AVANT-PROPOS. VU
tré que le manuscril suppl. fr. 1485, n'est qu'une copie de seconde main, c'est-à-dire qui n'offre point les caractères d'une parfaite authenticité. Ajoutons, pour en finir sur ce point, que ce manuscrit, qui est d'une écriture assez nette mais inexpérimentée , a été copié par une personne évidemment peu intelligente;, ou tout au moins étrangère aux choses qu'elle transcrivait.
Un écrivain d'une érudition brillante et facile donne à ce manuscrit l'épithète d'excellent * : nous ne pouvons, comme on voit, être de son avis ; et, pour que nos propres assertions soient sans réplique, même à ses yeux, nous avons indiqué au bas des pages, dans le cours de ce volume, la plupart des altérations que le deuxième copiste a commises en transcrivant les manuscrits du P. Guerrier, altérations que M. Cousin a reproduites dans sa publication récente des lettres et opuscules de Jacqueline Pascal.
Enfin, pour que l'importance des recueils de l'oratorien de Clermont soit désormais à l'abri de toute contestation sérieuse, rappelons ici que la copie de la bibliothèque du roi non-seulement n'est pas correcte, comme on vient de le voir, mais qu'elle n'est pas complète.
G est ce qui résulte d'abord du catalogue même
* Voy. Jacqueline Pascal, par M. V. Cousin ; passini.
VIIÏ AVANT-PROPOS.
du Supplément français, à la bibliothèque royale, où ce volume esl inscrit sous le n° 1485, avec cette indicalioii : ce Mémoires de mademoiselle Perier. PREMIÈRE PARTIE : la DEUXIÈME manque. » Ce ms. était donc composé de deux volumes ; et l'abbé Besongne qui, dansl'avant-propos de son Histoire de l'abbaye de Porl-Royal, donne la liste de tous les ouvrages, manuscrits ou non, auxquels il a puisé, le mentionne ainsi : Mémoires de mademoiselle Perier, in-4*', 2 volumes manuscrits.
La comparaison de ce 3is. avec ceux du P. Guerrier, confirme cette double indication, car elle montre qu en effet il ne contient que la moitié à peine des pièces recueillies dans les trois volumes de l'oralorien de Clermont.
Les Lettres de madame Perier, qui viennent après la Vie de Jacqueline, sont empruntées en partie aux recueils du P. Guerrier, et en partie aux portefeuilles du médecin Vallant à la bibliothèque du roi ^ ; une seule exceptée, qui provient de la bibliothèque de l'Arsenal, et qui est relative a l'entreprise des carrosses ^
Les écrits et les lettres de Jacqueline, qui for-
• Résidu de St.-Germain. Voy. dans notre édition des Pensées, introduction, page lix, la description de ces MSS. qu'on desij^ne aussi sous lie lilre de Portefeuilles de madame de Sablé,
^ Nous n'avons pu retrouver à l'Arsenal l'original de cette lettre ; mais nous reproduisons, de l'agrément de M. Monmerqué, le texte qu'il a douné avec son exactitude liabiluello dans sou intéressant opuscule des Carrosses à cinq sols.