je les exhorte bien à demeurer le plus qu'elles pourront aux monastères qu'elles ont gouvernés; car c'est bien la vérité que nul ne sait ce que c'est que la vraie soumission s'il ne la pratique après avoir longtemps gouverné. Je fais tant détal de celles qui s'y comportent comme il faut, que j'estime
a.wi.i: 1630. 551
qoc c'est une des meilleures preuves qu'elles puissent rendre
de leur fraie vertu.
Je ^uiv bien manie de l'accident arrivé à Ifgr votre cardinal : je prie Dieu qu'il vous le conserve, car c'esl on digne prélat; vous perdriei beaucoup s'il mourait. Au surplus, ma très-chère fille, je bruis Dieu de tout mon cœur des bénédictions qull répand sur votre famille, et Le supplie de Les y continuer efl
croître toujours plus. Je ne vous saurais rendre, ce me semble, un plus grand témoignage «le l'estime que j'en ai que celui-ci : je suis bien aise, quand vous (ailes dv> fondations, car
je ne suis pas ainsi satisfaite de toutes; plusieurs en font on veulent faire que je voudrais bien qui s'en abstinssent '. Je ne doute point que la maison où vous serez ne soit toujours tort
unie avec celle-ci; car je sais bien que tout votre coeur y est, ma très chère tille.
I • -t une vérité tonte sincère que notre chère défunte [F.- Ilarg. FaVTOt] avail une vertu solide; vous ave/ su quasi tout ce qui était de BOO intérieur, car il est Vrai qu'elle était sujette à
<*- ennuis d'esprit dans la vue de sa bassesse et (le son
lut; mais (fia avec une simple et quasi continuelle union de
1 Le monastère de Belli ratai! tool . nenl profite de l'autorisation
ùnte de Chantai en faisant no( lation aa Pay, Cet établissemenl At >r\ d ilioni puissantes, qu'aplanit L'interteotion de la
\ Y tutru h". \ p< ine 1 1 | :•' v ille, <>u il
1 1 famine ) él ut em >re el l de to 1/ Ion rue I>i ta, (<>ntrr l'intention
lit, on peai dû s miracoJetfrsèment, syant tdlrrnonl cl Ici volonU l de CMJ q i
opposaient le plus, qu'enfin | entement de M, I- t celui des
nea reçues et rt.ilili.-- !•• Jl dovi I
jour de la Pn de Notre-Dame Les Bel
1 1 Mi re Inn l'on in, l( S M -'Diérèse
i, Mi G nantie JomareJ al M
Claire Boucbetel. H \oirt inédite de la fondation <ln I'uij.)
son âme avec Dieu. — Vous verrez bien par celle-ci que nous avons reçu votre paquet remis à l'écolier; et depuis cette lettre commencée, les vôtres dernières.
Pour ce qui est de ces cartes, ma chère fille, cela vient de notre Bienheureux Père, lequel ayant été à Port-Royal y en vit grande quantité, en sorte que l'on ne parlait en cette maison-là quasi que par ces cartes, et ce Bienheureux Père m'en fit grand état pour l'aide que cela donne à conserver le silence. Or, comme je passais, en revenant de Paris, à Port-Royal, je les vis, mais je ne les goûtai pas, parce que je ne les pouvais comprendre, si bien que je n'en pris que les plus aisées que j'apportai, et les autres demeurèrent à faire. Ce n'est donc pas une nouveauté de les avoir faites, ma chère fille, mais une tardiveté en mon obéissance, non de volonté, mais de ce que je ne les comprenais pas. Mais maintenant que nous en avons l'intelligence , nous les trouvons d'une utilité nonpareille , surtout celles des cellules et balayages, parce que cela décharge grandement la Supérieure de plusieurs demandes superflues. Je vois clairement que le silence et la tranquillité s'en gardent mieux, et que le bon ordre de la maison est mieux observé, et cela sans peine ni de la Supérieure ni des Sœurs, qui généralement les trouvent d'un grand soulagement. — Vous auriez grand tort si vous ne me disiez pas toujours entièrement et sans réserve ce qui se passe en votre esprit; car je vais avec vous avec une telle confiance qu'il ne s'y peut rien ajouter, et ne fais point tant de considérations si je le dois, comme vous en faites : ôtez-moi ces doutes-là, je vous en prie, car notre Bienheureux Père disait que l'on me pouvait tout dire.
Cette chère âme , ainsi que je le remarque dans ce que vous m'avez écrit d'elle, a dit cinq ou six choses que je voudrais qu'elle n'eût pas dites. Je ne dirai que celle-ci : qui fut qu'en sept ans elle n'avait mangé que je ne sais combien de livres de viande; cela était conforme à son inclination austère et non à la
Règle. Vous aurez bien vu dans rues lettres que je n'ap pi ouvais pas qu'elle nourrit si mal ses filles, que Ton a 060*4 plusieurs rire mortel bule d'avoir été bien nourries; cela m dit dans
votre communauté lotit haut. Quelque esprit austère en pourrait
tirer quelque imitation préjudiciable; répare! cela sans intéi . sser la défunte.
Le surplus, je I»1 I tisse à la Providence, devant laquelle ces
chose* SOUfl ce qu'elles sont en vérité. Je n'en diminue pool
cela rien de l'estime que j'ai de cette très-chère âme, que j<' connaissais jusqu'au fond pour être en effet toute bonne; mais,
comme disait notre Bienheureux Père, il n'y a eu que le S mv. u r et SS Sainte Mère qui aient donné au milieu du blanc, les Saints en ont approche, mais ils q'| ont pas atteint ; les inclinations font toujours quelque petite ombre, mais cela u\ il rien. Oh! plut à Dieu (pie nous eussions plusieurs telles aines! Je reSSeUfl toujours ce que j'ai perdu en elle, tant je suis im-
moi tiliée ; car j'en attendais beaucoup d'utilité en toutes façons; Dii d ne m'en a pasjugée digne, qu'A soit béni de tout.
VoUSm'avei Obligée de me donner Ta vis de celte communication, ee la est i m portant : j'enécrispOUrla 1 aire cesser net lement;
on le fera, je mVn assure. Notre Bienheureui Père la tenait
- ir \. | bien capable d'autres choses (jiie de la grille , et il me
dit même, en ses derniers jours, qu'elle ferai! bien partout
en avait grande estime, je le sais; mais il <lî>.iit <pèil ^ avait
pourtant quelque début, COmnie il est vrai. Je crois de savoir les
i [Sœurs] ci qu'elles ton! céans, el m'] fonl fort peu de peine, bien qu'elle! en irent beaucoup a la chère défunte, l'eusse pour m consolation, qu'elle les eu! tues maintenant
cette famille, elle ) SU! bien trouve de <pi"i louer Dieu. — Je
ci. uns que voir.' assisl mte n'< >■ la h! mal ; j\ i-
I que km! se redi le m puii mu je vous
dirais sur ce sujet , j'aJ , on lu née que SOI tfil | Muteront profit, «pic hou me donnera l'adirée de le> utilement emplov.i I
cette chère âme, en laquelle je sais qu'il y a de notables changements en mieux. — Quant à celle de Dijon, je sais de bonne part qu'elle fait bien, et vit assez retirée et suit toutes les communautés; elle est fort infirme, et une Sœur me l'écrivant, ce me semble, j'ai recommandé que l'on en eût du soin; mais non en tels termes que l'on vous dit. — Non, les sorties non nécessaires ne sont pas selon mon goût; je toucherai cette corde un jour que Dieu me donnera, afin qu'elle sonne agréablement et utilement.
J'aime d'inclination le cœur de votre chère Supérieure : il est bon, et j'espère qu'un jour elle sera une digne Supérieure et zélée à garder les lois de l'Institut; elle a une grande franchise qui me plaît, et sera utile avec le temps. C'est par une spéciale providence de Dieu sur nous qu'elle n'y a pas égard. Oh Dieu! mériterai-je cette grâce, qu'avant que je meure, je sois en soumission et en fasse le profit qui s'y peut faire? Hélas ! ce ne sera jamais qu'avec certaines réserves qui gâtent tout; mais notre bon Dieu fasse de nous ce qu'il Lui plaira, soit pour nous purifier ou nous laisser dans notre rouille et chétiveté! Cette sainte enfance nous prêche merveille. Sa Bonté nous rende participantes de ses mérites, par une vraie imitation. C'est trop, adieu, vôtre, vôtre sans réserve.
[P. S.] Ma très-chère fille, j'avais encore oublié de vous dire, pour ces cartes, que nous ne les envoyons pas à toutes nos maisons, mais seulement à celles qui les demandent, le Coutumier disant qu'elles seront maintenues selon l'ordonnance de la Supérieure, qui non-seulement peut, mais doit faire ce qu'elle jujje à propos pour le bon ordre de la maison, et nous trouvons que cela y aide. — Ce jeune écolier n'est pas venu nous apporter le paquet, mais l'a remis à un ecclésiastique qui fut volé par les chemins, et on lui jeta les lettres, après qu'ils eurent défait le paquet, dans lequel nous n'avons trouvé que votre
lettre, et une de ma Sœor [la Supérieure] «lu second cornent, avec vos demandes, et une lettre d'Orléans pour nous, et quelqo'aoe pour notre Sœor lfarie*Elisabeth; je ne sais s'il \ en
: i V .lit plus que cela.
Conforme a l'original garde aux Archiies <!■• la Visitation il \nnery.
LETTRE \IIAV
\ LA HÈIE ANNE-THÉRÈSE in: PBÉCHONNET
si ihuh M a uo\T»t nnnii
souverain bien est an l*aeeomplunenient il«* la volonté divine. — La M il b Pfi 'flioîinrt prni l'oecnper des ih mûre in gouverne-
ment <!»' sa communauté. — Conduire lei ÉOM loocenr.
I IV K y n>
[Aai i Ml] M\ li;i>-r.iu:ia; PILLE,
[ncontinenl que je sus le trépas de cette bonne mère ', j'allai communier pour I»* repos <le son .une, que Dieu a reçue, je m'assure, dans le sein de sa Bonté. Hélasl ma très-chère Sœur, je ne m'étonne nullement des grands sentiments que cette rai ion vous a apportés; il est impossible de les empêcher à la nature; mais loué soil Dieu que votre très-amère amertume l'esl laite en paix, que votre espril esl sans trouble, el qu'il adore tmoureusemenl la volonté suprême qui lait tontes cfa pour notre mieux.
I rie M depuis
ndaitf '!•• - 1 'li Su .| 1 1 . t ii .i il ploi ;,
\ ut «l<- ce monde m ulaine .le
fcfontfan, sa mi ût paru plus généreuse et splen-
les .m. ii ru !/ . elle I
vi m delta «'t d'ail. m lléi-s. Il
lu: jugé à prop «, lelon la don I , rit de notre i uni I
■M « Btta 'I" I nu.it |>oint >r> iMif.ui