‹ Lettres, opuscules et mémoires de Madame Périer et de Jacqueline, soeurs de Pascal, et de Marguerite Perier, sa nièceChapitre 46 sur 97 · SUR LA GUÉRISOIN APPARENTE DU ROI · texte numérisé non relu

SUR LA GUÉRISOIN APPARENTE DU ROI

Enfin, vaines grandeurs, vous êtes impuissantes ; Et ce nombre infini de tant de courtisans Ne pouvait empêcher que la mort triomphante Ne portât au cercueil le plus beau de mes ans.

Ces petits rejetons, dont la vertu naissante Porte déjà l'effroi jusqu'aux lieux plus puissants, Ne servaient qu'à pleurer cette mort apparente Et rendre, en les quittant, mes ennuis plus cuisants.

Mais quoiqu'en ces douleurs mon âme fût ravie, Pour le bien de l'État je demandais la vie, Quand le Ciel entendit un si juste dessein.

Pour amoindrir mon mal, il fallait des miracies ' . Et si je fus guéri malgré tous ces obstacles, C'est ma seule vertu qui fut mon médecin.

(Avril 1643.

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