‹ Lettres, opuscules et mémoires de Madame Perier et de Jacqueline, sœurs de Pascal, et de Marguerite Perier, sa nièceChapitre 54 sur 105 · TA1ICE · texte numérisé non relu

TA1ICE

Filis. apaisez vos douleurs; C'est assez répandre de pleurs Pour la perte de votre amie.

Cessez ce violent transport Qui, s'attaquant à votre vie, Livrerait la mienne à la mort.

Finissez tous ces déplaisirs ; La mort est sourde à vos soupirs Comme elle est aveugle à vos larmes.

Si le ciel Teût faite autrement, Elle eût respecté tant de charmes Qu'elle a détruits en un moment.

* Kdit, V.C : <\.. mon mai... » Leçon qui ne forme aucun sens.

Biais quoi I rien n'échappe ici-bas.

Et la laideur et les appas Ressentent ses coups redoutables. Les heureux, les infortunés, Les innocents et les coupables Sont au même but destinés.

Tout est dans Tinstabilité :

La plus ferme félicité

Se perd dès qu'elle est découverte,

Et même vous, enfin un jour,

Ferez pleurer pour votre perte

Ceux qui pleurent pour votre amour.

Ce n'est pas que par mon discours, Je prétende arrêter le cours D'une tristesse raisonnable ; Moi-même j'ai part au malheur, Et par une pitié louable.

J'accompagne votre douleur.

J'excuse votre déplaisir.

En ce qu'il ne pouvait choisir Une matière plus illustre.

Cloris fut chef-d'œuvre des cieux, Et c'est en son cinquième lustre Que le destin l'ôte à nos yeux,

Hais ce qui peut mieux excuser La douleur que vous peut causer Sa perte trop inopinée, C'est qu'en mourant le ciel voulut Que son hérésie obstinée Laissât douter de son salpt.

\ 42 JACQUKIilIfft WAaCÀL.

Hais non : sans douta qu'à la mort Son esprit devenu plus fort Reçut la céleste lumièrci Et qu'étant presque détaché Du poids de sa masse grossier» n reconnut d'avoir péché*

Aussi, grand IMeuy si TaiDitié Peut émouvoir quelque pitié Pour un chef-d'œuvre sans «aimptoi Oyez les vœux que désormais Nous irons faire en voire tenq»!»

Pour celle qui n'y fui jamais.

Hélas I son malheur seulsoMBl Causa son enduroisdemttii A vivre dans son hérésie ; Et son zèle la décevait * ^ Recevant pour la mimiz oboisie La foi que s(n pbre approuvoik

Vous l'enrichîtes, à nos iféMt, De ces don£» \êê plus préôiêttx Dont vous ornez les bélteê kihéi ; Et son ardêtita ébtîHté Brûlait de Vd0 éMùéê QâMttM Son cœur réfflpii dé piélé.

Sans cesse éHê espénsdt éû YotH, Et toujotin isoti âdk lé f^MâottX Était de vous être (tdèlt.

« Edit. F. C. : « ... son zélé (â dévôràU.»» » — Leçon étidemment contraire au sens de Tauteiif «

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