A MAURICE TOURNEUX
18 avril 1866.
Monsieur,
Nous sommes fort touchés de votre lettre. Vous avez eu un bon premier mouvement, et nous vous remercions d'y avoir cédé.
Des sympathies comme les vôtres sont pour nous la poignée de main de la jeunesse de l'avenir. Elles soutiennent, elles consolent, elles sont la récompense, et donnent le courage dans cette dure vie des lettres, au milieu de toutes les angoisses de l'art.
Croyez que ces lignes, émues et simples, à la fois jeunes et mûres, ce compliment cordial et réchauffant, nous a touchés au fond du cœur, et que nous vous en sommes, mon frère et moi,
Bien vraiment reconnaissants.
J. DE GONCOURT
î. M. Maurice Tourneux était encore au collège.