AU SEIGNEUR DE TAILLEBOURG (V
Saint-Épain, '20 janvier 1480.
Remerciement pour les services que ledit seigneur lui a rendus; assurance que, sans la venue de Guillaume Gast, « il n'eust point eu la bonne lettre ; » envoi du double de ladite lettre et
1. Probablement Gleriadus de Saint-Moris, capitaine de Beauvoir-sur-Mer, en Poitou, pensionnaire de Louis XI pour la
de « l'appointemem fait avec ceux de Painthièvre. » — (Orig. Arch. de M. le duc de la Trémoille.)
Mon bon frère, je vous remercye tant que je puis des biens que j'ay euz par vous, et vous asseure que si Guillaume Gast ne fust venu, je n'eusse point eu la bonne lettre. Ledit Guillaume vous en monstrera le double, et aussi de l'appoinctement que j'ay faict avecques ceulx de Painctievre'. Et s'il est riens, mon bon frère, que je puisse faire pour vous, mandez le moy et je le feray. Et à Dieu, mon bon frère, auquel je prie qu'il vous doint bonne santé.
Escript à Saint Espain, le xx® jour de janvier.
LOYS
Le Marëschâl.
A mon bon frère Mons"^ de Tailiebourg.
somme de 600 1. t. par an. iBibl. nat., Ms. fr. 2900, fol. 9.) Il fut diminué de 60 1. t. pour l'année commencée en octobre 1480. (Bibl. nat., Ms. fr. 2906, fol. 9.)
1. Le traité auquel le roi fait allusion ne fut définitivement ratifié par lui que le 3 janvier 1480, à Tours. (D. Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'kistoire de Bretagne, III, 343- 350.) Nicole de Blois, arrière-petite-fille de Jeanne la Boiteuse, femme de Charles de Blois, le compétiteur malheureux de Jean de Montfort à la succession de Bretagne, et mariée elle-même, le 18 août 1437, à Jean de Bros^e, n^ du nom, comte de Penthièvre, vicomte de Bridiers, céda ledit jour 3 janvier 1480, conjointement avec ledit Jean de Brosse, tous les droits qu'elle pouvait faire valoir sur le duché de Bretagne, moyennant la somme de 50,000 francs, dont 35,000 représentant la dot que lesdits Jean de Brosse et Nicole de Blois devaient payer au comte de Nevers, comme mari de feu Paule de Brosse, et à Charlotte, fille dudit comte et de ladite Paule, et les 15,000 autres livres dues par lesdits seigneur et dame de Penthièvre à demoiselle Isabeau de la Tour, dame d'Orval et de Lesparre, en vertu de certaine transaction. (D. Morice, Mémoires pour servir de preuves à l'histoire de Bretagne, ibid.)
MGGGCX.