‹ LettresChapitre 21 sur 65 · M. Alfred Busquet · texte numérisé non relu

M. Alfred Busquet

pardon des injures... Rappelle-nous au souvenir de ta mère et de ton frère. Remercie encore Blanche — les oreilles ont dû lui tinter aujourd'hui — pour Edmond et pour moi. d'avoir pensé à notre petit cadre, auquel elle donnera, cet hiver, ce que notre ami Banville appelle le coup de pouce du génie, et crois-nous jusqu'à une grosse embrassade,

Tes amis d'Italie, de Paris, de Gisors.

Jules.

A AURÉLIEN SGHOLL

Château de Groissy, août 1856.

Point de nouvelles de Busquet; — point de nouvelles de la Société des gens de lettres; — point de nouvelles de Bourdin, que je n'ai pas trouvé; — point de nouvelles, mon ami : voilà mes nouvelles.

Revenir 1 ? mauvais coup de tête, croyez-moi mon cher Aurélien. Vous ne vous cacherez pas, parce qu'il vous serait trop dur de dîner et de dormir seul, vous serez rencontré, parce qu'il y a des indiscrets, vous serez arrêté, parce que la police finit toujours par avoir raison, et vous aurez ces six mortels mois... Pour Dieu, pour vous et pour nous, ne revenez pas... Nous aimons encore mieux vous regretter.

De la patience, mon ami et de l'espérance. Attendez. Ne faites point de folie. La politique, comme dit Bilboquet, est étrangère à l'événement. Il est impossible que le dos de M*** intéresse particulièrement l'Empereur. Restez, il y a là-bas des femmes et des plumes, — faites des Belges et des livres. Tuez le temps, tout arrive mon ami, même demain.

De nous, quoi dire? Des veilles; des recherches; des morts à qui nous serrons la main; des mortes que nous rhabillons; des courses, des visites, une

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