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8me Règle. Tout livre, qui sent l’hérésie ou l’impiété, ne peut être lu que iorsqu'il a été corrigé.
9me Rèvle. Les livres qui traitent ex professo de la magie et autres superstitions, sont absolument défendus.
10me Règle. À Rome, c’est au Cardinal Vicaire, ou au Maître du Sacré Palais, à approuver les livres qui s’impriment. Ailleurs, ce soin est dévolu à l’'Evêque, onu à son Député.
Les libraires ne doivent vendre que Ges livres approuvés. Autrement, les acheteurs, lecteurs, imprimeurs, sont soumis à des peines spirituelles, au jugement de l’Evêque. Il en doit être de même des héritiers et exécuteurs testamentaires.
Concluez, N. T. C.F., de tout ce que vous venez d'entendre, que vous ne sauriez prendre trop de précautions, pour n'être pas trompés, dans le choix des livres, que vous voulez avoir. La principale est de consulter, soit votre directeur, soit quelque autre prêtre, pour vous assurer si ceux que vous possédez déjà, ou que vous désireriez avoir, vous conviennent.
30. Quelles sont les peines portées, par PÆolise, contre ceux qui disent ou gardent des livres condamnés el mis à l'Index.
Le $t, Concile de Trente, après nous avoir tracé les règles, dont Nous venons de vous donner ln substance, voulant que des règles si sages et si nécessaires fussent respectées et observées par les Pasteurs aussi bien que par les brebis, a porté les peines suivantes, qui sont des plus graves. Voici en quels termes elles sont exprimées :
Il est ordonné à tous les fidèles de ne rien faire de contraire à ce qui est prescrit par ces règles, ou de lire ou garder quelques livres contre la défense exprimée dans cet Index.
Que si quelqu'un lit ou garde les hvres des héréliques, ou les écrits d'un Auteur quelconque, condamnés ou défendus, à cause de quelque hérésie, ou même pour soupçon de quelque faux dogme, il encourra aussitôt la sentence d'excommunication.
Celui qui lira ou sardera des livres défendus, pour quelqu'autre cause, outre le péchë mortel dont il se rend coupable, sera puni sévèrement au jugement de l’Evèque.
Tels sont, N. "1, C. F., les tribunaux établis par l'Eglise pour l’examen des livres, qui se publient dans le monde. 'elles sont les règles que Von suit dans ces tribunaux. Telles sont enfin les peines portées contre ceux qui oseront lire ou garder des livres condamnés par une Autorité si légitime, et après un examen si sévère et si sérieux.
Nous en devons conclure, N. T. C. F., que rien ne doit nous paraître plus important que le choix des livres que nous avons à nous procurer. Aussi, usons-Nous de toute l’Autorité que Nous à donnée le Divin Pasteur, pour avertir, non seulement chaque particulier, mais encore tous les Libraiïres, les Commissaires d’Ecole, les Instituts Littéraires, les Bibliothécaires et autres personnes chargées de ce soin, de donner toute leur attention à des règles qui intéressent si gravement la foi et les mœurs de tout un pays.
Nous faisons un nouvel Appel à tous ceux de l’Institut Canudien, qui, Nous en avons la confiance, tiennent encore à l'Eglise par le lien sacré de
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la foi, pour que, mieux instruits des principes catholiques, ils reculent enfin devant l’abîme qui s'ouvre sous leurs pieds. Il en est encore temps ; et en se soumettant aux lois d’une aussi bonne Mère, ils consoleront son cœur affigé de leur égarement. Que si, hélas ! ils venaient à s’opiniâtrer dans la mauvaise voie qu’ils ont choisie, ils encourraient des peines terribles, et qui auraient les plus déplorables résultats,
Et en effet, il s’ensuivrait qu'aucun catholique ne pourrait plus appartenir à cet Institut ; que personne re pourrait lire les livres de sa bibliotheque, et qu'aucun ne pourrait à l’avenir assister à ses séances, ni aller écouter ses lectures. Ces fâcheux résultats seraient la conséquence nécessaire de l’attitude anti-catholique, que prendrait cet Institut, en persistant ans sa révolte contre l'Eglise.
Car il est à bien remar quer ici que ce n’est pas Nous qui prononçons cette terrible excommunication dont il est question, mais l’Église dont Nous ne faisons que publier les salufaires Décrets. Mais, dans notre tendre sollicitude, Nous crions aussi haut que possible que /G est un abime affreux. À chacun de vous maintenant de l'éviter, et malheur à ceux qui y tomberont!
O Marie, préservez, par votre puissante bonté, tous et chacan de vos chers enfants, d'un pareil malheur. Pour cela, jetez les yeux de votre Miséricorde sur cette Lettre, que Nous avons écrite sous votre inspiration. Car vous êtes, dans la Ste. Eglise de Dieu, une lampe toujours ardente. Lampas inextinguibilis. Nous ne Pavons écrite, cette Lettre, que pour l’honneur de votre adorable Fils ct de sa divine Religion. Maintenant, e ile portera so, fruit, si vous rene la bénir, et vous la bérirez sans ue parce que
Ates le sceptre de la foi orthodoxe : Sceptrum orthodore fidei. C’est
Nous ne cesserons de demander tous les jours de notre vie, et surtout
ce beau mois de Mai, que nous allons commencer, Daignez accep-
eu réparation de teus les blasphèmes, proférés contre la vraie Religion,
dont vous êtes la gardienne et la ère, tous les vœux ardents, toutes les
prières ferventes, tous les chants sacrés de tant de saintes âmes. pendant
ce mois qui, pour tous vos dévôts serviteurs, est un temps de délicieuses
jouissances, et comme Île commencement de la bienheureuse éternité. Ah!
quand nous sera-t-il permis de vous voir, de vous louer, de vous aimer, dans cette éternité, Poljet de tous nos soupirs !
Sera la présente Lettre Pastorale lue au Prône de toutes les Eglises, dans lesquelles se célèbre l'Office public, le premier Dimanche ou jour de Fête, après sa réception.
DONNÉ à Montréal, le trente Avril, mil huit cent cinquante-huit, sous notre seing et sceau ct le contre-seing de notre Secrétaire.
L+S. PA IG. ÉV. DE MONTRÉAL, Par Monseigneur,
JOS. OCT. PARÉ
Chan. Secrétaire.
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