‹ LettresChapitre 7 sur 32 · V'III · texte numérisé non relu

V'III

Jusque là les prédications du P. Duplessis s'étaient bornées à l'enceinte d'Arras. C'est à peine si pendant ses vacances de 1730 il avait pu parcourir quelques villes et villages de la Flandre. Mais sa renommée grandissait. De partout on reclamait ce prédicateur à la parole ardente, mais la population d'Arras ne

NOTICE BIOGRAPHIQUE XLIIl

voulait pas qu'on lui enleva son apôtre. Plusieurs 'des premiers magistrats de la ville déclarèrent ouvertement qu'ils craignaient de ne pouvoir prévenir une sédition si le P. Duplessis s en allait. Le missionaire fut obligé de profiter de la nuit pour franchir l'en- -ceinte de la ville.

C'est en 1734 que le P. Duplessis, pour répondre à l'appel des populations, commença cette série, de grandes missions qui devaient se continuer pendant trente années. Cette date marque le vrai début des courses apostoliques de l'éminent prédicateur. En cette année il fit des retraites à Saint Pol, à Bapaume, à la Bassée, à Douay. A Douay, en un seul jour, 3,000 communiants s'approchent de la sainte table. Dans une seule mission, cent cinquante confesseurs furent à l'œuvre pendant six semaines. Les villages se rassemblaient de trois ou quatre lieues à la ronde pour l'entendre.

En 1735, le P. Duplessis prêche à Amiens. M.

d'Orléans de la Motte, si célèbre par sa piété, venait d'être nommé au siège épiscopal de cette ville. C'est lui qui y avait appelé le missionnaire. A cette mission, dans une seule matinée, 20,000 personnes communièrent. Un autel avait été placé au milieu de la nef sur lequel reposaient dix-sept grands ciboires qui furent remplis trois fois chacun. Douze chanoines

xuv

NOTICE BIOGRAPHIQUE

accompagnés de \Tiigt-qiiatre ecdésiastiqoes portant des flambeaux furent occupés à donner la ccMnmunion depuis quatre heures du matin jusqu'à midi Le sermon de clôture de la retraite fut prononcé sur l'esplanade en présence de 40,000 personnes.

La même année, le P. Duplessis, accompagné de sept de ses confrères, se dirigea du côté du Rhin. H parcourut trois diocèses d'AUemagne et sept diocèses de France. Les églises, étant tn>p petites pour con-^ tenir la foule qui venait l'entendre, il dut prêcher sur les places publiques ou au milieu de la campagne . Le peuple couchait en plein air afin de pouvoir assister au sermon du lendemain. A Valenciennes, on vint le chercher à trois lieues de la ville en chantant des cantiques et à son entrée dans les mui-s les canons, tonnèrent comme pour un conquérant. En Allemagne les bourgmestres lui présentèrent les clefs de leur ville.

Au cours de ces retraites les ennemis se réconciliaient, les pêcheurs se convertissaient. Jamais on n avalt'vu pareille ardeur à venir entendre la parole de Dieu. Dans certaines villes des restitutions se firent au montant de deux cent mille livres.

A Saint-Gennain-en-Laye quelques pères jésuites qui s étaient fait un nom comme orateurs, entre autres le P. Segaud, accompagnèrent le P. Duplessis. L affluence fut immense. Commencée le 29 avril, cette.

NOTICE BIOGRAPHIQUE XLV

retraite ne finit que le 8 juin. Dans une communiogj .géne^rale on compta jusqu'à 4,000 hommes et 3,000 femmes. Le jour de la Fête-Dieu la foule qui s'était porté au sermon était si considérable que le missionnaire dût prêcher dans la cour de Thôpital, pendant qu'un de ses confrères faisait le sermon dans l'église. Après avoir fait des missions dans le diocèse •d'Amiens, à Abbeville, Mont-Didier, Montreuil, Dourlens, Roye, Albert, Villers, à Rouen où il prêcha dans quarante cinq églises, parcouru les villes de la Flandre, de l'Artois et de la Picardie, le P. Duplessis revenait au commencement de 1738 dans la ville d'Arras.

C'est pendant cette année 1738 que devait éclater d'une façon extraordinaire la preuve que le P. Duplessis était appelé par la providence à poursuivre la campagne évangélique qu'il avait si brillamment commen- •cée quatre ans auparavant.

Choisi par ses supérieurs pour prêcher à Arras la retraite de Pâques à la garnison de la ville composée <i'environ trois mille hommes, le P. Duplessis s'en était ^acquitté avec son ardeur accoutumé. Il voulut clore «es prédications par une grande cérémonie religieuse.

Sur une des portes des fortifications de l'enceinte

XLVl NOTICE BIOGRAPHIQUE

d'Arras la piété des fidèles avait fait ériger autrefois na calvaire surmonté d'une croix qui dominait une grande partie de la ville. La croix très ancienne exj.osée à toutes les intempéries des saisons était toute vermoulue. Secondé par les libéralités 3e quelques, personnes chrétiennes, le P. Duplessis en fit faire une nouvelle qui fut bénite le 18 mars.

Elle était exposée depuis douze heures à la vénération des fidèles dans Téglisç des jésuites, lorsqu'une fruitière du nom d'Isabelle Le Grand, qui depuis. quatre années, à la suite d'une chute qu'elle avait faite, ne pouvait plus marcher s'y fit transporter. Après avoir embrassé le pied du signe de la Rédemption la malheureuse infirme se sentit subitement gué rie. Elle était entrée dans l'église trainant péniblement ses béquilles, elle en sortit sans l'aide de personne, marchant d'un pas ferme et assuré.

Isabelle Le Grand était connue de toute la ville. Depuis longtemps les médecins l'avaient déclaré incurable. Le lendemain de sa guérison miraculeuse on la vit suivre la procession qui se fit pour porter solennellement la croix nouvellement bénite jusqu'au Calvaire.

L'évêque d'Arras, Mgr François Baglion de la Salle, voulant perpétuer la mémoire de cet événement miraculeux, en consigna tous les détails dans un man-

NOTICE BIOGRAPHIQUE XLVII

dément resté célèbre. La croix d'Arras devint le but, de nombreux pèlerinages. On s'y rendait en processions des provinces les plus éloignées. Avant la fin de Tannée 1738 douze à treize cents mille pèlerins avaient déjà été s*y agenouiller. Il en venait jusque d'Allemagne, d'Angleterre, et d'Italie. Le Pape avait, fait traduire en italien le mandement de l'évêque d'Arras. Un grand nombre de malades se relevèrent guéris pour prix de leur foi. Piusieurs auteurs du temps racontent les prodiges étonnants qui s'y accomplirent. Un vicaire de Saint-Géry, une des paroisses. d'Arras, en composa un livre intitulé : La dévotion av. Calvaire qui eut de nombreuses éditions. '

La gravure s'empara à son tour de ces faits prodigieux et représenta sous tous ses aspects la croix miraculeuse d'Arras. Ces images furent répandues, dans toutes les provinces de France. Plusieurs de ces pieux mémento sont parvenus jusqu'à nous. On en conserve encore quelques exemplaires au monastère de l'Hôtel-Dieu à Québec.

On y voit la croix fameuse plantée sur les remparts de la ville. Le P. Duplessis revêtu d'un surplis est représenté debout sur le piédestal du calvaire dans l'attitude du prédicateur. Sur" le fronton de la, porte de la ville, dominée par la croix, on lit l'inscription " CLAMAVI AD TE ET SANATI ME. " La.

XLVIII NOTICE BIOGRAPHIQUE

procession défile au pied du rempart. Le clergé mar- •che en tête, puis viennent les chanoines, Tévêque, les magistrats en grands manteaux d'hermine, la garnison isous les armes et la foule immense. Sur quelques unes de ces images on lit cette naïve légende :

O croix miraculeuse où cette âme fidèle

Vient chercher le remède à son infirmité,

Accable sous le poids de mon iniquité,

Je viens comme elle à vous, fl^érissez moi comme elle.

Ces images en popularisant la croix d'Arras rendirent célèbre dans toute la France le nom du P. Duplessis. Le graveur de Poilly fit le portrait de rhumble missionnaire. Il le représenta dans le costume de la compagnie de Jésus tenant un crucifix dans sa main droite, avec la légende qui suit : " François-Xavier Du Plessis, missionnaire de la compagnie de Jésus, né à Québec, en Canada, le 13 janvier 1694." Le portrait est entouré d'un cadre ovale supporté par une console sur laquelle on lit ces vers :

Quel est l'apôtre que Je vois ?

C'est du Plessis le Héraut de la croix.

Des saints martyrs il a le zèle.

Il trouve dans la croix son espoir, ses douceurs.

Il nous apprend à ne point rougir d'elle,

Il la plante en tous lieux et surtout dans les cœurs.

Le lendemain du jour où la croix fut plantée sur les murs d*Arras le P. Duplessis, voulant se dérober à l'enthousiasme du peuple, sortit secrètement de la

-rr

•Cl ^ . ' A »':•

NOTICE BIOGRAPHIQUE XLIX

ville pour se rendre à Paris où il devait préparer les élèves du collège des jésuites à la retraite pascale. De là, après un court séjour à Caen, il revint à Arras quatre mois après en être parti. Arrivé aux portes de la ville il descendit de voiture et se rendit au pied du calvaire. Il ne put retenir ses larmes en y trouvant plus de cent pauvres aveugles, estropiés et paralytiques qui l'ayant reconnu s'adressèrent à lui pour obtenir leur guérison. La croix était toute couverte d'ex-voto d'or, d'argent, de diamants. Deux sentinelles y faisaient la garde jour et nuit. '

La nouvelle de l'arrivée du père s'était répandue comme une traînée de poudre. Il fallut appeler la force armée pour lui faire livrer passage.

Trois jours après, pendant que le saint prêtre faisait sa prière à l'église, on lui apporta le corps d'un enfant qui venait de mourir sans baptême. Les parents désolés lui demandèrent avec instance de rappeler le pauvre petit être à la vie afin qu'il pût être baptisé. Le père, après avoir essayé en vain de lea consoler, touché de leur douleur et voyant la vivacité de leur foi, leur dit d'aller porter l'enfant au pied de la croix, et fit mettre tous ceux qui étaient dans l'église en prières.

Rendu près du calvaire l'enfant s'agite tout à coup, sa peau devient vermeille. On va chercher de

L NOTICE BIOGRAPHIQUE

Teau bénite à la paroisse la plus proche, le petit ressuscité reçoit le baptême, et meurt une heure après. Son cadavre est rapporté à l'église où on Tenterre au son de toutes les cloches de la ville.

Les nombreux miracles qui s'opéraient à la croix •d'Arras avaient donné une sanction suprême à la mission du P. Duplessis. Les évêques l'appelaient à l'envie pour évangéliser les paroisses de leurs diocèses.

Après douze jours passés dans la retraite au collège d'Arras, le P. Duplessis reprenait ses courses apostoliques. Il ne voulait pas rester oisif, écrivait-il à ses sœurs, il craignait le démon du midi.

C'est d'abord en Normandie qu'il alla exercer son zèle, à St-Etienne d'Elbeuf , à Gisors, puis à Rouen même (août 1738).

Jusqu'en 1738, la méthode de prédication suivie par le P. Duplessis avait été à peu près toujours la même. La première semaine était consacrée au renouvellement solennel des engagements du baptême. Après l'exposition du Saint- Sacrement, le missionnaire revêtu de l'étole et portant un cierge à la main se rendait aux fonds baptismaux, d'où il adressait son premier sermon à l'auditoire. La deuxième semaine

NOTICE BIOGRAPHIQUE LI

était employée à la préparation à la mort. La troisième semaine se composait d'une série d'amendes honorables à Dieu. Pendant la quatrième semaine, le missionnaire s'occupait à consacrer les fidèles à la Sainte Famille. Enfin la cinquième semaine était vouée au culte de Jésus crucifié. Tous les dimanches il y avait des communions générales. C'était ce que le P. Duplessis appelait ses grandes missions.

Après les événements qui s'étaient produit à Arras, le prédicateur, sans abandonner sa méthode primitive, la modifia quelque peu afin de répondre à l'empressement des populations. Il inaugura les retraites de neuf jours.

Pendant qu'il était encore au collège à Québec, le P. Duplessis assistant au sermon de vêture de sa sœur cadette dans l'église de l'Hôtel-Dieu avait été vivement impressionné par la peinture que le prédicateur avait faite de la Passion du Sauveur. Cette pensée l'avait poursuivi depuis et il avait gardé une dévotion toute spéciale à la sainte croix. Au cours de ses premières prédications pendant la retraite qu'il fit à Rouen, il avait lui-même expérimenté l'effet produit sur son auditoire lorsqu'il prêchait un crucifix à la main. De ce moment il résolut de devenir le Héraut de la croix. " Epousons la croix, écrivait-il sans cesse à ses sœurs, pendant ses années de noviciat. C'est sur Jésus cruci-

LU NOTICE BIOGRAPHIQUE

fié qu'il faut prêcher de préférence. Lui seul et voua seules. "

"Le couronnement d'une vie glorieuse est souvent la réalisation d'une pensée du jeune âge," a dit un auteur célèbre. Le P.Duplessis le prouva. Le jeune étudiant inconnu qui avait versé des larmes en entendant prêcher la passion du Sauveur dans un cloître ignoré du Canada devait devenir un jour le plus illustre prédicateur de la croix au dix-huitième siècle. C'est elle qu'il devait prêcher aux populations, par toute la France, c'est elle qu'il devait planter dans toutes les villes, c'est elle qui devait être l'unique sujet de ses sermons dans les retraites de neuf jours qu'il allait inaugurer, c'est elle encore qui devait lui procurer ses plus beaux succès oratoires.

Laissons-le nous raconter comment il fit honorer la croix dans ses missions.C'est le récit de ses retraites à Rouen et à Gisors en 1738.

** J'ai arboré l'étendard de la croix dans toutes les

villes où j'ai fait des missions et la dévotion à Jésus crucifié y a rappelé la piété et fait revivre la foi des premiers siècles de l'église. Vous serez bien aise de savoir la méthode que je suis, pour établir cette dévotion qui consiste dans quatre solennités qui se célèbrent dans l'espace de neuf jours pour honorer les neuf principales stations de Jésus-Christ souffrant et mourant entre les bras de la croix. Le premier jour c'est la solennité de la bénédiction de la croix qui se fait avec l'appareil le plus grand. La croix est étendue sur un long autel au milieu de

NOTICE BIOGRAPHIQUE LUI

l'église toute environnée de cierges qu'on n'allume que quand la croix est bénite. J'y ai vu jusqu'à plus de trois cents cierges à la fois. Le Christ est couvert d'un grand rideau rouge jusqu'au moment que commence la bénédiction, dont les prières sont si belles et le spectacle si touchant que je suis presque toujours obligé d'interrompre le chant par les larmes qui m'échappent et celles que je vois couler des yeux des assistants. Pendant cette bénédiction presque tous les assistants tiennent «n main une croix ou un crucifix élevé, afin de participer à la bénédiction générale, de sorte que de la chaire où je fais en chappe la bénédiction je vois une forêt de crucifix élevés audessus de la tête de tout le monde. J'en ai béni à Rouen plus de soixante dix mille, l'église, le cimetière, la rue, toutes les maisons des environs étaient pleines de monde tenant en main leur crucifix. Le troisième jour de la neu vaine on fait l'adoration solennelle de la croix comme le vendredi saint la tête de la grande croix étant appuyée sur les marches du grand autel et le reste de la croix étant étendu sur des tapis, tous les corps les plus distingués de la ville viennent après le clergé l'adorer. Le sixième jour de la neuvaine on fait la translation de la croix elle est portée processionnellement dans les plus belles rues de la ville. Voici comme elle fut portée à Gisors. La procession commençait par environ deux cents hommes qui portaient à la main des branches de laurier pour marquer le triomphe de la croix, ils étaient suivis d'environ trois cents portant des flambeaux ou des cierges ou des croix, ensuite la grande croix de vingt cinq pieds de long était portée sur les épaules de vingt, quatre prêtres en surplis et en étole. Le Christ qui est parfaitement beau et qui valait cinquante écus paraissait couché sur la croix élevé audessus de la tête de tout le monde formait un spectacle si touchant qu'on ne pouvait le regarder sans être attendri.

Lorsqu'on fut arrivé au milieu de la rue la plus large on plaça la croix à plate terre sur des tapis qui étaient étendus sur le pavé pour honorer la mémoire de Jésus-Christ succombant fious le poids de sa croix, là je fis un discours sur la nécessité de

LIV NOTICE BIOGRAPHIQUE

porter sa croix après Jésus Christ et avec Jésus Christ, ensuite on y fit Tadoration solennelle de la croix, après quoi la croix fut relevée et rapportée à Téglise sur les épaules par les gentilhommes, les officiers en habits noirs et les principaux magistrats en robe de palais, j.»our rappeler la mémoire de Simon le Cyrénéen qui porta la croix avec Jésus-Christ. Après cette solennité tous les peuples de quatre à cinq lieues à la ronde accoururent avec un si grand concours que Téglise ne désemplissait point.

Le neuvième jour qu'elle fut portée et plantée sur le rempart, il fallut avoir dn monde sous les armes tont le long du chemin pour empêcher que lu foule n'interrompit Tordre de la procession qui se fit avec plus de magnificence que la première fois. Il fallut faire quatre stations pour contenter tous les états qui voulaient partager l'honneur de porter la croix, jusqu'à la première elle était portée par les prêtres, à la seconde par les officiers et les magistrats à la troisième par les principaux bourgeois, à la quatrième par des ouvriers qui avaient été choisis pour cela, lorsque la croix fut arrivée où elle devait être placée en trois minutes elle fut élevée et plantée dans les dégrés de pierre qui étaient préparées par le moyen d'une machine que j'avais fait disposer pour cela pendant quoi on chanta ** Vexila Régis prodeunt " ensuite je fis un sermon sur l'excellence et la vertu de la croix pour préparer à l'adoration de la croix qui se fit avec une édification charmante ensuite on revint à l'église en chantant le ** Te Deum " et pour recevoir la bénédiction du Saint-Sacrement. "

Pendant que ces cérémonies gi-andioses s'accomplissaient, on répandait au milieu de la foule des images que le missionnaire avait fait gi'aver. Jésus y était représenté chargé d'une lourde croix sur les bras de laquelle on lisait : " Il s'est chargé de nos douleurs, " s avançant péniblement à travers une forêt

NOTICE BIOGKAPHIQUE LV

de croix portant chacune sa légende : Souffrances, injures, outrage ; procès et banqueroute, mort de parents et amis, pet-sécutiotis, opprobres, pertes de biens, procès, calomnies, kum,ilités, adversité, persévérance, affliction, maladie de soi et des 3iens,violence,paui'reté, misère, peines de corps et d'esprit, mépris, martyr, si quelqu'un veut venir à moi qu'il prenne sa croix et me suive (St-Mathieu ck. 10) ; Suivez la voie que le Sauvev/r vous montre. Jésus-Ci-ist aportésa croix pou/r nous apprendre à porter la nôtre, le monde en est rempli et chacun a la sientie de quelque condition qu'il soit c'est pour cela que le Sauveur a dit : Si quelqu'un veut venir après moi qu'il prenne sa croix et me suive.

Page 1