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SIXIÈME LETTRE

CHARLES A ADOLPHE

Déjà le découragement de retour, cher Adolphe , et le doute avec lui ? Je veux te forcer à croire. Tu m'as confié ta guérison , et je te guérirai en dépit de toi-même. En retour de mes efforts, j'exige de toi deux choses : de la patience d'abord, et la plus entière soumission jusqu'au moment où ma tâche sera terminée. Ce n'est pas que je veuille m'ériger en tyran de ta pensée; aucune liberté ne m'est plus sacrée que celle de l'intelligence , la mère de toutes les autres , et, si je l'ai toujours revendiquée pour moimême, c'est que je sais la respecter dans mon prochain. Mais il est indispensable que tu ne brises pas la chaîne de mes observations avant qu'elle ne se soit développée jusqu'au dernier anneau. Aucune science plus que celle de l'homme n'a besoin d'une suite immédiate et rigoureuse dans les raisonnements. Un fil sans cesse coupé, sans cesse renoué, perd toute sa force.

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