II INTRODUCTION
1011 1 jamais; Texil s'en est souvenu, et ces vers sont partis do Jersey pour venir s'abattre sur le marbre funèbre :
Jadis je vous disais : — Vivez, régnez, madame, Le salon vous attend, le succès vous réclame! Le bal éblouissant pâlit quand vous partez!
Soyez illustre et belle, aimez, riez, chantez! Vous avez la splendeur des astres et des roses! Votre regard charmant où je lis tant de choses Commente vos discours légers et gracieux.
Ce que dit votre bouche étincelle en vos yeux. Il semble quand, parfois, un chngrin vous alarme. Qu'ils versent une perle et non pas une larme. Même quand vous rêvez, vous souriez cncor.
Vivez, fêtée et fière, ô belle aux cheveux d'or. — Maintenant, vous voilà pâle, grave et muette, Morte et transfigurée, et je vous dis : — Poète! Vieus me chercher; archange! être mystérieux! Fais pour moi transparents et la terre et les cieux! Révèle-moi d'un mot de ta bouche profonde La grande énigme humaine et le secret du monde! Confirme en mon esprit Descarfe ou Spinosa, Car tu sais le vrai nom de celui qui perça.
Pour que nous puissions voir sa lumière sans voiles, Ces trous du noir plafond qu'on nomme les étoiles; Car je te sens ilotter sous mes rameaux pencbanis; Car ta lyre invisible a de subtimes chants; Car mon sombre océan où Tesquif s'aventure T'épouvante et te plaît; car la sainte nature, La nature éternelle et les champs et les bois Parlent à ta grande âme avec leur grande voix!
Nous empruntons à un petit livre commémora lif, sorte de bout de Tan de la douleur où une main pieuse a recueilli tous les articles parus dans les journaux, à Tépoque fatale, ces quelques lignes par lesquelles toute biographie humaine peut se résumer.
Delphine Gay,née à Aix-la-Chapelle, paroisse de Saint- Âdalbert) le 6 pluviôse an xii (26 janvier 4804), fille de Marie-Françoise Nichaalt de la Yalette^ née à Paris le l«r juil-