VI AVANT-PROPOS
Nous avons dit ailleurs que le ms. de la bibliothèque du roi, improprement appelé Mémoires de mademoiselle Perier^ n'était qu'une copie de seconde main, qui nous semblait avoir été faite sur celle du P. Guerrier. Un nouvel examen de ce MS. ne nous a laissé aucun doute à cet égard. Le P. Guerrier, en transcrivant les documents nombreux que contenait le dépôt dont Marguerite Perier avait confié la conservation à la communauté des oratoriens de Clermont, a coutume d'ajouter des notes explicatives, et quelquefois même, parmi les pièces qu'il copie, il intercale des observations, ou des récits qu'il lient de Marguerite Perier. Or, le ms. de la bibliothèque du roi reproduit à son tour les notes et les observations du P. Guerrier, en le désignant sous le nom de premier copiste. Ainsi, par exemple, le P. Guerrier, après avoir transcrit, dans son troisième recueil, récrit trouvé dans l'habit de Pascal, ajoute une note explicative qu'il emprunte en partie à la conversation de Marguerite Perier ^ Le manuscrit de la bibliothèque du roi qui répète cette note, non sans quelques altérations suivant sa coutume, l'intitule ainsi : « Remarques du premier copiste des manuscrits de mademoiselle Perier sur un écrit trouvé sur M, Pascal après sa mort, » 11 est donc démon-
* Voy. notre édition des Pensées de Pascal, t. I*% p. 241.