J^'-A' [Cours] dans laquelle s'.issemblent
66. )4'K les [autres] faute typographique sans doute. — 69. )ç* (corr.) et en Hollande, — le estdonné par }4-y^ \K son [despotisme] — 70. J4'-A' [s'il] n'[ y en avoit] que [deux].
71. S i-K suppriment et devant elles vivent. Cette suppression était indiquée dans l'Errata de 42' : et elles vivent, otei et.
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1 . « Ils s'écrient contre la grande autorité des évêques et contre leur grand revenu. » (Chamberlayne, 1698, I, 306.) En 173 1- 1733, le Gentleman' s Maga:^iiie cite plusieurs articles de journaux où l'on s'efforce de justifier la richesse du clergé anglican : elle était visiblement fort attaquée. Par ex. Fog's IVeekly Journal, May 8, n" 31, dans G.'s Mag., 1731, p. 197.
2. Rapin Thoyras, t. IX, p. 27. Mais les détails que donne Voltaire ne viennent pas de là. « Il assistait à quantité de prières et de sermons que l'on taisait quelquefois d'une grande longueur. Je me souviens qu'un jour de jeûne on fit six actions consécutives Si l'on s'avisait quelquefois [de] se divertir à la Cour,
d'y danser par exemple ou de jouer aux cartes, les réprimandes étaient sévères. » (^Mémoires pour servir à VHist. de la Grande Bretagne, trad. de l'anglais de Gilbert Burnet, 1725, t. I, p. 104.) « Il fallut, pour ne pas les effaroucher, que le prince s'assît quelquefois au milieu de leurs assemblées sur une espèce de bas siège qu'ils appelaient la Chaise de Pénitence. » (D'Orléans, Révol. d'Angl., éd. 1724, t. IV, p. 29.) Charles « s' écbdppa sous
prétexte d'aller à la chasse » (Ibid., p. 37). <( Thcy kept htm
nnder Correction and in short treated him more like a schoolboy than their Prince. » (Higgons, A short Vieiv of the EngUsh history, p. 289.)
3. Sur ces mœurs, cf. les Mémoires de l'abbé Morellet, ch. 11 (t. 1, pp. 6 et 19).
4. « Ils sont tous entiers, austères et bourrus, mais graves au suprême degré. » (Chamberlayne, éd. 1698, I, 310.)
5. Seuls les Anglicans avaient le droit de porter la soutane (Greg. Leti, ouv. cité, p. 488 ; Ashion, Social Life, p. 340).
6. « But when the same People (the dissenters) come to grasp the Power into their hands, Episcopacy is the Scarlet Whore of Babylon, and must be destroyed... » (Mist's Weekly Journal, no 128, Saturday September 30, 1727). C'était donc un
cliché Presbytérien. Il servait aussi aux quakers (IF. Peuti's Works, I, 862), et en général aux sectes rigides.
8. « Les Anglais de toute secte, mais particulièrement les Presbytériens, font profession d'être grands observateurs du jour du Sabbath. » (Misson, art. Dimanche, p. 95.) i- Ils (les dissentcrs) sont pour la plupart grands prédestinatiens et exacts observateurs du dimanche. » (Chamberlayne, éd. 1698, t. I, p. 506.)
9. « On ne voit ce jour là ni jeux ni spectacles ni courses ; on n'entend ni chansons ni musique mondaine ; on ne fait aucune sorte de travail et de négoce, et on ne peut payer que le boire et le manger. » (La Mottraye, Voyages..., I, 160.)
10. Misson, p. 54 ; Beeverell, t. IV, p. 900. Cf aussi Ashton, Social Life, p. 102.
11. « Le Change Royal ou la Bourse est un autre fort beau morceau d'architecture où des marchands de presque toutes les parties du monde semblent s'être donné rendez-vous sans se connaître. » (La Mottraye, I, 155.) « J'avoue que la Bourse dans son fort me paraît être un Grand Conseil où tontes les nations un peu distinguées ont leurs représentants. » (Addison, Le Spectateur, tr. fr., 1722, t. I, p. 365.) Addison cnumère Français, Danois, Suédois, Juifs, Arméniens, Japonais, sujets du Grand Mogol ; Voltaire substitue aux nationalités les religions.
12. Le Journal Littéraire (t. XXII, p. 552) avait compris /«' despotisme ;ovfl/ et contestait la justesse de cette idée. Cependant Voltaire a laissé subsister l'article le qui fait l'équivoque. Cf. la note critique, 1. 69.
13. Bayle, Couimentaire philosophique sur cette parole de J.-C : Contrains-les d'entrer ((Ehitm div., t. II, p. 415), ch. vi : « Si la multiplicité des religions nuit à un état, c'est uniquement parce que l'une ne veut pas tolérer l'autre, mais l'engloutit par la voie des persécutions. Hinc prima mali lahes, c'est là l'origine du mal. Si chacun avait la tolérance que je soutiens, il y aurait la même concorde dans un état divisé en dix religions que dans une ville où les diverses espèces d'artisans s'eniresupportent mutuellement » Ch. vu : « C'est ici que nos adversaires s'ima-
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ginent nous tenir par la gorge : Il s'ensuit de vos raisons, disentils, qu'il faudrait souffrir dans la République, non seulement les Sociniens, mais aussi les Juifs et les Turcs. Or cette conséquence est absurde. Donc la doctrine d'où elle naît l'est aussi. — Je réponds que j'accorde la conséquence, mais je nie qu'elle soit absurde. » — Montesquieu, Lettres Persanes, 85, s'était aussi prononcé pour la tolérance de la pluralité des religions dans un État. — Les deux paragraphes qui terminent cette lettre sont la conclusion générale de l'esquisse des religions d'Angleterre. On pourrait estimer qu'elle serait mieux placée à la fin de la lettre VII. Mais Voltaire ne considère pas la doctrine des nouveaux ariens comme une religion ; ils ne forment pas une Eglise, c'est une opinion philosophique, rationnelle, qui circule à travers diverses sectes. Et puis la sixième lettre serait bien courte sans ce morceau.
Sur les Sociiiiefis ', ou Ariens, on Anti-Trinitaires.
Il y a ici une petite Secte composée d'Eclésiastiques & de quelques Séculiers très-sçavans qui ne prennent ni 5 le nom d'Ariens ni celui de Sociniens, mais qui ne sont point du tout de l'avis de Saint Atanase sur le chapitre de la Trinité -, Se qui vous disent nettement que le Père est plus grand que le Fils.
Vous souvenez-vous d'un certain Evcque Ortodoxe,
10 qui I pour convaincre un Empereur de la consubstantia- [39] tion3, s'avisa de prendre le fils de l'Empereur sous le menton & de lui tirer le nez en présence de sa sacrée Majesté ; l'Empereur alloit se fâcher contre TEvêque, quand le bon homme lui dit ces belles & convaincantes
15 paroles: « Seigneur, si votre Majesté est en colère de ce que l'on manque de respect à son Fils, comment pensezvous que Dieu le Père traitera ceux qui refusent à Jesus- Christles titres qui lui sont dùs4?»Les gens dont je vous parle disent que le saint Evêque étoit fort mal avisé, que
20 son argument n'étoit rien moins que concluant, & que
Ligne 2. i9^-75 Des [sociniens...] A' Sociniens,... et en note : Fragment d'une lettre écrite deLondres, vers 1730. (Dict. phil.) — 5. A" [il y a] en Angleterre
II. j2-7v consubstantialité — 13. j4"-7i [alloit] faire jeter [rEvêqueJ par les fenêtres (42, 42"" la fenêtre 46, ji ses fenêtres) — 15. ^4'-K [est] si fichée [que]
l'Empereur devoit lui répondre : « Aprenez qu'il y a deux façons de me manquer de respect, la première de ne ren|dre pas assezd'honneurà mon Fils, & la seconde ["^o] de lui en rendre autant qu'à moi. »
23 Quoiqu'il en soit, le parti d'Arius commence à revivre en Angleterre aussi bien qu'en Hollande & en Pologneî. Le grand Monsieur Newton faisoit à cette opinion l'honneur de la favoriser^, ce Philosophe pensoit que les Unitaires raisonnoient plus géométriquement que nous.
30 Mais le plus ferme patron de la doctrine Arienne est l'illustre Docteur Clarck. Cet homme est d'une vertu rigide & d'un caractère doux, plus amateur de ses opinions que passionné pour faire des Prosélites, uniquement occupé de calculs & de démonstrations, une vraie
55 machine à raisonnemens/.
C'est lui qui est l'Auteur d'un | livre assez peu entendu, [61] mais estimé sur l'existence de Dieu ^, & d'un autre plus intelligible, mais assez méprisé sur la vérité de la Religion chrétienne 9.
40 11 ne s'est point engagé dans de belles disputes scholastiques, que notre ami... apelle de vénérables billevesées'o ; il s'est contenté de faire imprimer un livre qui contient tous les témoignages des premiers siècles pour & contre les Unitaires, & a laissé au Lecteur le soin de I45 compter les voix et de juger i". Ce livre du Docteur lui a attiré beaucoup de partisans, mais l'a empêché d'être Archevêque de Cantorbér}- ; je crois que le Docteur s'est
22. ^'94 (ai?t.) [il y a] dans cette affiiire {addition qui n'a été reproduite nulle part) — 27. )4'--js [Le grand] M. [Newton] Daw ^9+ {corr.) M. (7 été bijffc. K Le grand Newton
$i.}4'-K Clarke — 34. J94-A'' aveugle et sourd pour tout le reste, |^une vraie] — 55. 42' raisonnement — i7-)4'-SJ et estimé Dans jp4 (corr.) et est biffé et remplacé par mais. — 40. 46, 4S, )2 des [belles]
41- ; -/. 37^ notre ami (Rabelais) [apelle] — 47. }^^-K [Cantorbéry]. Car, lorsque la reine Anne voulut lui donner ce Poste, un Docteur
trompe dans son calcul, & qu'il valoit mieux être Primat d'Angleterre que Curé Arien.
50 Vous voïez quelles révolu|tions arrivent dans les opi- [62] nions comme dans les Empires. Le Parti d'Arius, après trois cens ans de triomphe'? & douze siècles d'oubli, renait enfin de sa cendre ; mais il prend très-mal son tems de reparoître dans un âge où le monde est rassasié de disputes
5 5 & de Sectes' ^ ; celle-ci est encore trop petite pour obtenir la liberté des Assemblées publiques, elle l'obtiendra sans doute, si elle devient plus nombreuse ; mais on est si tiède à présent sur tout cela, qu'il n'y a plus guère de fortune à faire pour une Religion nouvelle ou renou-
60 vellée'> : n'est-ce pas une chose plaisante, que Luther, Calvin, Zuingle, tous Ecrivains qu'on ne peut lire, aient fondé des Sectes qui partagent l'Europe, que l'ignorant I Mahomet'^ ait donné une Religion à l'Asie & à ["5^"] vl'Afrique, & que Messieurs Newton, Clarck, Locke'", le
65 Clerc'^, &c., les plus grands Philosophes & les meilleures plumes de leur tems, aient pu à peine venir à bout d'établir un petit troupeau'9 qui même diminue tous les jours.
Voilà ce que c'est que de Venir au monde à propos'"^.
70 Si le Cardinal de Retz reparoissoit aujourd'hui, il n'ameuteroit pas dix femmes dans Paris.
nommé Gibson, qui .ivoit sans doute ses raisons, dit à la Reine ; « Madame, Mr. Clarke est le plus savant & le plus Jionnéte homme du Royaume, il ne lui manque qu'une chose. — Et quoi? dit la Reine. — C'est d'être Chrétien, » dit le Docteur bénévole. [Je crois que] Clarke [s'est] — 48. ;4*-7\ | Primat] orthodoxe Aiigl. ;j primate of ail England ce qui confirme la leçon de }^.