‹ Lettres, opuscules et mémoires de Madame Périer et de Jacqueline, soeurs de Pascal, et de Marguerite Perier, sa nièceChapitre 15 sur 97 · AVANT-PROPOS. XXI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XXI

reuses inspirations du christianisme. Sans le savoir, Corneille était peut-être pour Pascal et pour sa sœur le précurseur du curé Guillebert et de Tabbé Singlin.

Dans une sphère moins idéale, avec moins de génie que sa sœur, madame Perier n était pas moins distinguée. Mère de famille accomplie, elle pratiqua dans la vie ordinaire les vertus chrétiennes dont Jacqueline contempla les types divins au milieu des macérations et des méditalions du cloître. Fidèle à ses devoirs, modeste et grave dans sa vie comme dans ses écrits, madame Perier, à travers tous les voiles qui la cachent, brille pourtant d'un éclat qui n'est pas seulement le reflet de la gloire fraternelle. Quand Fléchier vint à Clermont, en 4665, il eut occasion de la voir, et voici l'hommage qu'il lui a rendu dans ses Mémoires sm^ les Grands-Jours d'Auvergne, Le jeune et spirituel abbé était alors précepteur du fils de M. de Gaumartin, conseiller du roi, chargé des sceaux près la cour des Grands-Jours. Il raconte la réception des dames de Clermont chez madame de Gaumartin, et, suivant sa coutume de médire, il n'épargne guère ces pauvres dames d'Auvergne. Cependant il en est une devant laquelle son humeur satirique s'arrête pour faire place au respect ; c'est madame Perier. « Toutes « les dames de la ville, dit-il, vinrent pour rendre « leurs respects h nos dames, non pas succès.

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