‹ Lettres pastorales de Mgr. l'évêque de Montréal [microforme]Chapitre 7 sur 13 · À MGR. L'EVEQUE DE MONTREAL · texte numérisé non relu

À MGR. L'EVEQUE DE MONTREAL

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: Par la grâce de Dieu et du Siége Apostolique, Évêque de assiste, | Montréal, Etc,, Etc., Etc.

ARS 008 uns vos Au Clergé Séculier et Régulier, et à tous les Fidèles de Notre Diocèse,

es bons. | Salut et Bénédiction en N. S, J. C. jues qui

s, pour Dans notre dernière Lettre Pastorale, Nous vous recommandämes, N. | T. C. F, entre autres choses, de ne vous agréger à aucun Institut Littége, les raire, que vous connaîtriez garder des mauvais livres dans sa bibliothèque,

et que si déjà vous faisiez partie d’un tel Institut, vous deviez vous en retià rer, si l’on continuait, malgré vos reclamations, à vouloir conserver des livres seing de irreligieux ou immoraux.

. Fidèles à cet avis paternel de notre part, plusieurs membres de l’Znstitut Canadien, animés d’un courage digne de toute éloge, proposèrent, dans une séance extraordinaire, tenue le treize Avril dernier, d’aviser aux moyens constater quels seraient les livres qu'il faudrait retrancher de la bibliothèque.

h Te demande aussi juste, exprimée d’ailleurs dans les termes les plus réservés, fut rejetée par la majorité des membres présents. Or, il est à bien remarquer ici que l’Institut n’ignorait pas que l'Eglise avait parlé, par la bouche du Souverain Pontife, qui avait fait entendre sa voix dans toutes les

RÉ Chaires de ce Diocèse, et que cette Voix Vénérable, Nous devons le dire è en bénissant la divine bonté, avait fait sur tous les cœurs catholiques, de taire. religieuses impressions.

Ce fut donc, pour ainsi dire, au pied de la Chaire Apostolique, et en quelque sorte sous les yeux du Chef Suprême de l'Eglise, qu’il refusa de

rendre cette Les à la minorité. (Car elle avait incontestablement le droit d'exiger que la bibliothèque cessât enfin d’être une cause si malheureuse

d’impiété et d’immoralité, non seulement pour les membres de lInstitut, f mais encore pour tous les citoyens, qui peuvent y avoir accès, puisqu'elle h est ouverte au public. |

Maintenant, c'est pour Nous, N. T. C. F., un devoir impérieux de vous signaler ici deux grandes erreurs, commises par la majorité de l'Institut Canadien, quand il a refusé de répondre favorablement à l'appel de la minorité. Car, hélas ! il a fait, dans cet acte, peut-être SE A pour lui, profession de principes anti-catholiques, et tout-à-fait dangereux dans la pratique. |

a première erreur est exprimée dans les termes suivants, savoir: Que PInstitut a toujours été, et est seul compétent à juger de la moralité de sa bibliothèque. et qu'il est capible d'en prendre l'administration, sans Pintervention in éaroe élrangères......el que le Comité de Régie est suffisant pour g'érer les affaires de l'Institut, el pourvoir à l’'administration de la bibliothèque.

Pour relever cette étrange erreur, Nous allons nous contenter, N. T. C. F. de vous faire entendre les paroles de l'Eglise elle-même qui, dans le St. Concile de Trente, a déclaré que c'est à l'Evèque ou à son Député, qu'appartient le droit d'approuver et d'examiner les livres: Ad Episcopum, vel alium......ab eodem Episcopo deputandum......(Nbri) approbatio et examen pertineat ; que celui-là serait un téméraire qui donnerait à lire, vendrait, ou préterait un livre quelconque, qui n'aurait pas été approuvé, ou reconnu pour un bon livre, par les personnes députées à cet effet: Nemo vero audeat librum......alicui lesendum tradere, vel aliqua ratione alienare, vel commodare nisi ostenso prius libro, et habita licentia a personis deputandis, aut nisi notorie constet librum jam esse omnibus permissum (Regulæ. Ind. $S. Syn. Trid. juss. editæ).

Nous n'avons pas besoin de vous faire remarquer, N. T. C. F., que c’est une autorité infaillible qui parle ici Car vous savez tous qu’un Concile Général est l'assemblée des Evêques du monde entier qui, avec le Pape, forment l'Eglise enseignante, à qui J.-C. a fait cette solennelle promesse que les portes de l'enfer, c’est-à-dire, les erreurs inspirées par les esprits de malice, ne prévaudront jamais contre elle: Porte inferi non prævalebunt adversus eam (Matth. 16. 18.).

Vous savez aussi que ceux qui n’écoutent pas l'Eglise ne peuvent plus être regardés que comme des payens et des publicains : si autem Ecclesiam non audierit, sit tibi sicut ethnicus et publicanus Sr 18, 17.).

Avec des principes aussi clairs, il vous est facile de tirer cette conséquence que si l’Institut Canadien méprise l’autorité de l'Eglise, jusqu’à lui préférer celle de son Comité de Régie, et même jusqu'à affecter de la re-

rder comme une influence étrangère, dans une chose qui évidemment a le salut, de lui-même et de son propre choix, il cesse d’être Cathoue.

: Ce n’est pas tout ; car il est cause, par cette coupable témérité qui ‘e des à se croire plus capable que l'Eglise de choisir les bons livres, que eaucoup de personnes sont séduites et empoisonnées. Pour mieux comprendre ceci, supposons, N. T. C. F., que l’Honorable Maire de cetto ville découvre que le réservoir de la Cité a été empoisonné. Tout le monde comprend que son devoir sera d’abord de bien constater le fait, par les expériencos des plus habiles chiruistes, ct d'en donnez ensuite avis public, pour

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que chaque citoyen s’abstienne de boire des eaux qui renfermeraient un poison mortel, pendant que de son côté il ferait toute diligence pour purifier cette fontaine de mort.

Il est aisé de se figurer que de toutes parts on se donnerait toutes les peines imaginables pour mettre tout le monde en garde contre des eaux si malfaisantes, et sans doute que l’on n'aurait de repos que lorsque l’on se serait bien assuré que le réservoir aurais été parfaitement purifié, et qu'il n’y aurait plus rien à craindre pour sa vie.

Que si des personnes Crarées, où mal intentionnées, cherchaient à contredire le rapport de ce premier Mugistrat, chargé de veiller à la santé publique, comme on s’en déferait! Il n’y aurait qu’un cri pour les traiter d'enremis publics. Comme, d'un autre côté, l’on plaindrait ceux qui auraient le malheur de se laisser tromper, dans une chose de 81 grande importance ; et qui, dans leur excessive bonne foi, s'obstineraient à s'abreuver de ces eaux empoisonnées |

Il est maintenant facile de faire l'application de cette comparaison toute simple ev toute naturelle. Car, d'après ce que Nous venons de dire, chacun comprend sans peine qu'une bibliothèque ouverte à tous les citoyens est comme une fontaine publique, qui porte ses eaux dans toutes [es maisons où on les reçoit. Or, telle est la bibliothèque de l’/ustitut Canadien, comme Nous allons vous le prouver tout à l'heure. Le Pasteur a, pour laider à bien distinguer les mauvais livres d'avec les bons, les règles de l'Eglise; et il est strictement obligé d'élever la voix pour avertir ses brebis qu’elles ne trouveront que des doctrines empoisonnées et damnables dans ces livres détestables. Que si quelques-uns ont la témérité de perser et de dire qu’il nu pas le pouvoir, en conduisant son troupeau dans les gras pâturages de la vérité, de l’éloigner de tous les lieux où croisseut des herbes venimeuses, et où croupissent des eaux marécageuses qui donnent la mort, n’est-il pas alors évident qu'ils sont animés de mauvais desseins? Ne s’en suit-il pas qu'ils sont à craindre ? Tout le monde n’en conelut-il pas qu’ils sont à éviter, comme l'on craint, comme l’on évite des empcisonneurs ?

Il vous est maintenant facile de vous convaincre, N. T. C. F,, que l’Zuslitut Canadien, en prétendant qu'il est seul compétent à juger de la moralité de sa bibliothèque, est tombé dans une étran:e erreur; ct que cette erreur Vous serait souverainement préjudiciable, sil réussissait à vous faire tomber dans une erreur qu'il a commise, et qui west que la conséquence de la première, que Nous venons de vons signaler.

La voici, cette erreur, telle qu'il l’a lui-même formuiée dans la dite assemblée du treize Avril dernier, et qu'il a publiée et profe-sée à la face du pays tout entier. I! déclare donc qu'ul a toujours veillé, avec la plus scrupuleuse sollicitude, à ce que sa bibliothèque fût exclusivement composée de livres moraux....., propres à nourrir le cœur, et à développer Pinelligence.. et que sa bibliothèque na jamais contenu de livres d'une nature obscène ou immorale.

Remarquons d'abord dans quelle circonstance l’Institut fait cette s0lennelle protestation. C’est lorsque plusieurs de ses membres, parmi lesquels se trouvent quelques-uns de see généreux fondateurs et de ses insignes

pins

bienfaiteurs, demandent, en de très bons termes, que l’on exaruine les livres de la bibliothèque commune. En se rendant à cette demande si juste, l’Institut prouvait au public qu'en effet sa bibliothèque était religieuse et morale ; il s’épargnait de bien tristes déboires ; et il ne s’exposait pas au malheur de perdre l'élite de ses membres.

Pour mieux comprendre ceci, supposons qu'un Apothicaire soit faussement accusé de vendre du poison à des personnes mal intentionnées. Tout le monde comprend que son intérêt est de dissiper, par tous les moyens possibles, un soupçon qui lui serait si préjudiciable. Or, le plus court, le plus sin: ple pour lui, ne serait-il pas de confondre ses accusateurs, en leur prouvaut qu'il n'y a nui poison dans son apothicaire ?

L'Institut n n’a donc pas connu ses vrais intérêts, et il a été souvcrainement imprudent de ne pas se rendre aux désirs de la minorité, qui ne demandait pas autre chose qu’un examen de la bibliothèque, si, comme il le prétend, 1lne s’y trouve aucun mauvais livre. Cela seul serait un préjugé bien fondé contre son iner oyable prétention.

Mais venons-en au fait; et voyons si cette bibliothèque de l’Institut Canadien ne renfermerait pas des livres contraires à la foi et aux mœurs ; et par conséquent, si elle ne serait pas mauvaise ct très-mauvaise.

Pour en avoir une preuve convaincante, Nous silons d'abord prendre le témoignage d'hommes honorables, dont les noins vous soient bien counus, N. T, C. F., et qui soient d’ autant plus dignes de foi, qu'ils sont mieux instruits du fait lamentable qu'il s’agit de constater. Or, Nous trouvons ce témoignage irréfragable, dans une certaine protestat'sn qui à éié publiée dans divers journaux du pays.

Les auteurs et sisnataires de cette protestation témoignent au public en sénér: al qu ils étaient membres de l'nstitut Canadien ; qu'ayant demandé à s’enquérir s'il ny aurait pas de mauvais livres dans la bibliothèque de leur 11 stitution, leur demande, tout juste et raisonnable qu’elle était, a été rejerés avec un déploiement d'idées si révoltantes, qu'ils se sont crus obli, zés de donner leur résisnation comme membres de l’Institut.

Cette protestation porte les noms de cent trente-huit citoyens, qui, malsré les intérêts de plus d’une sorte qui les attachaient à VInstitution, croient accomplir un devoir impérieux, en renonçant à tous leurs droits, parce que, disent-ils avec autant de franchise que de modération, ils ne peuvent plus partager iles convictions de la majorité.

Ces témoins irréfragables vont eux-mêmes nous apprendre ce qu’il faut penser de la bibl ul à is de lZistitut Canadien. Car Nous empruntons aux journaux, ct Novs reproduisons ici leurs propres paroles, qui porteront sans doute, dans vos ânes, Pintime conviction qui pénétrait la leur, quand ils les ont Gerites où approuvées par leur signature.

[ls déclarent done hardiment et sans crainte :

“ Qu'ils ne Héron douner plus | onutemps à Flnstitution le concours “de leur présence, de leur parole cu de leur contribution......qu’en sortant des ranvs de] l'institut, ils croient de leur devoir d’ exposer les motifs “ pressants qui les forcent à cette pénible démarche. .....que malheureu-

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“ de se composer exclusivement d'ouvrages instructifs, moraux et religieux, “ renferme des ouvrages considérés, non senlement par les Catholiques, mais “# par les chrétiens de toute dénomination, comme essentiellement futiles, & jrréligieux et immoraux ; vue cette bibliothèque est ouverte, non seule- ‘ ment à tous les membres, mais à toute personne étrangère ; que comme “ conséquence nécessaire de ce déplorable état de choses, la tribune de l’Ins- “titut est devenue la trompette au moyen de laquelle on répand à grand “ bruit, parmi nos compatriotes, les idées les plus absurdes, en fait de reli- # gion, de morale et de nationalité.” ,

Telle est, N. T. C. F., l’énergique protestation de ceux de l’Institut qui ont été forcés de donner leur résisnution, pour ne pas, ajoutent-ils, contribner au maintien d'une Association, qu'ils considèrent comme dan- “ gereuse pour la jeunesse et pour le pays, sous le rapport religieux, moral “et national.”

Cette protestation est, avec cela, si claire et si bien motivée, qu’elle ne demande aucun commentaire pour être bien comprise, et pour faire déjà une preuve sans réplique, que la bibliothèque de l’Institut est mauvaise et très mauvaise.

Nous allons donc passer à une autre preuve, qui va être d'autent plus convaincante qu’elle est fondée sur des principes et sur une autorité infaillible, comme vous allez le voir. ‘

Nous avons sous le: veux le Catalogue des livres de l’Institut Canadien, imprimé en 1852. Depuis cette époque. cette bibliothèque, qui alors se composait de quinze cents volumes, a probablement augmenté : mais elle n’& certainement pas été purgée. C’est ce qu'attestent encore les membres de la minorité, qui. en sortant de J’Institut, disent à la majorité, que deux fois la minorité a tenté de porter remède à un mal aussi profond ; mais qu’elle n'a pu réussir. D'ailleurs, comment aurait-on pu réformer cette bibliotheque, que la maïorité prétend encore, à l'heure qu'ilest, avoir toujours été exclusivement composée de livres moraur.

Comparant ce Catalogue des livres de l’Institut Canadien avec le Catalogue appelé l’/nder, sur lequel l'Eglise inscrit les livres qu’elle condamne comme dangereux, Nous n’y voyons, hélas ! figurer qu’un trop grand nombre de ceux de l’Institut,

Ceci Nous fournit l'occasion de vous parler de la condamnation des mawvais livres, telle qu'elle se pratique à Rome. Nous le faisons d'autant plus volontiers que Nous croyons nécessaire de dissiper les préjugés, que l’on cherche à répandre dans le publie, contre la Ste, J:ise Romaine, comme si elle était ennemie @e la vraie liberté des enfants de Dieu, parce qu’elle condamne certains livres, et qu'elle en défend la lecture. Car, que daffreuses calomnies les iacrédules modern: : ont lancées dans le public, contre ln Mère de toutes les Eglises, parce qu’elle cor damnait leurs prodnetions impies et irréligieuses !

A cette fin, Nous allons vous dire aussi brièvement que possible : lo. quels sont les tribunaux, établis à Rome, pour l’examen des livres ; 20. quelles sont les rêgles suivies dans cette procédure ecclésiastique; et 30. quelles sont les peines spirituelles portées contre ceux qui lisent de ces livres défendus.

lo Quels sont les tribunaux chargés de leramen des livres?

Il y a, à Rome, deux tribunaux établis par l'Autorité Pentificale pour examiner les livres, qui se publient dans les diverses parties du monde, et déclarer quels sont ceux dont la lecture est dangereuse aux Fidèles. Ces tribunaux s'appellent Congrésations.

La première est connue sous le nom de Congrégation du St. Office: et elle se compose de plusiears éminents Cardinaux, d’un Prélat de ln Cour Romaine, appelé Assesseur où Rapporteur. d'un Frère Dominicain, qui en est le Commissaire-né. dun nombre illimité de Docienrs en droit Canon, appelés Consulieurs. et de plusieurs savants Théoloziens, à qui on donne le nom de Qualifiés. Tous ceux qui forment cette Congrégation du SY. Office sont nommés par le Pape : et ils doivent être très excreés dans les sciences divines, et animés d’un saint zèle pour la gloire de Dieu et Je salur des àmes.

Dès qu’un livre est dénoncé au St Office, un des Cousulieurs où Qualifiés est chargé, par la Congrégation, de Pexaminer avec le plus grand soin. Si l’auteur de ce livre jouit d’une bonne réputation de savoir et de vertu, son ouvrage est examiné par un second Censeur, qui doit isnorer le nom du premier, dont on lui communique le travail, afin qu’il soit plus libre et indépendant dans l'examen qu'il doit en faire. Si les rapports de ces deux censeurs diffèrent en quelque chose, on en nomme un troisième, qui doit également ignorer les noms de ceux qui ont Îles premiers exatiné ce livre.

Lorsque tout ce travail est fait, il est présenté aux Consulleurs, qui dans des Congrégations préparatoires. émettent leur opinion sur le livre en question, et sur la critique qui en a été faite par les Censeurs. Il est à bien remirquer que l’on a coutume de charger un des membres de la Congrégation de défendre l’ouvrage, qu'il s’agit de juger, afin que toute justice soit rendue à l’Auteur. Or, cet Avocat est obligé en conscience de prendre tous les moyens honnêtes, en son pouvoir, pour empêcher que ce livre ne soit condamné, comme ferait ici un Avocat au la Cour chargerait de défendre un accusé dans une affaire criminelle où il irait de sa vie

Ce sévère examen étant terminé, tout ce qui a été fait, dans les Congrégations préparatoires que, dans notre manière de nous exprimer, nous appeilerons Cours d'enquêtes, est souris aux mûres délibérations des Cardinaux qui appartiennent au St. Office. C’est là que so formuic le jugement qu'il faudra porter sur le livre, qui a déjà été l'objet d’un si grand travail.

Mais ce jugement, prononcé dans l’intérieur de la Congrégation, doit être soumis à l'approbation du Pape lui-même, avant d’être promuloué, et mis à exécution. C’est toujours ic Prélat Assesseur qui le dépose aux pieds du Souverain Pontife, et qui lui fait le rapport de toute la procédure Canonique. Il arrive assez souvent que le l'ape lui-même préside la Congrégation du St, Office, qui a l'honneur de l'avoir pour Préfet, pour entendre ce qu'ont à dire les Cardinaux sur le livre en question. On fait done à Rome, pour la simple condamnation d’un livre, ce qui se fait parmi nous pour la condamnation d’un criminel, qui ne s'exécute que par l'ordre de celui qui est le dépositaire de l'Autorité Royale,

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