Edition de Kelil, t. XXXVII A
La Barre de Beaumarchais, dans ses AmusemeHis littéraires (La Haye.
1740, 5 V. in-12 ; t. II, 2° partie, p. 179 et 195) a réimprimé la Lettre de Voltaire sur l'âme. Il l'a coupée en deux après les mots til homme absolument imhécillc (1. 161), en ajoutant cette phrase de liaison : « C'est ce que je vous expliquerai encore plus clairement dans une autre lettre.» II a ainsi fait deux lettres, les lettres 28 et 51 de son deuxième volume. Il ;'. donne aussi en deux lettres (38 et 43, p. 248 et 285), la critique du morceau de Voltaire où il se propose (p. 250) de « faire voir que Monsieur de Voltaire ne débite pas ici les sentiments de Monsieur Locke comme il a prétendu faire, mais qu'il a voulu seulement faire l'honneurà ce grand Homme de lui prêter les siens ».
Lettre sur Mr. Locke.
Il h\x\ I que je l'avoue, lorsque j'ai lu l'infaillible Aris toto, le divin Platon, le Docteur subtil, le Docteur angélique, j'ai pris tous ces épitetes pour des sobri- 5 quets. Je n'ai rien vu dans les philosophes qui ont parlé de l'ame humaine, que des aveugles pleins de témérité(s) et de babil, qui s'efforcent de. persuader qu'ils ont une vue d'aig-le, à d'autres aveugles curieux et sots qui les croient sur leur parole, et qui s'imaginent bientôt eux- 10 mêmes voir aussi quelque chose.
Je ne feindrai point de mettre au rang de ces maîtres d'erreurs, Descartes et Malbranche. Le premier nous
Ligne I. A Lettres philosophiques XXVI Lettre sur l'Ame — B-G Lettre philosophique — H Lettre philosophique sur l'Ame — A' VIII (</<• l'art. Ame, du Dict. phil). — A (1738) est remarquable par Vorthographe simplifiée filosofie, iilosofe, métafisique, fisique, etc. — 2. A-K [j'ai] examiné — j. A-K [Aristote], le docteur évangélique, le divin Platon, [j'ai] — 4. A-K toutes — 5. A-K n'ai vu dans tous [les Phil.] — 8. A-K [d'aigle], et d'autres curieux — A-D,F, G [et] fols E, H, K fous — 9. A-K [s'imaginent] aussi de voir [quelque]