‹ Lettres pastorales de Mgr. l'évêque de Montréal [microforme]Chapitre 8 sur 13 · HART · texte numérisé non relu

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Mais comme le St. Office est charxé de s’enquérir de tons les maux qui afligent l'Eglise, il est nécessairement surchärgé par les affaires qui lui viennent de toutes les parties du monde; et comme d’ailleurs les mauvais livres se multiplient d’une manière allarmante, le St. Siéce s’est vu dans la nécessité de créer une autre Congrégation, que l’on appelle la Sacrée Congrégation de PIndex, laquelle est exclusivement chargée d'examiner les livres, pour les condamner s'ils sont diznes de censure. lle est à peu près organisée, et procède presqne de la même manière que le St. Office.

Si le livre, quia été l’objet d’un sisévère examen, est condamné, comme renfermant des erreurs préjudiciahles à la Relizion, on linserit dans le catalogue des livres défendus. appelé le Livre de l'Inde ; et dès ce moment, il nest plus permis à personne, pas même aux Evôques, de le lire, sans une permission spéciale, qui ne se %onne que par la Pare.

Nous avons ern devoir entrer dans tous ces détails, NT, C. F, pour qne vous puissiez mioux comprendre avec quelle sagesse, quelle prudence et quelle modération, on procède, à Rome, à la condamnation des mauvais livres, La conséquence pratique qu'il en fant rer, Cest que de pareils jugements sont dignes de toute notre vénération. Aussi, devons-nous nous y soumettre avec une affection toute filiale envers la Rie, Holise Romaine qui, comme nne bonne Mère, fait tant de dépenses, et s'impose un si grand teavail, pour le maintien de notre foi. et 1n conservation de tons les hons principes.

20. Qurel'es sant les Rèoles suiries dans Les Consrérations du SE, Oflice et de P Jndex, pour l'examen et la condamnation des mauvais livres?

Ce sont des règles tracées, sons l’insmiration du St, Esprit, par le St, Concile de Trente, et par les Sonverainr Pontifes, Par conséquent elles sont d'une autorité infaillible, puisque c’est celle de P'Erdise, à qui J.-C, à donné la solennelle mission d'instruire tous les peuples de la terre, Ti ne faut done pas s'étonner si tous les livres qui rexardent la foi et les mœurs, sont sous

XIV. Voir l'Encyclopédie Théologique de l'Abbé Migne, Tome 12, p. 910

du 15 Août 1832:

Combien, rous dit-il, est fausse. téméraire, injurieuse au St. Siére, el féconde en maux pour le peuple chrétien, la doctrine de ceux qui, non seulement rejettent la censure des livres coinme un joug trop onéreux, mais en sont venus à ce point de malignite qu'ils la présentent comme opposée aux principes de la droiture et de l'équité, et qu'ils osent refuser à l’Eolise le droit de l’ordouner et de Pexercer.

Vous allez donc accepter ces règles de vie, N. T. C. F., avec le même respect que nos Evêques ont reçu, dans le premier Concile de Québec, tous les décrets de la Ste, Eglise, par ces paroles dignes de tonte votre attention, puisque ce sont vos premiers Pasteurs qui parlent, pour eux et pour vous.

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Nous adhérons de tout cœur à toutes et à chacune des Constitutions Apostoliques Doxmatiques, aussi bien qu'à celles qui regardent la discipline générale de l'Eglise ; et nous déclurons et enseignons qu’elles doivent être gardées par tous les fidèles de J.-C., comme règle de la foi, et comme loi de la conscience, indépendamment de toute sanction de la Puissance Séculière (1. décret).

Ainsi, N. 'T. C. F., voici des rèzles qui rous sont données par l'Eglise elle-même: ces règles ont un objet, le plus important de tous, celui de conserver intact le dépot sacré de la foi ct des mœurs : elles obligent strictement les Pasteurs comme les simples fidèles; que de motifs pressants de nous y soumettre avec foi, respect et amour ! Les voici, ces règles salutaires :

dre RRècle. Tous les livres condamnés par les Souverains Pontifes et par les Concailes œcuméniques avant l’année 1515, sont à lfnder. Car avant l'établissement de cette Congrégation, comme depuis, l'Eglise à toujours défendu à ses enfans la lecture des mauvais livres.

2me. Règle. Tous les ouvrages des hérésiarques sont, sans aucune exception, défendus. l'els sont tous les écrits de Luther, Calvin et autres.

Les livres, faits par les hérétiques, pour traiter ex professo de religion, sont condamnés. ‘l'els sont tous ces traités contre la Relizion Catholique, que lon colporte dans les maisons, les hôtelicries, les chemins de fer, les bateaux à vapeur et les prisons, afin de répandre le poison de lerreur en tous lieux. Que chacun done comprenne bien qu'il est défendu de recevoir ces livres, par complaisance et autre mauvais motif, quand même on n’aurait pas l'intention de les lire. Car ce serait toujours un gravescandale et un encouragement aux sociétés hérétiques, qui ont pour but de détruire la Relision Catholique, si elles le peuvent. Cette recommandation étant d’une si grande importance, les fidèles devront être avertis, par les Pasteurs, de ne pas l'oublier. Il en faut dire autant des Bibles, en langue vulgaire, qui sont l'objet des règles suivantes.

3me Règle. Les traductions du Nouveau Testament, faites par les hérésiarques, sont défendues à toutes sortes de personnes.

4me Règle. La Bible en langue vulgaire est défendue, à moins que cette traduction n'ait été approuvée par le St. Siése, an accompagnée d’explications des St. Pères, ou de quelques savants et pieux auteurs Catholiques.

Quiconque ose lire où gariler la Bible en langue vulgaire, non approuvée comme ci-dessus, ne peut recevoir l’absolution, que lorsqu'il aura remis cette Bible à l'Evèque.

Il n'est pas permis aux Libraires de vendre ces Bibles en langue vulgaie.

me Règle. Les livres faits par les hérétiques ne peuvent être lus, que lorsqu'ils ont été revisés et corrigés par des Théoloyiens Catholiques.

Gne Rècle. Les livres de controverse ne sont permis que lorsqu'ils ont été approuvés par le St. Siége, ou écrits par des auteurs catholiques bien connus.

T1me Rècle. Les livres immoraux et les gravures indécentes sont défendus, en tous lieux et à toutes sortes de personnes ; et comme il ne saurait y avoir de raison d'en faire usage, il est strictement défendu de les garder.

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