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LA RELIGION

AU MEME

Eminence,

La masse du peuple ne comprend pas grand chose aux lois, mais elle comprend à merrellle Toutrage fait à la morale. Le peuple napolitain aurait pu , à la rigueur , rester étranger et indifférent aux offenses contre la morale publique, détourner les yeux des images licencieuses, s' interdir les spectacles et les théâtres. Mais ce n' était pas le compte du gouvernement moralisateur : il avait la prétention d'altérer les croyances religieuses d'un peuple éminemment catholique.

Pour constituer Y unité en Italie , le Piémont s' efforça tout d*abord d'y détruire la seule qui y existât, l'unité religieuse. €' est dans ce but qu' il a ouvert la péninsule à l' action du protestantisme. La société moderne est basée sur l'Eglise, aussi estce r Eglise qui souffre la première de toute rétolution : à Naples, il y avait un^ raison plus directe encore. Dans l'esprit du peuple, le Roi légitime et la religion se confondent : il fallait donc détruire la religion pour faire oublier le Roi. De là les efforts du gouvernement pour détacher le peuple de ses vieilles croyances. N^les est trop près de Rome, et notre peuple, comme toute société catholique, est vivement intéressé à l'indépendance du chef spirituel

<le sa religion. Ne pouvant donc altérer essenliellemeDl la constitution politique de Y Eglise à Rome, on cherche à ébranler à Naples, par les exemples et les séductions, les croyances du peuple. Des ^ens qui demandent tout haut qu' on ôte le Pape et qu' on ramène César, trouvent tout naturel de former cette turba salutalrix qui se prosternait devant Claude, Tibère ou Néron. .On n* ose pas <lire ce qu' on ose pense, et les hommes du gouvernement n* osent peut-être pas penser tout ce qu* ils oseront faire : ceque le gouvernement italien veut, il ne veut pas encore qu' on le sache.

Des pêtres séculiers et réguliers étaient allés au devant de Garibaldien poussant des cris frénétiques ; on avait vu des moines, le pistolet et le cruciflx à la main, étaler la chemise rouge sur leur robe de bure. Mais le peuple, le vrai peuple, en avait détourné les yeux, ou avait ri de ces bouffonneries. LMmmense majorité des prêtres, surtout à Naples, donnait l'exemple des verlus de leur état. On comprenait leur influence , on les savait hostiles, on se proposa donc de les combattre. Le gouvernement laissa toute liberté aux ennemis de Y Eglise. On vil le P. Gavazzi , ce moine éhonlé «t fou, prêcher sur les places et sur les quais la liberté de la femme et des unions, le socialisme, le mormonisme; le P. Pantaleo tenir des conférences dans les églises, applaudi par des prêtres ripostais comme un acteur au théâtre ; le P. Joseph de Forino, le P. Giordano se faire les apôtres de la révolution et de Y hérésie. En attendant une philosophie à Y usage du gouvernement, on se sert de la chaire. Il'y eut un temps, Eroinence, où Collins, Tin- <lal et Bolingbroke devinrent les docteurs de votre jeunesse: la jeunesse itâHeone commence sou éducation sous Gavazzi et Pantaleo. Le gouvernement , de son côté , s* emparait des églises pour les convertir en prisons et en quartiers. La belle église de la Vittoria, à Palerme, fut changée en écurie ! Ce n* était pas moins impolitique qu' impie.

La spoliation devait devancer l'ère de la liberté ; Garibaldi organisa le pillage légal du sanctuaire. Uu décret du Dictateur abolit fordre des Jésuites à dater du jour du débarquement des Mille. Aux

termes de cette disposition rétroactive, tous les contrats stipulés depuis le débarquement étaient résiliés ! On supprima les couyents en allouant des pensions viagères aui religieux; on déclara les rentes épiscopales dévolues à l'Etat, en assignant aux évêques un traitement de 8,000 fr. C était T abolition arbitraire du concordat en même temps qu un vol codamis au préjudice des pauvres. Votre Burke réprouvait les vols de ce genre commis par la république française , en disant que Y Angleterre ne voit aucun inconvénient à ce que Tévêque de Durham ou de Wincesler possède 10,000 livres sterling de rente! Il flétrissait dans ces faits un attentat contre la propriété et une tentative contre la religion. Il est vrai que ces décrets, quoique signés avec une incroyable promptitude, no furent pas immédiatement mis à exécution. Les cou- Tents ne furent pas encore supprimés de fait.

Le gouvernement de Turin profila des rentes confisquées, spoliation honteuse et manifeste, les dotations des religieuses venant des familles qui les avaient constituées, et beaucoup des biens des couvents provenant de legs ou d' autres fondations pieuses. La propriété privée et les dispositions testamentaires se trouvaient à lafois violées. Une Commission, sous Y apparence d' un protectorat bienveillant , prît possession des bénéfices vacants, administra les biens ecclésiastiques et les passa ensuite à TadminislratioD des domaines. On mit la main sur les bénéfices dont les titulaires furent Y objet de poursuites judiciaires, notamment sur les biens des évêques exilés. Aujourd'hui l' affranchissement des rentes perpétuelles prépare les esprits à la vente des biens ecclésiastiques «n affaiblissant les répugnances des consciences et en offrant d'ignobles appâts à Y avidité. Pour le moment, ces biens servent à payer les commissaires chargés de les dilapider, ou à d' autres usages. Des journaux ministériels, des acteurs, des prédicants d'impiété ont reçu de grasses subventions sur les fonds de la Caisse ecclésiastique. Il y a plus : on en a payé les comédiens de S. Carlino, qui ont représenté devant la cour, Tenthousiasme de la place à r arrivée du roi , et Y hiver dernier on y a puisé pour les bals du palais.

Tandis que cette spoliation se poursuit froidement et sans relâche, le gouvernement se dispense de payer les pensions alimentaires, ou les paie avec une telle inexactilude qu' un grand nombre 4le communautés religieuses endurent la faim. La pension d* une religieuse est réduite à huit sous par jour, et plusieurs monastères n* ont rien reçu depuis deux ans ! Le gouvernement en vint à contester aux religieux le droit de vivre dans la misère. On les expulsa de leurs anciens et paisibles asiles ; on %rça la clôture d' une foule de monastères à Naples, à Palerme, à Capoue, à ÂYerse, à Bari, etc. Plu;s d'une fois, la garde nationale a refusé de coopérer à ces violences, sodvent les supérieures s'y sont opposés avec une fermeté digne des martyrs. A Naples, on voulut chasser de leurs cellules les Sacramenlistes qui ne vivent que d aumônes, et pour qu on abandonnât ce projet, il ne fallut rien moins que la colère du peuple prêt à se soulever. Cependant le gouvernement ayant obtenu avec facilité une loi qui l'autorisait à occuper à son gré toutes les maisons des corporations religieuses, on les convertit bientôt en casernes. Quelquefois, pour en chasser les religieux, on en a enfoncé les portes à coups de hache , on a escaladé les murs, en contenant le peuple au moyen d*un déploiement inaccoutumé de forces. On compte, depuis 1861 jusqu* à ce jour, dans toute r Italie , plus de SOO maisons religieuses envahies, 13 ou 14,000 religieux dispersés, 164 collégiales spoliées, 721 couvents convertis en casernes, 100 églises changées en magasins. La plupart de ces envahissements ont eu lieu dans le royaume des Deux-Siciles. £t combien de monuments artistiques , d* objets précieux et de bibliothèques n' y ont pas péri !

La persécution commença dès l'entrée de Garibaldi. Â Naples, comme dans les provinces , des ecclésiastiques d' un caractère respectable furent expulsés de leurs cures , exposés aux outrages d' une populace fanatisée. Une foule de prêtres furent insultés, maltraités dans les rues , incarcérés , parfois blessés à mort. Croyant que la résistance du clergé de Naples provenait des encouragements de l'archevêque, le cardinal Riario-Sforza, Garibal-

di le chassa ignominieusement de 'Naples , mais le peuple s' en étant ému; le Dictateur fit répandre le bruit que l'amiral français s'était interposé et que le cardinal resterait. Il fit même, la nuit suivante/ éclairer les appartements de S. Em. pour faire acroire à la foule que le Cardinal n* était pas parti.

Le gouvernement de Turin s' était flatté de former dans Tépiscopat et le clergé un parti docile aux inspirations de T italianisme. Ces hommes j^ pouvant être convertis, il fut résolu qu' ils seraient persécutés: son système de persécution se poursuit depuis environ trois ans, avec une impassible ténacité. On avait tenté , je lendemain de r entrée de Garibaldi , de saccager le palais de la Nonciature, mais le drapeau français hissé sur la porte avait intimidé les émeutiers: le gouvernement de Turin permit de l'escalader en plein jour et d' en disperser les archives. Après avoir invité le cardinal à rentrer , dans Y espoir d' exploiter son influence sur la population, on Y expulsa de nouveau. G' est sous le gouvernement de la conquête que commença l'ostracisme des évêques d'Aquila, de Gastellammare, d' Andria, de Sessa, de Teramo, de Patti, tous prélats exemplaires par leur piété et leur science, la plupart âgés et pouvant succomber aux fatigues de Y exil. En effet, ceux d' Isernia, de Bovino et de Sera moururent à la peine. On en jeta plusieurs dans les prisons, par exemple Mgr Frascolla de Foggîa, Mg.' d'Ambrosio, évêque de Muro, les prdinaires de Reggio, de Sorrente, de Bossano, de Gapaccio, d'Anglona. On arracha violemment de leurs sièges Tévêque d'Avellino, Mgr GaHo, l'archevêque de Trani, Mgr Blanchi, l'archevêque de Saleme, les évêques de Lecce, d'Acerenza, de Nardô. Geux de Gastellaneta et de Teano furent assaillis, blessés et ne se sauvèrent que par un prodige. La presque totalité des évêques du royaume se-sont réfugiés en France et à Rome, ou sont relégués à Gênes et à Turin. Quand les populations en demandent le retour , le gouvernement répond que les évêques sont libres de revenir , mais il conseille eu même temps à ces prélats de ne pas s' y exposer et séquestre les rentes des absents.

On arrête aa grand nombre de prêtres , on intente des procès à ceux qai ne vealent obéir qa' à leur conscience , on l^s traîne sur la sellette des criminels pour les condamner ^ de fortes amen* des , à r emprisonnement, à la réclusion. Le vicaire de la cathédrale de Naples, le vicaire forain de Procida, le vicaire de Reggio, qui a dû s* enfuir pour avoir écrit dans une circulaire: prions pour notre parteur absent, et quantité d'antres ont été mis sous procès pour avoir publié sans exequatur la*bulle A^ la Croisade qui a toujours été exempte.de cette formalité. L'évêque d*Eume* nia s' est vu accusé d* avoir adressé une lettre d' exhortation aux élèves de son séminaire. . . et le séminaire a été fermé. Les pré* fets d'Avellino, de Foggia, et d'autres provinces ont placé le clergé sous la survdllance tirannique et outrageante de la po* Uce. La persécution ne s' arrête pas même devant les tombeaux: on s'^st opposé aux funérailles d' un pieux archevêque, celui d'Amalfi ; des furieux pénétrant dans Téglise se sont rués sur le cadavre! On a cru frapper T imagination du peuple en faisant ensevelir au cimetière commun Y archevêque de Capoue , le cardinal Coseozâ, qui avait bien le droit de reposer dans son archevêché pour la restauration duquel il avait dépensé plus de 400,000 fr. La charité de ce cardinal était proverbiale: il donnait jusqu'à son linge aux pauvres au point même d' en manquer au besoin. Ah ! si, en Angleterre, il y a des hommes qui n'éprouvent pas une bien vive sympathie pour la personne de nos évêques et de nos prêtres catholiques, je leur dirai comme un illustre orateur à la chambre des communes, qu' ils soient du moins assez Anglais dans leurs sentiments pour accorder cette sympathie à quiconque est traité injustement, catholique on protestant , prêtre on laïque ! Si notre clergé ne connaît pas encore la prison des Cormes, c' est que le temps et le Besoin de la tutelle étrangère s' y opposent.

Tout en persécutant les prêtres et les religieux, on a pris à ta* cho de torturer les consciences. Garibaldi avait accordé le libre exercice aux culte réformé calviniste, grec et anglican. Cette concession pouvait être ignorée du peuple, mais les sentiments et les

pratiques du P. Panlaleo et du P. Gavazzî ne relaient pas. Quand le bruit se répandit que le dernier de ces apostats allait prêcher au Gesù Niiovo pour le convertir en temple protestant , le peuple se regarda comme insulté dans sa religion, et se précipita dans l'église avec une fureur telle qu'on eut de la peine à en préserver le moine apostat. A Modica, en Sicile, les femmes du peuple, armées de couteau, s' opposèrent aux sermons d'un mauvais prêtre • devenu fauteur d'bérq^ie. Et le Statut piémonlais proclame la tolérance religieuse ! Les nouveaux Longobards ont changé le litre de ministre des affaires ecclésiastiques en celui de minisire des cultes. Ce ministre vient d' écrire une circulaire par laquelle il oblige à reconnaître les mariages des non-catholiques , dans un pays où Ton n'a jamais reconnu que les unions célébrées devant l'Eglise. On reconnaîtra bientôt les mariages des Turcs et des Mormons! En attendant, deux prêtres se sont mariés publiquement-devant r officier civil, et le gouvernement a donné la plus

grande publicité à cette union sacrilège. Soixante dix-sept évêques

ont inutilement adressé leurs remontrances au roi d' Italie et invoqué le Statut. Malgré cela, comment faire oublier au peuple ses traditions, comment affaiblir ses croyances et ses souvenirs pour le détacher de Rome?

La religion du peuple, à Naples* avait uncforce indépendante du soutien du gouvernement. La tolérance de tous les cultes devait rencontrer bien des obstacles. Le pouvoir ne vit donc d'autre moyen que d' accorder son patronage à des énergumènes comme les Gavazzi et les Panlaleo, et à tous les défroqués. On leur donna pleine et entière liberté de prêcher , de profaner et de renier à leur aise. On voulait des hommes capables d' exciter toutes les passions haineuses, et on les trouva. Les prêtres catholiques, cependant, n'avaient rien perdu de leur dignité* et de leur dévouement, mais ils se virent privés des égards dus à leur caractère. Le gouvernement, regardant comme un abus la liberté chrétienne de la prédication, s'ingénia en mille manières pour enchaîner la parole de Dieu qui ne dort pa^ 6/re ftV^.

Un manifeste du mioisire Conforti avait aunoncé qu*0D punirait les ecclésiastiques qui se montreraient en cliaire les ennemis de la cause nationale ; plus tard il déclara dans une autre proclamation qu*il ne fallait pas confondre la religion avec ses minis* très , punissables à l'égal de tous les autres ciloyens. En même temps il exhortait les cours criminelles à sévir contre les prôlres et les évéques convaincus de tendances politiques contraires à Finlention du gouvernement, et recommandait d'encourager les prêtres rebelles à leurs écêques et infidèles à leurs devoirs envers [Eglise. La postérité aura peine à croire à ces circulaires du 10 avril .et du 3 juillet 1863. Ce même garde-des-sceaux proposa plus lard au parlement italien la fameuse loi dont on a dit qu elle plaçait Y Eglise en état de siège.

Cependant, les prédicateurs n*ont jamais, ni à Naple^i ni ailleurs^ soulevé lé peuple contre le nouveau pouvoir. Ce n' est pas eo publicistes, mais en théologiens qu ils combattaient une politique attentatoire à là morale et aut droits de ï Eglise. Ils déployaient toute la prudence .et toute la modération possibles , aussi bien en chaire que dans les relations privées.

Rien ne pouvait désarmer un pouvoir ombrageux comme on n' en vit jamais , un pouvoir acharné contres des hommes dont r idéal était la patrie, la conservation de la religion, des idées et des sentiments sur lesquels V ordre social avait toujours reposé. La loi, même en la torturant, ne lui donnant pas le droit de sévir contre eux , il se décida à tolérer, à favoriser les émeutes et , au besoin, à les préparer lui-même. On vit alors des forcenés se précipiter sur les prêtres, les arracher do 1* autel ou de la chaire, les dépouiller de leurs ornements et les mallfaiter. Dans Y église de Monserrato, à Naples, ils se ruèrent sur le prêtre, au moment de réiévalîon et le renversèrent brutalment sur les degrés de Tautel. Dans la paroisse de Torre del Greco, de3 furieux dépouillèrent r image de la Vierge de ses ornements, Taifublèrent à la ^aribaldlenne et la portèrent en procession. Si le gouvernement ne fut pas T instigateur de tous les sacrilèges , il ne fit rien, du

moins, pour les empêcher ; on disait la part du feu , disaient les autorités en souriant.

Cependant, ces violences ne firent que donner aux prédicateurs la popularité du malheur et Y ascendant du sucées. Le P. Cocozza , dominicain , orateur d' un talent énergique, choisi pour prêcher le carême de 1862 dans Y église de S. Severina, voisine de r Université, fut insulté pendant un de ses sermons par une tourbe d* étudiants en droit et en médecine. L' assistance se souleva comme un seul homme , et une lutte acharnée s engagea entre ces jeunes libres-penseurs et le peuple. Le^ deux partis reçurent bientôt du renfort, on assiégea l' Université, et il y avait.déjà des blessés et des morts quand les autorités , indolentes spectatrices de tant de violences , intervinrent enfin , effrayées de Y irritation toujours croissante du peuple. On vit pendant la lutte quelques liommes du pouvoir se promener sur les lieux en simples spectateurs, avec un visage satisfait et. le sourire sur les lèvres. Le prédicateur fut mis en prison,' où il attendit quatre mois la déclaration de son innocence ! On répéta les .-mêmes violences dans les provinces paAout où Ion avait à craindre Y efficacité de la parole évangélique.

G' est ainsi qu on entend la formule de Y Eglise libre dans l 'Etat libre ! Voilà , Eminence , comment s' y prend le Piémont pour moraliser le royaume de Naples. La prétendue régénération a engendré partout la dissolution des mœurs, le mépris du culte, la haine de Tautorité, le vol légal, Y homicide et la servitude. Et ce sont les missionnaires les plus ardents de Y indépendance italienne qui sont devenus les .instruments les plus actifs de la servitude du pays ! EsMl possible que cette œuvre d'miquité ait été comparée devant le peuple anglais à Y éclatante apparition du soleil qui, se levant dans toute sa splendeur, contrasterait glorieusement avec ï obscurité qu il aurait soudain dissipée ! Les âmes honnêtes ont été saisies d' horreur à ce trait d'amère ironie. Mais l'Angleterre ne fermera pas toujours les yeux à l' évidence. Dieu ne bénit pas les desseins contraires à sa justice et ne permet pas

long-temps qae la société marche dans des voies autres que celles que sa providence lui a assignées. Je vous écris, Eminence, au milieu de ces éloquentes ruines de Rome, qui s'élèvent depuis des siècles en témoignage de la justice de Dieu. Nous avons été ramenés aaXIP siècle, m^ûs n' oublious pas que les doctrines d'Arnauld de Brescia fiirent dispersées comme ses cendres.

# Rome, le 13 août 1863.

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