XXII AYANT-PROPOS
résulter de nos relations nouvelles avec l'Être infini nous demeurent opiniâtrement cachés.
Mais quoi ! si Ton devient athée lorsque, par respect de la Divinité elle-même , on nie ce Dieu impossible que l'homme se fait à son image , substituant ainsi l'idolâtrie à la religion , ne faul> il pas que l'on soit de même accusé de nier l'immortalité pour avoir déclaré fantastiques et imaginaires des cieux conçus à l'image de l'existence présente et qui ne reproduisent après tout que ce monde idéalisé ?
S'il était possible de détruire dans l'esprit de l'homme les notions de divinité et d'immortalité, certes, il y a longtemps que nos adversaires y auraient réussi, car pour résister aux idées qu'ils prétendent y rattacher, il faut que ces notions fondamentales aient en elles-mêmes contre l'absurde une force de réaction à toute épreuve. Les impies, je le répète, ne sont point là où les cherche le vulgaire.
Il est encore , le croirait-on , bon nombre de personnes sur l'imagination desquelles le mot de socialiste exerce une magie d'épouvantement qui les jette aussitôt en dehors du plus vulgaire bon sens.
Ce mot terrible est sur elles d'un effet infail-
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