La ducbesse de Cbàtilion
vois reçue; je me suis Lien promis de ne plus aller chercher ces affreuses secousses. Il n'y a qu'Orphée que je puisse soutenir, et je vois à regret que vous ne le Terrez plus. — Il y aura un opéra nouveau' le 8 novembre : la musique est de Floquet. Le public l'aimera peut-êlre; après ce qui est bon, il applaudit ce qui est médiocre, et même ce qui est détestable. — Enfin M. Dorât «a des succès; et c'est pourtant le public qui fait les réputations : mais c'est le public à la longue : car celui du moment n'^a jamais le goût, ni les lumières qui mettent le sceau à ce qui doit passer à la postérité. — Mon ami, je vais envoyer conlre-signer cette lettre; et pour que le paquet ait plus d'importance, j'y joins les feuilles du moment : ce n'est pas parce qu'elles sont bonnes ; c'est parce qu'elles sont nouvelles, et que d'ailleurs vous lisez tout. Rapportez-moi îa feuille de Linguet '. — Tout le mande est à Fontainebleau : mais il nous reste le baron de Kocke* et celui de (ileichen^; et je trouve qu'ils me restent trop tard le soir. Je *e sais si je me trompe; mais je crois que la solitude me «croit bonne; la société ne m'intéresse presque jamais, et elle me pèse presque toujours. Oh ! que je suis un mauvais malade ! j'ai beau me retourner, je me trouve toujours mal. Adieu, mon ami.
1. Azolan, ou le serment indiscrel, ballet héroïque en 3 actes, dont la jjieraièie représeulation eut lieu, non pas le 8, mais le 23 novembre 1774, et i)ui devint l'objet d'une lutte très-vive entre les gluckistes et leurs adversaires. Vestris et mademoiselle Guémard j furent très- applaudis.
2. Succès de circonstance que lui avait valu une Epttre à Thémis, dan» laquelle ses allusions au retour du parlement flattaient la passion politique du uioraent.