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fombaltre hoiiiœopathiqueineul , parles seml)lal)le.s : précipitez-vous sur votre piano , et là jouez de toutes vos forces trois sonates de suite sans désemparer; mais ouvrez bien la fenêtre, mettez la grande pédale et frappez fort. Si N otre piano a du fond , si c'est un enfant iVÈrardf bien sonore, vous avez une chance de triompher ; l'ennemi vaincu par le bruit, découragé par cette puissante rivalité, peut-être finira par vous céder la place ! Mais le moyen est terrible : que voulez-vous ? aujourd'hui on aime la musique en France, et voilà comme nous aimons.
!j:tthe XVII.
ItT *f|»lc'iiihrc 1SÔ7.
La plwic. — Los femtues cotirageusi!!!. — Luc courte à Sainl-GiTinaiii par le clicrnin de fer. — Négligences des employés. — Toiil le inonde ;i mieux à faire que son devoir.
Voici la pluie, voici le IVoid, voila rautoiiiiie, déjà raiitomne et pas encore le raisin I Quelle journée triste I
Il Tait nuit. Quelle heure est-il? Midi Donnez une
lampe, nous n'y voyons plus pour écrire. Quel déluge! Que la pluie est lourde et froide ! On nous dit, pour nous rassurer, qu'il tonne et que c'est très-heureux, que c'est un orage; n'importe, le tonnerre ne nous rassure point. Un orage sans chaleur, ce n'est plus l'été! Oh! Paris est odieux I voyez ces grands ruisseaux qui courent de chaque côté de la rue; ils vont se rejoindre hientùt. Entendez-vous toutes les portières qui halaient le de- \antdes maisons et qui causent? Quelques rares piétons se hasardent; des femmes, trempées de pluie, laissent voir une jupe verte sous une rohe bleue. Pauvres femmes, qu'elles sont courageuses ! car les fenmies ont beaucoup plus de courage que les hommes : on avouera cela un jour. Regardez la rue, un jour d'orage ; les honmies passent en cabriolet, les fennnes s'en vont à pied dans l'eau et dans la boue. Sur dix passants, il y a huit femmes. Ce ne sont point des élégantes, non, sans doute; mais ce sont de braves mères de famille laborieuses, qui courent pour affaires, des ouvrières consciencieuses (jui reportent leur ouvrage a l'heure dite.
— H)(i — des gardes-malades qui rejoignent un lit de douleur, de jeunesPilles artistes qui regagnent leuratelier. Ceci est un indice infaillible; vous ne risquez jamais de voustronjper en vous intéressant à la femme que vous voyez courir dans la rue par une averse. Le motif qui la fait sortir par ce temps-là méritera toujours votre intérêt et qitclquefois votre admiration.
Hier il pleuvait aussi, mais moins fort, et nous sommes allé à Saint -Germain par le chemin de fer : c'était un devoir pour nous; toute invention nouvelle nous réclame; nous sommes tenu d'en parler à tout prix. Donc hier nous sommes parti de chez nous à cinq heures du soir pour aller à Saint-Germain , et nous étions de retour à neuf heures ! Nous avons mis quatre heures pour faire ce trajet, pour aller et venir. C'est admirable ! les méchants prétendent qu'on irait plus vite avec des chevaux. Voilà comme cela est arrivé : nous étions rue de Londres à cinq heures un quart ; la foule encombrait la porte qu'on n'ouvrait pas ; nous attendons, nous attendons à la porte. Enfin on ouvre : nous entrons dans une espèce de couloir en toile verte ; il n'y a qu'un seul bureau. Tous les voyageurs sont mêlés : voyageurs à 2 fr. 50, voyageurs à 1 fr. 60, voyageurs à l fr. Il n'y a qu'un bureau, qu'une entrée : sans doute les bœufs et les moutons entreront aussi par le petit couloir; ce sera très-commode; mais nous n'en sommes pas encore là. Nous attendons, nous attendons dans le couloir vert un grand quart d'heure, au milieu de la foule, comme nous avons attendu à la porte. Enfin nous arrivons au bureau : là, on nous donne trois petits papiers jaunes, et nous pénétrons dans une vaste salle gothique remplie de peintures. Ici les voyageurs se se-
parent : les trente sous vont à droite, les vingt sous vont àgauche. La salleestvasteet belle; on peut nous croire, nous avons eu le temps de Tadmirer. Là nous attendons, nous attendons; il n'est que six heures dix minutes, on doit partir à sept heui'es. Patience! Nous voyons arriver des voyageurs avec des paquets ou des paniers; des enfants voyageurs charment nos ennuis en jouant de divers instruments dont ils obtiennent divers sons plus ou moins sauvages ; leurs mères les grondent parce qu'ils font du bruit; elles leur arrachent l'instrument de notre supplice , elles s'en emparent à notre grande joie, et elles se promènent graves et imposantes avec une petite trompette ou un mirliton à la main. Le temps passe, et nous attendons toujours; il est six heures et demie, nous attendons, nous attendons. Enfin , on entend un roulement, c'est l'arrivée des voyageurs de Saint-Germain ; tout le monde se précipite aux fenêtres ; toutes les voitures, tous les wagons s'arrêtent; la cour est vide : çà et là, deux ou trois inspecteurs, rien déplus; mais on ouvre les portières des wagons..., et alors, en un clin d'œil , une fourmilière de voyageurs s'échappent des voitures, et la cour est pleine de monde subitement. Ceci est véritablement impossible à décrire ; mais c'est très-amusant à regarder. La foule improvisée monte aussitôt vers les galeries de Saint-Germain, et disparaît. A notre tour, maintenant. Nous attendons encore un peu, mais ce spectacle nous avait intéressé, et nous étions plus patient. Enfin , nous descendons dans la cour. Nous montons dans une berline, nous y sommes fort à l'aise et bien assis. Là, nous attendons, nous attendons que tous les voyageurs soient emballés ; nous étions six cents à peu près : quelqu'un disait onze
cents, ce qucl([u'iin avait peur sniis doute. Knfin le cor se fait entendre, nous recevons une légère secousse, et nous partons. Il était sept heures moins un quart; le voyage a été aussi agréable que l'attente avait élélaligante; le plaisir de courir si vite nous faisait tout oublier. Dans les voitures, évitez la banquette qui estprés des roues, c'est la moins bonne place. Mais vivent les chemins de fer! nous persistons à dire que c'est la ma- Jiière la plus charmante de voyager; on va avec une lapidité effrayante, et cependant on ne sent pas du tout l'effioi de cette rapidité; on a bien plus grand' peur en voiture de poste, vraiment, ou en diligence, ([uand on descend la montagne de Tarare, bu même la moindre montagne, et il y a aussi beaucoup plus de danger; malheureusement nous sommes négligents en France, et nous avons l'art de gâter les plus belles inventions par notre manque de soins : on va à Saint- Germain en vingt-huit minutes, c'est vrai, mais on fait attendre les voyageurs une heure à Paris , et trois quarts d'heure à Saint-Germain , ce qui rend la pi-omptitude du voyage inutile. Et cela, parce que nous n'avons point de conscience , ou plutôt parce que chez nous chacun méprise son propre métier; on a toujours mieux à faire que son devoir. Un homme de bureau méprise son bureau; il ne saurait y ariiver h l'heure précise, il est poëte ou auteur de vaudeville : il vient tard, il avait ^a î^/x'/î/îon.Uncaissier méprise sa caisse; il se fait spéculateur: il vient tard, il avait un rendezvous d'affaires. Un commis marchand méprise sa boutique; il se fait homme abonne fortune: il vient tard, j)arce qu'il n'avait pas de rendez- vous. Un clerc d'avoué méprise son étude; il est musicien : il vient tard, il
étiulicùt pour un concert. I^^t tout le monde est ainsi en retard, et de tontes ces négligences innocentes résultent souvent de grands malheurs.
Ot esprit d'indépendance française qui consiste particulièrement à mépriser son métier et à s'affranchir de son devoir, nous fait frémir appliqué à ces inventions nouvelles, qui exigent tant d'attention et de prudence; il est à craindre que des employés (lui vous font attendre trois quarts d'heure par négligence, ne vous fassent sauter un jour en l'air par distraction ; et nous appelons sur cet oubli la surveillance de messieurs les directeurs. Il serait fâcheux de voir une si belle entreprise, exécutée à tant de frais, et si heureusement accomplie par des hommes de si grand mérite, compromise par la légèreté d'un sot ou par la négligence d'un paresseux. C'est déjà bien assez d'avoir affaire à des voyageurs imbéciles, qui n'auront pas de cesse qu'ils n'aient créé des dangers là où il n'y en a point.
Et la preuve que chacun méprise son métier, c'est la petite brochure qu'on vous vend à la porte du chemin de fer. Vous croyez y trouver l'histoire abrégée des chemins de fer, un récit bien simple, des noms, des dates, des mesures, des faits, et surtout peu de mots et pas un mot inutile : il n'est pas permis d'allonger sa phrase en parlant d'un chemin qui raccourcit toutes les distances ; point du tout; ce qu'on vous donne est un morceau littéraire, c'est de l'éloquence industrielle sur les chemins de fer. Ce n'est pas un ingénieur qui vous parle, c'est un homme de lettres. Interrogez-le; demandez-lui dans ([uel pays a été essayé le premier chemin de fer; il vous parlera de l'obélisque de T.uxor et de l'Arc-de-Triomphe de l'Ktoile. Demande : « Q\w\ est l'homme ([ui a con-
struit le premier chemin de fer? » Réponse : « C'est le Mont-Valérien qui se penclie pour regarder cette tempête qui passe en voiture. » Bien ! «Combien y a-il de chemins de fer en Europe? car maintenant il faut savoir ses chemins de fer comme on connaît ses ileuves. » Réponse : « Nanterre se choisit une rosière; passez maison blanche aux volets verts, rêvede Jean-Jacques !» Etes-vous satisfaits? Si vous demandez à cet auteur : «Qui a inventé la vapeur ? » alors il fera bien mieux; il vous répondra un mensonge; il ne vous diia pas : « C'est Fulton ! » il vous dira que : « C'est un vieillard, homm.e de génie, que le cardinal de Richelieu a fait enfermer comme fou à Bicêtre; » et il vous parlera d'une prétendue lettre de Marion de Lorme, qui est la plus charmante mystification qu'homme d'esprit ait jamais imaginée et que grand journal ait jamais répétée; et il vous dira toutes sortes de choses agréables sur ce sujet. Mais ces belles phrases, ces brillants mensonges qui sont très-jolis dans une colonne de journal, dans un livret sont inutiles ; ce n'est pas ce qu'on y cherche, il faut des chiffres exacts, des faits véritables et pas de bavardages, pas de longueurs surtout. Quand on voyage sur un chemin de fer, on a le droit d'exiger que la phrase que l'on commence en partant soit au moins terminée quand on arrive.
IJ/ITHK XVIII.
îS septembre 1837 Irnpréculious à l'aulotiiiio. — A vendre sé[)arérn('iil deux inscparaUlcs !
C'en est donc fait ! voici l'automne ! En vain nous avons annoncé son retoui*, elle est venue. Hélas! il y a huit jours, quand nous avons dit : Elle est là; nous comptions sur un heureux démenti; nous espérions que le lendemain un soleil d'été viendrait encore nous confondre et changer en erreur nos vérités de la veille; mais non, le destin sans pitié nous a laissé avoir raison. La voihà cette triste automne, cette lemme de quarante ans, la seule que M. de Balzac n'ait point céléhrée, cette femme d'esprit qui parait belle encore le soir en grande parure les jours de fête, avec du rouge, avec une robe de velours vert et un turban d'Alger, mais qui, les jours de deuil, en négligé, le matin, n'est plus qu'une beauté pâle et fanée ; cette pauvre femme encore séduisante, qui a la vieillesse pour espérance; cette noble femme encore aimée, qui a l'abandon pour avenir. Automne, lidèle amante du peintre et du chasseur, qu'ils vous chantent, qu'ils vous bénissent, vous n'avez pour eux que des bienfaits ; toutes vos parures sont pour leur plaire ; pour le peintre... vous avez desarbres jaunis, des pampres rouges et des prés verts ; vous avez un petit soleil qu'il peut étudier sans perdre la vue, et dont il peut donner une idée dans ses paysages; vous avez un
ciel Irisle, et irun I)Il'U |)rol)al)l(', (jui scni compris de tous les bourgeois du Salon de 1388; griice à vous, to\ite la nature semble poser pour un tableau moderne, et se draper pour être admirée de la foule à la prochaine exposition. Pour le chasseur... vous avez mille attraits; toutes vos prévenances pour lui sont pleines de délicatesse; votre souffle, ni chaud ni froid, lui permet de marcher pendant des journées entières sans fatigue; votre soleil Locatclli le réjouit sans l'échauffer; votre demi-mystère l'aide à se cacher, en lui laissant apercevoir sa proie. La moisson est faite, les granges sont remplies, et la terre qui se repose lui appartient, et ses pas s'impriment sans remords dans les sillons désœuvrés ; la vigne seule garde encore sa richesse, et tous ses trésors sont pour lui, et la grappe lourde et noire le désaltère, pendant que son chien attentif court ramasser sur le sable sanglant la perdrix (jui vient de tomber. Oh ! pour eux, vous êtes aimable, vous avez d'enivrantes faveurs, vousavez même des promesses; pour le poêle... vous n'avez rien. Pas un plaisir, pas une fêle; vous n'avez rien pour lui, cruelle : il vit de lumière et vous êtes pale; il vit de chaleur, et vous êtes froide; il vit d'avenir, et vous n'en avez plus; il vit de parfun^s, et toutes vos fleurs sont fanées. Au printemps, du inoins, il s'enivre de la senteur des roses et de l'éclat du jour: l'été, la chaleur du soleil l'embrase; l'hiver, la flamme du foyer l'inspire; l'été, il rêve à l'ombre d'un chêne; l'hiver, il rêve auprès de l'àtre : le feu et le soleil sont les compagnons indispensables de sa vie; sans eux, il mourrait, et daus leur attente il languit. L'automne, c'est pour lui une saison d'adieux, et les adieux sont encore plus tristes ([ue l'absence ; car les adieux ne sont
déjà plus la présence, et pas encore le souvenir; on se voit mal et l'on ne s'écrit pas encore. 1/avenir, c'est se (juitter; dans l'absence, du moins, l'aNenirc'est se revoir. Ainsi l'automne, qui n'a plus de soleil, n'a pas encore de feu; il ne fait plus assez chaud pour les vêtements d'été, il ne fait pas encore assez froid pour les vêtements d'hiver; il ne fait pas jour, il ne fait pas nuit; la fenêtre n'est pas ouverte, la cheminée n'est pas habitée ; les appartements n'ont pas encore de tapis, et le vent souf- (le déjà sous la porte. 0 fatale automne ! saison de passage et d'ennui, de vagues désirs et de vains regrets! l'emme qu'on chérit encore et qu'on n'aime plus, tu n'auras jamais nos hommages; tout rêveur est poëte, et nous sommes poètes par l'oisiveté ; et nous maudissons ta venue. Ne cherche pas à séduire le poète avec tes grands airs de mélancolie; s'il est sincère, il u'aura ])as de chants pour toi, son luth se détendrait sur tes autels humides; contente-toi de joindre à tes classiques attrihuts la palette du peintre et le fusil-Robert du chasseur.
Si nous sommes parfois déconcerté dans nos pi'édiclions, nous sommes en revanche très-bien compris dans nos reproches, ce qui nous rend très-fier. Il est glorieux d'avoir de rinduence, même en riant, même lorsqu'on n'y prétend pas. Depuis que nous avons dénoncé la négligence des employés du chemin de fer, ils sont d'une exactitude exemplaire. Chez nous, pour bien agir, on a besoin de se savoir regardé : du jour où l'on sepùjuc de bien faire son métier on le fait bien, l'important est de faire arriver le devoir à l'état de préten- I ion. Alors NOUS pouvez être lran([uille, on n'y manquera plus. >agucre le départ était eu letard de trois quarts
(l'iieure; uujourd'hui on doit partir à midi, à midi précis on s'embarque, et huit cents personnes se placent en même temps dans les wagons, ce qui est prodij^ieux ; pourquoi? parce que maintenant les employés comprennent l'importance de leur besogne, parce qu'ils se sont dit, comme les députés à la tribune : « Messieurs, la France entière nous contemple ! » et cela est vrai, car le chemin de fer est la grande pensée du moment, il occupe tous les esprits, il éveille toutes les curiosités. Quelqu'un disait hier que, depuis l'arrivée delà girafe, rien n'avait fait tant de sensation à Paris. Pauvre girafe! que de gens ont prédit sa mort! On disait qu'elle ne s'acclimaterait jamais en France, comme on dit encore que les chemins de fer ne prendront jamais chez nous ; parce que nous, qui sommes un peuple léger, nous sommes malveillants pour ce qui est nouveau; nous sommes curieux, mais nous restons incrédules. On disait aussi, le jour de son élévation, que l'obélisque tomberait et se briserait en morceaux, et pourtant l'obélisque est debout sur sa base, la girafe est en vie au Jardin-des-Plantes, et, malgré les esprits fâcheux, vous verrez bientôt les chemins de fer parcourir tout le pays.
A propos du Jardin-des-Plantes, on parle d'une belle collection d'oiseaux dont il vient de s'enrichir. Cela nous fait songer que nous avons vu hier chez un marchand d'oiseaux cette aftîche : « A vendre séparément deux inséparables. — Mais ils mourront, si vous les séparez. — Non, monsieur, quand on s'y prend adroitement, reprit le marchand, ces petits oiseaux supportent 1 rès-bien l'absence ; on les laisse ensemble dans la même cnoe to\iJ l'hiver, et p\iis au printemps, on les sépare.
et ils ne disent rien. » N'est-ce pas là un mot ravissant? Des oiseaux qu'on sépare au printemps! ù civilisation !
Nous avons entendu hier aussi une bonne parole d'un cornac de sauvage. « Entrez, messieurs, criait-il, vous verrez un sauvage comme vous n'en avez jamais vu, vous l'entendrez parler ; et la preuve de son existence, c'est qu'il fait lui-même son eœplicalion ! n Vous ligurezvous cet homme de la nature expliquant lui-même au public comme quoi il est sauvage ! c'est bien aimable de sa part.
Les théâtres s'agitent, leur saison est venue; le soir on ne se promène plus; le matin on va aux courses, ou bien au bois de Boulogne, et le soir on va au spectacle.
Cependant l'aspect de la ville est triste; il n'y a plus ici que ceux qu'une contrariété y retient, ou ceux qu'une fâcheuse affaire y ramène. Les passants marchent vite, et tous portent quelque paquet à la main ; chacun semble craindre de manquer la diligence; c'est de l'activité, mais une activité finale qui annonce un très-long repos. Quand donc irons-nous à notre tour demander au Midi un peu de soleil pour nous aider à attendre que ce bon hiver vienne avec son bon feu? Ah ! si nous pouvions inventer un moyen de supprimer l'automne!... Les oiseaux de passage savent trouver en tous lieux la saison qui les fait vivre, pourquoi les hommes ne seraient-ils pas aussi spirituels que les oiseaux? Helas! c'est qu'il leur manque des ailes.