XX AYANT-PROPOS
taines personnes , se convertir en matérialisme. Il recommande à l'homme, a-t-ondit, d'étudier sa nature et de scruter ses instincts pour leur engager sa vie : donc il pousse l'homme à se livrer sans réserve aux appétits les plus grossiers. On avait soin d'oublier, pour les besoins de la cause, toutes les pages que j'ai consacrées à l'étude des organes de la vie intérieure, l'esprit, le cœur, la conscience, pour conclure que la loi de l'humanité , nécessité absolue de sa conservation et de son progrès, est dans la pratique de la vérité, de l'amour et de la justice : qu'en conséquence notre être se détruit lui-même en les abandonnant , tandis qu'il croît en force et en beauté dans la mesure exacte où il développe en lui ces trois activités essentielles de son existence.
Aurait-on imaginé qu'en fait de matérialisme nos adversaires s'y connaissaient si mal ?
Après le reproche d'athéisme et de matérialisme en devait venir un autre pour compléter la série. Pourquoi s'arrêter en si beau chemin ? On a donc poursuivi : Il prêche le néant, il nie l'iipmortalité ; sa doctrine est la philosophie du désespoir !
Vraiment, le reproche est étrange, et il faut.