Aitx nidnes, etc., p. 97f
S. Lettre da 3 mars 1766. Œuvre$ de (fAlembert, 1822, t. T, p. 148.
VU ," •:; lival heureux dans le cœur de mademoiselle de ^i!jj)i!i :t.s.M.'. Ce rival qui, vers 1758, avait été peut-être un Sï. Taair, noble irl;indnis, dont parle madame du Deffand, allait être bientôt ce marquis de Mora, dont le souvenir déchira son âme de remords et de regrets, et plus tard ce comte de Guibert , qui par la passion qu'il lui inspira devait la rendre si faible et si malheureuse.
Quand mademoiselle de Lespinasse, cessant d'être dans la dépendance, dans l'ombre de madame du Deffand, avait ouvert ce salon rival de la rue de Belle-Chasse qui allait bientôt devenir l'un des plus célèbres de Paris, elle avait trente-deux ans, peu ou point de beauté, mais une physionomie d'une étonnante mobilité, sur laquelle se lisaient et qu'embellissaient, en l'animant, toutes les émotions de son âme, et, par-dessus tout, une soudaineté d'impressions, une vivacité et un agrément d'esprit qui créaient autour d'elle une sorte d'atmosphère d'enthousiasme etde sympathie. Tels sont les traits principaux du portrait qu'ont laissé d'elle ses contemporains. De sa figure, ils n'ont fait qu'une esquisse, mais elle suffit pour nous la représenter très au vif. La Harpe parle d'elle comme d'une personne «bien faite, d'une figure agréable avant que la petite vérole l'eût gâtée '. » — « Éliza, dit M. de Guibert, n'était rien moins que belle, et ses traits avaient encore été défigurés par la petite vérole; mais sa laideur n'avait rien de repoussant au premier coup d'œil ; au second, on s'y accoutumait, et dès qu'elle parlait, on ïavait oubliée. Elle était grande et bien faite. Je ne l'ai connue qu'à l'âge de trente-huit ans, et sa taille était