‹ Lettres philosophiquesChapitre 8 sur 41 · XIV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XIV AVANT-PROPOS

viales m'ont semblé absolument indispensables; mais en accomplissant ces changements, j'ai pris soin de me tenir en garde contre les sollicitations trop nombreuses d'une forme qui, pour devenir moins indigne du lecteur, eût exigé d'être refondue dans sa totalité.

Il m'en coûterait de terminer cette rapide introduction sans quelques mots de réponse à des accusations dont l'ouvrage a été l'objet, et qu'il se chargera, je l'espère, de réfuter lui-même sans réplique pour tout lecteur impartial et intelligent, comme déjà il l'a fait entre les mains d'un homme qui généreusement a pris sa défense, alors que l'orthodoxie fulminait contre lui ses amers réquisitoires et que la critique, à l'envi, semblait surenchérir encore sur l'accusation.

Ce livre prêche l'athéisme, s'est-on d'abord écrié, et l'écho docile de répéter aussitôt: c'est un athée. Athée? Et pourquoi? Serait-ce que j'ai affirmé qu'il n'y a point d'athée et ne saurait y en avoir? Mais non; l'athéisme que je professe et qui m'est imputé à crime, le voici formulé en deux mots : Dieu c'est la Loi. Ces mots impies je les ai écrits sans trembler, et je les écris de nouveau, 4îar ce n'est point d'aventure qu'ils sont

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