‹ Lettres, journal et documents pour servir à l'histoire du canal de SuezChapitre 31 sur 67 · CANAL DK SUEZ. A PARIS · texte numérisé non relu

CANAL DK SUEZ. A PARIS

Port-Saïd, 10 juillet 1865.

Di'ptkhe télégraphique.

Employés décèdes : Rous, Camaras, Chavanne, Rousseau, Chirade, docteur Zurldi. Ouvriers grecs embarqués pour Archipel, reviendront. Travaux continuent.

A MM. CHKKTIBN ET PIERRE, A ISMAYLIA.

Port-Saïd, le 12 juUlet 1865.

Donnez-moi de vos nouvelles.

Comment vous trouvez-vous ?

Serez-vous bientôt en mesure de faire reprendre le travail des écluses? Je voudrais que ce fût le plus tàt possible, afin iVêtre certain de pouvoir faire passer les bateaux d'une mer à f autre directement, le 10 août.

M. Duchêne est prêt à envoyer des monteurs pour les portes d'écluses, quand je voudrai. Mais je désire qu'avant de se remettre au travail, on installe, là où les hommes auront à passer la journée de travail, des toiles ou des nattes tendues au moyen de bigues et de poteaux (les poteaux de télégraphe par exemple), de manière à préserver les ouvriers et leurs conducteurs de Tardeur du soleil. Occupez- vous de faire, à ce sujet, un projet que vous me communiquerez, et si vous avez besoin de nouveaux ordres ou de nouvelles instructions, pour reprendre le travail, que Tun de vous vienne me trouver ici, pendant que M. Voisin est auprès de moi. Sinon, écrivez-moi et j'irai vous voir à Ismaïlia. Depuis que je vous ai quittés, ma présence a été absolument nécessaire à Port-Saïd où la santé a commencé, hier, à être tout à fait bonne.

172 LKTTRES

A M. DE CIIANCEL. A PARIS.

Port-Saïd, le 17 juillet 1865.

L'assemblée générale étant renvoyée au 5 octobre, nous n'avons, jusque là, en ce qui concerne la question politique, qu'à nous en tenir strictement aux conclusions de la lettre à M. Droiiyn de Lhuys (du 13 juin) et de la note à l'Impératrice (du 18 juin.)

On a beau croire, ou promettre à je ne sais qui, soit à Londres, soit à Constantinople, soit à Paris, qu'on reviendra sur la sentence (ou qu'on la reconsidérera^ suivant l'expression de lord John Russell), nous n'avons qu'une seule chose à faire, c'est de nous en remettre au jugement de la prochaine assemblée générale des actionnaires, pour toute proposition quelconque officielle qui nous serait faite, relativement à une question qui ne serait pas considérée par nous comme Vexécution litfé^ 7'ale de la sentence de l'Empereur.

En ne sortant pas de là, nous sommes inébranlables. Toute personne qui promettrait ou agirait sans la Compagnie, ferait, ainsi que je l'ai dit à M. Drouyn de Lhuys, le mariage d'Arlequin.

Que chacun de nous soit bien convaincu qu'en restant sur notre terrain, il n'est au pouvoir de qui que ce soit de nous débusquer. Nous n'avons, je le répète, absolument rien à faire qu'à répondre, dans l'occasion, que nous soumettrons à nos actionnaires, en assemblée générale.

toute proposition différente de celle acceptée par cette assemblée, en conséquence de la sentence arbitrale, sans appel, officiellement communiquée à la Compagnie et à la législature de notre pays, après avoir été signiRée au public^ par le Moniteur, avec la signature du Souverain et le contre-seing de son ministre.

Factum consummatum est!

Nous le tenons; bien bonnes gens nous serions d'é^ coûter les belles paroles et d*ouvrir le bec pour le lâcher.

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