XXI£ AVANT-PROPOS
« sivement, mais en iroupe... Gomme la plupart « ne sont pas faites aux cérémonies de la cour, « et ne savent que leur façon de province, elles c< vont en grand nombre, afm de n'être pas si « remarquées et de se rassurer les unes les au- « très. C'est une chose plaisante de les voir ence trer, Tune les bras croisés, l'autre les bras « baissés comme une poupée. Toute leur con- « versalion est bagatelle , et c'est un bonheur « pour elles quand elles peuvent tourner le dis- « cours à leur coutume et parler des points d'Au-
« rillac La personne qui nous parut plus
« raisonnable fut madame Perier : les louanges « que madîime la marquise de Sablé lui donne, c( la réputation que M. Pascal, son frère, s'élait « acquise, et sa propre vertu, la rendent trèsce considérable dans la ville; et quelque gloire (i. qu'elle tire de l'estime où elle est et de la pa- « renié qu'elle a eue, elle serait illustre, quand il c( n'y aurait point de marquise de Sablé et quand « il n'y aurait jamais eu de M. Pascal *. »
La meilleure part de cet éloge peut s'appliquer aux enfants de madame Perier et surtout a Marguerite Perier. Cette famille formait comme une sorte de tribu chrélienne dont Pascal avait été le père spirituel, et dont tous les membres demeurèrent jusqu'au bout fidèles a ses enseignemenls,
1 Mémoires de Flcchicr sur les grands-jours tenus à Cloiinoal en 1 665-1 G66; publiés par B Gonotl, page ii.