‹ Lettres, opuscules et mémoires de Madame Perier et de Jacqueline, sœurs de Pascal, et de Marguerite Perier, sa nièceChapitre 29 sur 105 · Pascal · texte numérisé non relu

Pascal

Ce 5 août 1676.

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A Glermont» ce 7 décembre 1676.

Je vous suis sensiblement obligée» monsieur, de l'extrême bonté que vous avez pour mes enfants, aussi qu'à H. Nicole et à toutes les personnes qui ont la bonté de s'intéresser à leur conduite. C'est pourquoi je suis bien aise de vous rendre compte de leur petit voyage. Ils arrivèrent ici le 29 septembre % et n'y trouvèrent pas leur frère aine qui était à vendanges d'où il ne revint que quinze jours après ; et le malade fut bien tout ce tempslà sans ressentir aucun effet de la boisson des eaux. Sur

* PùriéféuiUe» Voilant.

' Ils venaient des eanx de Vicby. ( Pfote dé Voilant. )

la fin d'octobre, ils nous témoignèrent qu'ils seraient bien aise de s'en retourner, et nous dirent qu'ils avaient prémédité leur départ pour le 14 novembre, nous disant même que quand le mal reviendrait cela ne les arrêterait pas, parce qu'ils ne pouvaient serésoudre de perdre l'occasion de profiter des grands avantages dont Dieu les favorisait, par les habitudes qu'ils avaient auprès des plus grands hommes de France, qui non-seulement les souffraient, mais qui daignaient même s'ap^ pliquer à eux jusques à descendre dans le particulier de leur conduite pour leurs mœurs et pour leurs études. Enfin ils m'en dirent tant que je me rendis.

Ce qui me console, c'est qu'ils sont partis en parfaite santé par la grâce de Dieu, et que mon fils y a consenti assez gaiement ^ Ils vous diront combien il a sujet d'être ainsi attaché à ses frères, et combien il est seul : M. Domat est un peu revenu ; mais ce n'est que par force et par l'autorité de M. d'Alet ^ ; il fait les choses de si mauvaise grâce, qu'on voit bien qu'il ne voudrait que trouver un prétexte de faire une nouvelle querelle ; mais j'espère que Dieu nous en garantira par sa miséricorde. Je me recomtnande à vos prières pour cela et pour tons mes besoins. Toute la famille vous salue trèshumblement. Je suis, monsieur, etc.

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