‹ Lettres, opuscules et mémoires de Madame Perier et de Jacqueline, sœurs de Pascal, et de Marguerite Perier, sa nièceChapitre 52 sur 105 · SUR LA 6UÉRIS0N APPARENTE DU ROI · texte numérisé non relu

SUR LA 6UÉRIS0N APPARENTE DU ROI

SOVKKT.

Enin, vaines grandeurs, vous étf a i^puifsantaa \ Si 66 Bflpbre infini de tant de coupliBims Ne pouvait empêcher que la mort triomphante Ne portât au cercueil le plus \fGsm de Pl§8 AHf •

Ces petits rejetons, dont la vertu naissante Porte déjà l'effroi jusqu*auic lieux plus puissants. Ne servaient qu'à pleurer cette mort apparente Et rendre, en les quittant, mes ennuis plus cuisants.

Mais quoiqu'on ces douleurs mon âme fût ravie, Pour le bien de l'État je demandais la vie, Quand le Ciel entendit un si juste dessein.

Pour amoindrir mon mal, il fallait des miracles * , Et si je fus guéri malgré tous ces obstacles,- C'est ma seule vertu qui fut mon médecin.

(Avril len.)

A LA RËIN8. SUR LA RÉGENGB.

soifirtT.

Commencez, grande reine, un règne de merveilles ; Puisque notre boidieur ne dépend que de vous, SemeE par Tunivers vos vertus sans pareilles, Rendez de vos beaux faits les plus grands rois jaloux.

Continuez les soins de vos divines veilles, Et que votre bouté fasse coonaitre à tous Qu'en vain mille terreurs ont frappé nos oreilles * Pour un gouvernement que vous rendez si doux.

Politique indiscret, parle sans violence ; Ne dis plus, pour troubler notre heur dans sa naissance, Qu'une douceur de femme est un faible soutien.

Apprends à respecter ton illustre princesse, Dont l'esprit tout divin sait joindre avec adresse La douceur de son sexe à la force du lien.

(Mal 1618.)

» Edit. r. C. : t ... il fallut.., »

* EdU, F. C. : « ... vos oreîHes .. ■

456 MGQUBLI1C£ PASCAL.

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