DE MADEMOISELLE JACQUELINE PASCAL
SUE LE MTSTÈRI DE LA MORT DE MOTRE-SBIGNETJR J.-C.
n fot fiiit en conséquence d*an billet de chaque mois que la mère Agnès lui avait envoyé selon Tusage de Port-Royal >.
I. Jésus est mort par amour envers son Père éternel, parce qu'il est mort pour réparer, par une offrande infinie, TofTense infinie * qui lui avait été faite. Il est aussi mort par amour envers nous, parce qu'il a satisfait par sa mort à nos dettes ^ ; en sorte que le peu que nous pouvons, et que nous ne pouvons sans lui, suffit pour les payer toutes.
J'apprends de là que je dois mourir au monde par amour envers Dieu, pour lui rendre ce que je lui dois, en lui donnant tout mon cœur sans aucun partage, et satisfaisant pour tous mes péchés par la pénitence, qui est enfermée dans cette mort, et par amour envers moimême de la même sorte.
II. Jésus n'est pas mort pour ne plus vivre, mais pour ne plus être dans la souffrance, dans la faiblesse et les autres infirmités de cette vie humaine ; pour vivre éternellement d'une vie exempte de toutes ces misères, toute spirituelle» toute céleste*, toute divine.
■ n« Recueil MB. du P. Guerrier, page 265.
*VEdit. V. C. omet infinie, — * Idem : c ... satisfait par amour à DOS dettes... » Leçon évidemment vicieuse. •— ^ Idem omet: iouiê eéUêtê.
J'apprends de là qu'après que je serai séparée, par ma mort au monde, de toutes les appartenances de la corruption de la nature, il faut que dès lors je vive en Dieu seul, et que jô ne yive plus à rien de ce qui appartient à la première vie,
III. Jésus est mort réellement, et non pas en Ggure, ou en désir seulement.
Cela m'apprend qu'il faut mourir effectivement au monde, et ne pas me contenter en cela d'imaginations et de belles spéculations.
IV. La mort de Jésus n'a rien eu d'extraordinaire, c'est-à-dire que son corps a été privé de vie ^ comme tous les autres, et il s'est tenu mort dans la posture et la manière qui était propre à cet état.
Cela m'apprend qu'encore qu'il faille * faire mourir effectivement en moi la chair et tous ses désirs, il n^ faut pas» néanmoins, qu'il paraisse rien d'extraordinaire ni de singulier dans mes actions ; mais que je fasse simplement et uniquement celles qui seront conformes à mon état et à ma condition présente.
V. Jésus est mort au regard de soi-même, en [ce que réellement sa sainte âme et son corps ont été séparés, et qu'ensuite il a souffert toutes les privations que cause la mort, de la vue, de l'ouïe, de Tentendement, de tout mouvement ; en sorte qu'on l'emporte dans le sépulcre : il ne s'y conduit pas soi-même^ et a bien voulu se priver de toutes ces choses S quoiqu'elles fussent fort saintes en lui.
» Edti, F. €. .• « ... prîvé d*uneir\e humaine.., »
• Idem ? « ... qu'il faut... » -r* ' Idem ; « .. . voulu être fftivé de... »