I — LE CHANCELIER OLIVIER A JEAN DE MOREL
Monsieur, j'ay receu par les mains de Mons"" le Prévost d'Estampes celle que Mons' le président de THospital a naguères escripte à monsieur le Rév. Gard*' d^Armaignac -. De qua nihil aliud
1 Lettre autographe (Lat. 8689, f. 34).
■2 Les épîtres de l'Hospital circulaientmanuscrites et assez souvent sans nom d'auteur. M. Dupré Lasale {L'Hospital ivant son élévation au poste de chancelier de France, Paris, [875, p. 323), qui ne connaissait de la lettre d'Olivier que a partie latine, a cru qu'elle se rapportait à l'épître apologétique de L'Hospital à Barthélémy Faye qui circula en iSSy. [Mich. Hospitalii Galliarum cancellarii carmina, \msterdam, 1732, p. 358). Il s'agit au contraire de l'épî- ;re : Ad Georgium Armeniacum Cardinalem; ex morbis :)uae utilitas percipi possit {Carmina, p. 24). Les lettres Je Georges d'Armagnac, évéque de Rodez, ambassadeur à ïlome, etc., sont conservées en grand nombre à la Bibl. lationale. On en trouve parmi les lettres au cardinal du
dicam quam quod vel sine titulo auctorem suum référât, et bis mille aliis intermixta non me fallere queat. Perlectam seposui per ocium subinde relecturus, cum Musis simul ac Philosophiae indulgere juvabit ^ D. Bellaii poemata mihi post tuum discessum ter quater relecta semper magis ac magis allubescunt ^. Quamquam sunt in iis ^ nonnulla quae me fugiunt, quod scilicet res ipsas non capio. Nescio quid ille Graecè vel Latine praestare queat : hoc unum scio qualia
Bellay. M. Tamizey de Larroque en a publié un assez grand nombre, qui forment un volume de la Collection Méridionale (Lettres inéd. du Cardinal d'Armagnac, 1 8'j4). ^ Le no 8385 du fonds latin contient (ff. iSg-iôo), la copie d'une belle lettre d'éloges cicéroniens, écrite par Olivier à L'Hospital avant que celui-ci fût chancelier ; c'est du moins ce que nous apprend une note qui paraît de la main de Morel. Olivier débute ainsi : Janus tuus Morellus, imo et noster maxime, tuam nobis epistolam reddidit, versibu» conscriptam plane tuis, sed in quels te ipsum quottidie superas... Ex Leonvillano nostro, xvij cal. augusti.
2 Parmi ces vers dont Olivier fait un si pompeux éloge, figure un sonnet, le CLIVe, qui lui est adressé : le poète le compare à Scipion et le loue d'avoir eu le courage de quitter la cour, en pleine prospérité, pour aller vivre dans sa terre de Leuville, près Montlhéry, et s'y consacrer aux lettres.
3 L'original porte « hiis ». Plus loin : « que, grecè, prèstare, etc. ».
LETTRES DE JOACHIM DU BELLAY b'/
:ribit, nisi ab eo praestari non posse, qui sii aria ac multiplici eruditione, judicio autem erelegante perpolitus. Nam selectissimum illum lallicas dictionis nitorem ac perpetuam quamdam 1 illa lingua gratiam, qui talem vel polliceatur el jam jam re ipsa praestet, nondum quemquam actenus légère contigit. Tu hune meo nomine lurimum salvere jubebis. Opto homini fortuam tali ingenio dignarfi, nam, vel invita illa, larus ac illustris evadet. Quod si fortunae nihil ccesserit, certe illius ipsius magno probro vel otius ingenti summatum virorum pudori futuam est. Bene vale. 4° Kal. septembris ^
Vostre bon frère et amy, F. Olivier.
(Au dos) : Mons'" Mons"" de Morel, mareschal es logis de Madame Marguerite, Duchesse de >erry ".
1 Dans le recueil des poèmes latins de Du Bellay (J. ellaii Andiyii poematum libri quatuor... Parisiis, i558), ù la partie latine de cette lettre se trouve reproduite, ellc i termine ainsi : Ex Leonvillano nostro, quarto Cal. Sep- ;mbr. M.D.LVIII.
- Morel a ajouté : « Main propre de Monsieur le chanellier Olivier. »