‹ Lettres médicales sur VichyChapitre 21 sur 36 · DU RÉGIME A SUIVRE A VICHY · texte numérisé non relu

DU RÉGIME A SUIVRE A VICHY

Préjugés chimiques. — Prohibition superstitieuse des acides aux eaux minérales. — Rectification des erreurs répandues à ce sujet. — De 1'nsage du vin à Vichy. — De l'usage des fruits.

On disait autrefois : les eaux minérales sont alcalines ; donc il ne faut pas introduire d'acides dans l'économie, de peur de les neutraliser.

Cette chimie d'un autre âge et ces principes surannés régnent encore aujourd'hui sans conteste auprès des établissements thermaux, car la plupart des eaux minérales se trouvant plus ou moins alcalines, réclament leur part dans la proscription générale des acides. Ce n'est donc pas seulement sous le rapport des théories, de la pratique médicale, il fallait aussi que ce fût sous le rapport de la diététique, que les eaux minérales eussent, à leur usage, des principes tout parie

ticuliers. Médecine à part, ayons-nous dit plus haut, chimie à part, hygiène à part.

Il serait assez curieux de rechercher les raisons pour lesquelles la médecine thermale laisse aller autour d'elle la science contemporaine, ses découvertes et ses applications, sans sortir de son ornière et de ses idées d'un autre siècle. 11 est peut-être difficile à un médecin de s'exprimer librement sur ce sujet. Nous nous contenterons d'invoquer l'habitude ou plutôt la routine. S'il s'agissait seulement de préjugés et de coutumes vulgaires, nous n'aurions pas à nous y arrêter longtemps: mais il s'agit de préjugés médicaux, qui se rattachent aux précédents plus qu'on ne pourrait le penser d'abord. Il est des médecins, même instruits, qui ne prennent pas la peine de rectifier les habitudes ou les croyances qu'ils rencontrent, soit chez leurs confrères moins éclairés, soit dans le public. Et d'ailleurs, les médecins étrangers aux stations thermales ne s'occupent pas beaucoup du genre de vie qu'on mène à ces dernières.

Quant aux médecins des eaux minérales eux-mêmes, il est probable que la plupart (nous parlons de ceux qui vivent sur ces vieilles données de l'antipathie des acides et des alcalins) pèchent plus par inattention que par ignorance. D'autres hésitent à se donner la peine nécessaire pour persuader au public de renoncer à des croyances si chères aux habitués des eaux minérales. La question des acides est devenue là un article de foi, et peut-être un grand nombre de malades, conduits aux eaux minérales par des écarts de régime, saisissent-ils avec empressement cette occasion de faire pénitence, aux dépens de cette bête noire des eaux alcalines, les acides.

D'ailleurs, le sage n'a-t-il pas dit : Vulgm vult decipi, les hommes veident être trompés; et un médecin philosophe

nVt-il pas ajouté: decipiatur! qu'ils soient donc trompés! Rien n'accompagne mieux un traitement médical, qu'un régime précis, minutieux, grâces auquel le malade se persuade, au prix de quelques privations et sans restreindre, en rien, son appétit, à peine un peu sa gourmandise, qu'il poursuit aussi bien son traitement au déjeûner et au dîner, qu'en buvant les eaux et en prenant les bains. Une partie du prestige des charlatans git dans des prescriptions et des prohibitions puériles. Pourquoi ne pas leur emprunter ces simples artifices qui ne tournent, en définitive, qu'au profit du malade et à sa guérison?

Nous ne chercherions certainement pas à troubler les sentiments de réprobation qui frappent, aux eaux minérales, et à Vichy surtout, tout ce qui est ou paraît être acide, si telles en devaient être simplement les conséquences. Mais comme cette réprobation conduit, au fond, à un régime essentiellement vicieux et exactement contraire à ce qui convient dans le plus grand nombre des cas, il faut bien que nous cherchions à combattre ce fanatisme sans raison.

La question des acides dans la diététique thermale a été posée ainsi : un médicament alcalin étant introduit dans l'économie, les acides qui viendront à pénétrer dans cette dernière neutraliseront à mesure ce médicament, et en annihileront ainsi les effets thérapeutiques. Or, il n'est pas un point, de cette proposition complexe, qui ne constitue une erreur. Nous nous sommes suffisamment expliqué, ailleurs, sur ce qu'il fallait penser de l'idée de médication alcaline, appliquée aux eaux de Vichy. Nous y reviendrons d'autant moins que ce sujet de discussion n'a rien à faire ici, et que, les eaux de Vichy dussent-elles n'agir que par la neutralisation, la dissolution, la saturation alcaline, cela ne change-

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rait en rien ce qui concerne la diététique au point de vue

des acides.

11 y a une distinction importante à faire, au sujet de l'introduction des aliments, ou des condiments, ou des boissons acides. Il y a à distinguer l'action qu'ils peuvent exercer, à litre d'acides, d'un côté sur l'estomac, ou bien de l'autre sur le sang et sur l'ensemble de l'économie.

Lorsque Ton prend des substances acides, c'est en qualité d'acides que celles-ci sont reçues par l'estomac. Or, parmi les malades qui hantent les eaux minérales, et Vichy en particulier, il en est un grand nombre dont l'estomac ne tolère que difficilement la présence des acides. Ces substances impressionnent douloureusement la surface de cet organe, ou bien ne trouvent pas ses liquides dans des conditions propres à leur faire subir les transformations nécessaires. De là des douleurs, des éructations acides, des py rosis, symptômes bien connus des dyspeptiques, des gastralgiqucs surtout. Telle est vraisemblablement la principale cause de la proscription des acides aux eaux minérales On a vu qu'ils ne convenaient pas à un certain nombre d'individus, et, sans en chercher la raison, on les a défendus à tous.

Maisi si l'on considère les acides au point de vue de leur pénétration dans l'économie, de leur action sur le sang, etc., voici ce que l'on trouve : c'est que les acides des aliments et des boissons, étant des acides organiques., une fois introduits dans nos humeurs, sont décomposés de manière à ce que le résultat de leur assimilation constitue non plus des acides, mais des produits alcalins.

Voici le fait général. Maintenant existe-t-il des exceptions à cela?

N'y aurait-il pas quelques acides qui, plus fixes que les

autres, seraient réfractaires à ce travail d'assimilation, c'està-dire de décomposition ? L'acide oxalique ne serait-il pas dans ce cas? N'y aurait-il pas des conditions organiques particulières, dans lesquelles les acides en général, ou certains acides en particulier, ne subiraient plus les modifications qui les détruisent à l'état normal ? Et cela ne se rencontreraitil pas dans certaines gravelles, au sujet desquelles les théories professées il y a plusieurs années par M. Magendie, et depuis. par quelques médecins anglais, trouveraient leur application? Il eût été plus profitable à la science et à la pratique de rechercher ce qu'il peut y avoir de vrai dans de telles hypothèses, que de s'évertuer à vouloir nous prouver que le vin et les fruits neutralisent les eaux de Yichy. Dans tous les cas, ce seraient là des exceptions, ou au moins des cas particuliers qui ne sauraient rien changer aux faits généraux que nous sommes obligé de rappeler ici.

Le vin est proscrit à Vichy comme propre à détruire toute l'efficacité du traitement thermal, à cause des acides qu'il renferme. Ainsi M. Barthez affirme que le vin ne convient en aucune manière lorsque Ton boit les eaux de Vichy, parce que contenant, entre autres choses..., du tartrate acide de potasse et de chaux... et de l'acide acétique ou vinaigre..., « cette boisson mélangée avant ou pendant qu'elle est dans l'estomac ou dans le sang, se combine, décompose et neutralise les principes alcalins des eaux, et forme avec eux des combinaisons nouvelles, d'où découlent des propriétés nouvelles, d M. Petit, un peu moins explicite, dit cependant aussi « que les malades à Vichy devraient particulièrement éviter avec soin tous les acides, et, sous ce rapport, supprimer le vin, ou du moins n'en boire que très-peu et étendu d'une grande quantité d'eau. »

Lorsqu'on envisage une chose à un point de vue exclusif, on n'en voit généralement que la moitié. Nos confrères de Vichy n'aperçoivent que des acides dans le vin, et peu s'en faut même qu'ils n'y voient que du vinaigre, et ils semblent oublier qu'il y a autre chose que des acides dans le vin, beaucoup de choses sans doute, mais une entre autres qu'il ne faut pas entièrement négliger en matière de diététique, c'est l'alcool. Or, il arrive que ces acides, dont ils se sont seulement occupés, sont des éléments transitoires, destructibles, du vin, à peu près insignifiants dans les bons vins de table au moins, tandis que ce dont ils n'ont pas parlé, l'alcool, est la partie essentielle, fixe, et par suite là plus importante à considérer au point de vue du régime des malades, et même des gens bien portants.

Or, qu'est-ce que les acides du vin ? Quand il y a du vinaigre dans le vin, ce n'est pas à Vichy seulement qu'il ne vaut rien ; il est inutile d'en parler. Les acides du vin sont multiples; il y a probablement de l'acide racémique, de l'acide malique (6. Jones); mais ils peuvent être tous ramenés à un acide type, et que, dans les analyses, on prend comme étalon, c'est l'acide tartrique. Or, l'acide tartrique, comme les acides malique, citrique, etc., une fois introduit dans l'économie, se détruit, se brûle et se convertit en quoi ? En carbonates alcalins, c'est-à-dire en des sels précisément congénères avec ceux qui s'introduisent dans l'économie par les eaux de Vichy.

Si l'on mêle du vin avec de l'eau de Vichy, voici ce qui se passe. La matière colorante du vin verdit sous l'influence des alcalins, La matière astringente se combine avec le fer de l'eau minérale, et une portion de l'acide carbonique de cette dernière cède la place aux acides du vin, tartrique, malique, acétique, et fait des tartrates, des malates, des

acétates de soude. Que Ton prenne le vin mêlé à de l'eau pure ou à de l'eau minérale» tout le monde sait que les alcalis minéraux combinés aux acides organiques se convertissent dans l'économie en carbonates alcalins.

Qu'y a-t-il donc dans ces transformations du vin de contraire à Faction des eaux de Vichy ? Nous avons reconnu, d'un autre côté, par une expérience plusieurs fois répétée sur nous-même, que l'urine pouvait s'alcaliser aussi promptement par l'usage de l'eau de Vichy coupée avec un quart de vin, qu'avec l'eau de Vichy pure.

Quant aux acides minéraux eux-mêmes, Berzélius a reconnu qu'ils ne passent pas dans l'urine, et ne la rendent pas plus acide qu'elle n'est. En effet, une petite quantité d'acide vînt-elle à pénétrer dans la circulation, qu'elle de* vrait être immédiatement neutralisée par la soude libre contenue dans le sang.

Si nous insistons sur le caractère chimérique des inconvénients que l'on a attribués au vin, comme boisson acide, chez les personnes qui font usage des eaux alcalines, ce n'est nullement au point de vue de leur agrément. L'usage du vin n'est pas seulement une affaire de luxe ou de sensualité. Le vin est une boisson qui doit à son principe alcoolique des propriétés stimulantes, à l'ensemble de sa composition, des propriétés toniques, lesquelles lui assignent une grande place et presque le rang d'un aliment, dans notre diététique habituelle, celui d'un médicament, dans de nombreuses conditions de santé. La plupart des malades qui viennent à Vichy sont habitués à boire du vin à leurs repas; le plus grand nombre ont besoin d'un régime tonique pour relever une constitution altérée ou les conséquences d'une maladie de longue durée. Il ne saurait donc être indifférent de leur défendre ou de leur prescrire le vin, pendant l'usage

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des eaux de Vichy. Du reste, pour être conséquent avec la doctrine, les malades qui ont besoin des eaux de Vichy devraient entièrement supprimer le Tin de leur régime, et aux eaux et ailleurs. En effet, pourquoi les iatro-chimistes de nos jours prescrivent-ils les eaux de Vichy ? Pour vous alcaliser. S'il faut vous alcaliser, c'est que tous avez trop d'acides; si tous avez trop d'acides, le vin ne peut que vous nuire en y ajoutant les siens. Tels sont les raisonnements que nous avons trouvés régnant à Vichy, il y a plusieurs années. La doctrine chimique pure commence à y perdre un peu de son assurance, et dans quelque temps sans doute, il n'en restera plus que le souvenir.

Les médecins anglais tombent, du reste, souvent dans l'erreur que nous constatons chez beaucoup de médecins des eaux minérales, en France et en Allemagne. Dès qu'un Anglais est dyspeptique, on le déclare atteint de diathèse lithique, et on lui défend tous les acides, le vin surtout. On le met à l'usage du brandy, c'est-à-dire de l'eau-de-vie étendue d'eau. Cette distinction, que nous recommandions tout à l'heure entre les effets du vin sur l'estomac et les effets de cette boisson sur l'ensemble de l'organisme, échappe également à nos confrères d'outre-Manche. De ce que le vin détermine quelquefois des éructations acides, il n'en résulte nullement que l'usage de cette boisson doive encombrer l'économie d'acides. C'est tout le contraire, puisqu'il y apporte des alcalins.

La véritable raison de la préférence que Ton donne en Angleterre au brandy sur le vin, c'est sans doute la rareté du vin dans le Royaume-Uni, et plus encore peut-être, la nature des vins qui y sont le plus recherchés, vins fortement sucrés et alcoolisés, et dont les personnes nerveuses, irritables, dont les estomac malades s'accommodent beaucoup plus difficile*

ment que de nos Tins de France et surtout de nos vins de Bordeaux.

Il n'y a donc aucune raison de supprimer le vin ou d'en diminuer l'usage à Vichy à cause de ses qualités acides. Les eaux de Vichy, au contraire, peuvent rendre possible l'usage du vin que la susceptibilité de l'estomac ne permettait pas de tolérer. Car, s'il n'est pas vrai que les acides du vin neutralisent l'eau de Vichy, la proportion inverse, que l'eau de Vichy neutralise les acides du vin, est plus exacte, et les vins qui renfermeraient un excès d'acides pourraient être ainsi corrigés.

Mais c'est au point de vue de ses propriétés stimulantes que l'usage du vin, comme de toutes les boissons alcooliques, doit être considéré à Vichy.

Les eaux minérales sont toutes excitantes à un certain degré, soit d'une manière essentielle et durable, soit d'une manière superficielle en quelque sorte et éphémère. 11 est donc généralement convenable de diminuer, pendant la durée du traitement, la proportion des stimulants qui pouvaient prendre place dans le régime habituel. C'est dans ce sens seulement que doit être réglé l'usage du vin chez les personnes qui prennent les eaux de Vichy. Quant au choix du vin, nous le voudrions voir à peu près limité au vin de Bordeaux. Mais il est assez difficile aujourd'hui de se procurer des vins de Bordeaux à Vichy. On y fait un usage presque exclusif de vins de Beaujolais, assez légers du reste, agréables, et auxquels nous ne voyons pas de sérieuses objections à faire.

Si nous nous sommes longuement étendu sur cette analyse de l'usage diététique du vin, c'est qu'elle devait nous dispenser d'insister longuement sur les autres sujets qui ont servi de thème à la diététique acidophobe (qu'on nous passe le mot, aussi barbare que la chose) de Vichy. Après tout, on

n'est pas parvenu à supprimer entièrement le vin des tables de Vichy. Si beaucoup de personnes se tiennent à l'eau, d'autres se contentent d'étendre leur vin d'une grande quantité d'eau, suivant la recommandation de M. le docteur Petit. Mais les fruits! Les esprits forts, à Vichy, mangent des fraises, mais ne vont jamais au delà.

Or, il arrive exactement pour les acides des fruits, ce que nous avons trouvé qu'il arrivait pour les acides du vin. Nous nous bornerons à reproduire, sur ce sujet, un passage, c'està-dire des citations empruntées à un ouvrage que nous avons publié nous-même il y a quelques années. « Wœhler, disait Berzélius en 1833, a trouvé que ches l'homme, comme chez les chiens, les sels neutres produits par la combinaison des acides végétaux avec la potasse et la soude, subissaient, de la part de l'action vitale, une décomposition dont le résultat était que l'alcali s'échappait par l'urine, à l'état de carbonate, de sorte qu'après un abondant usage de ces sels l'urine devenait assez alcaline pour faire effervescence avec les acides. Voilà pourquoi il arrive très-fréquemment que l'urine devient fortement alcaline après qu'on a mangé beaucoup de certains fruit*, tels que pommes, cerises, fraises > gro$eUles,etc, parce que ces fruits contiennent des citrates, des malates potassiques que l'action de la vessie décompose. Cette circonstance explique un fait constaté par l'expérience, c'est que l'usage prolongé de ces fruits fournit un moyen efficace contre les calculs ou les graviers d'acide urique. » Ces expériences de Wœhler, renouvelées depuis par M. Millon, ont cours aujourd'hui dans la science; mais c'est des faits de ce genre que l'on peut dire : « qu'il est impossible de prévoir rigoureusement, d'après les notions ordinaires de la chimie, les résultats de certaines expériences. »

Tout ceci n'empêche pas que les acides des fruits, comme

ceux du vin, ne puissent rencontrer des estomacs réfractaires et qui ne sauraient les tolérer. Dans ce cas, il est bien clair qu'il faut les supprimer du régime. Mais les eaux de Vichy ont précisément pour effet ordinaire de corriger ces conditions vicieuses de l'estomac.

Croit-on maintenant qu'il soit indifférent de s'abstenir ou non de toute espèce de fruits ou d'aliments et de boissons rafraîchissantes pendant le traitement thermal? Cette partie du régime n'est-elle pas essentiellement utile durant les chaleurs de Tété et pendant que Ton fait usage d'un traitement plus ou moins stimulant? 11 faudrait, pour soutenir le contraire, être étranger aux notions les plus élémentaires de la diététique : tel n'est pas sans doute le cas des médecins qui défendent le vin et les fruits à Vichy; mais ils sacrifient des pratiques salutaires à des idées physiologiques sur la valeur desquelles ils s'abusent d'une manière absolue. De pareilles chimères n'ont pas moins cours, il faut en convenir, en Allemagne qu'en France, et le docteur Vogler déplore les conséquences a de ce régime d'ordinaire obligatoire, hélas ! sans rime et sans raison ! »

Les conclusions de tout ceci sont aisées à formuler : c'est qu'il n'existe aucune espèce de relation entre le régime diététique qui convient et la nature des eaux minérales dont on fait usage. Chacun doit suivre, en prenant les eaux, le régime indiqué par la maladie dont il est atteint, c'est-à-dire qu'il avait à suivre avant le traitement et qu'il devra suivre après, sauf ce que les bénéfices obtenus des eaux lui permettront d'en modifier. La seule considération à laquelle il y ait à s'arrêter pendant l'usage des eaux, est relative aux qualités stimulantes qui sont généralement inhérentes à tout traitement thermal.

Cette proposition, ainsi étendue, résume d'une manière

complète tout ce qui peut concerner la diététique thermale. Quant à la diététique individuelle, l'usage des eaux ne change rien aux règles qui doivent y présider, et qui, on le sait, dérivent à la fois des conditions de santé ou de maladie, de tempérament ou de constitution, enfin d'habitudes ou de genre de vie.

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