‹ Lettres, opuscules et mémoires de Madame Perier et de Jacqueline, sœurs de Pascal, et de Marguerite Perier, sa nièceChapitre 30 sur 105 · Pascal · texte numérisé non relu

Pascal

H. Begon, que vous avez vu autrefois à Paris, mourut samedi dernier.

■ Il soahaitait les garder tout Thiver auprès de lui à Glermont. ( Note de Valîant. ) " Pavillon, évoque d'Alel.

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Ce m mai 1377.

Ce n'est pas pour vous témoigner la part que je prends h ce qui vous touche que je vous écris aujourd'hui» mop très-cher fils, car je sais que vous en êtes pleinement persuadé; mais pour vous faire connaître la joie que iç ressens de ce que le premier engagement qui se fs^it dans ma famille est pour le service de Dieu et de c^ que, s'il est permis de parler ainsi, Dieu y prend ^ part avant que le monde y ait encore touché. Je le prie de tout mon cœur quMl lui plaise de bénir les suites d'un si heureux commencement et qu'il vous fasse la grâce de répondre à la faveur singulière qu'il vous fait, par une fidélité inviolable et une application sans relâche à tout ce qui peut être agréable au maftre auquel vous vous êtes consacré. Je ne prends pas la liberté, mon très-cher fils, de vous rien dire de vos devoirs, sachant les instructions que vous avez là-dessus ; mais je vous exhorte de tout mon cœur d'en profiter, de vous les rendre utiles, autant quMl vous sera possible, et de vous souvenir sans cesse du compte cpie Dieu vous en demandera un jour. Nous n'avons pas manqué de vous recommander à Dieu en cette occasion, et je suis bien aise de ce que vous vous y êtes souvenu de nous, Continuez, je vous en supplie, de le faire et de le prier qu'il lui plaise de répandre sur votre famille ses grâces, afin que nous

< Recueils MSS. du P. Guerrier.

LETTRli. 4af

ne fftsrions jamais riea que par ses moa? ements. Adieu, adieu, mon cher enfant. Aimez-moi toujours, et soyez persuadé qu'on ne peut pas être avee plus de tendresse que je suis entièrement à vous.

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