MTSTÈRS PE LA MORT OV J.-G
Cq1« iii*«|^preiid à mourir k moi-méiM en toutes choses, même dans les plus innoceot^a ; en sorte que je m produise plus par mohméme aueune action, mais quo tout ce que j'espérerai soit tellement produit par Tobéissance que je dois aux maximes du christianisme et aux supérieurs que Pieu m'a donnés, que Ton puisse dire véritablement que mon esprit n'est plus en mot, et qu'il est de telle sorte séparé de mon corps que ce n'est nullement lui qui le fait agir ^
YI. Jésus est mort non-seulement au regard de soi-* UPiéme, mais encore au regard de sa sainte 'Mère, de ses parents et de ses amis, les privant de la consolation de sa présence et se privant soi-même de la leur.
Cela m'apprend à ne pas mourir seulement à ce qui ne touche que ma personne, mais aussi à tout les intérêts de la chair et du sang, et de l'amitié humaine ; c'est-à-dire à^oublier tout ce qui ne regarde point le sa^ lut de mes amis, ne plus m'empresser dans leurs affaires temporelles '\
VII, Jésus est mort au regard de tout le monde ; en sorte que le monde entier est privé de sa présence visi* ble et du fruit de ses exhortations, y laissant seulement les disciples, qui étaient des copies de sa sainte vie qu'ils imitaient.
Cela m'apprend que lorsqu'on est mort au monde, il ne faut plus s'y produire, et qu'il faut se eonten.^<^ de
« Edit, F« C. : c ... que ce ne soit ptus le corps qui le fait agir. » Leçon contraire au sens de l'auteur.
' Idem omet : sainte, ^ ' Idem: « .,. le salut dê$ 4fnes.„ » « ... les affaires temporelles. » Sens qui n'est pas celui de Tauteur.
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fructifier par le bon exemple et la bonne odeur que cette vie de mort pourra répandre.
VIII. Jésus n*a pas attendu à mourir de vieillesse, mais a comme prévenu la mort en mourant dans la plus forte jeunesse.
Cela m'apprend à ne pas attendre la défaillance de ma vie pour mourir au monde, mais à prévenir ma mort réelle par la mystique.