ICI. ^4*-K [mêle] point
essayé de les préciser davantage à l'aide des journaux. Mais il faut dans toutes les lettres V-X réserver une grande place aux impressions directes de Voltaire, aux conversations et sources orales.
2. « Great Britain is particularly fruitful in religions, that shoot up and flourish in this climate more than in any other » (The Tatler, no 257).
3. « Ils (les whigs) disent que dans une nation libre comme est l'Anglaise, chacun doit avoir la liberté de rendre à Dieu le culte que lui dicte sa Conscience, par le même droit que chacun jouit de sa maison, de son champ et de son pré » (De Cize, cy devant officier au service d'Angleterre, Histoire du tuhiggisme et du torisme, La Haye, 1718, in-12). — a They (les gens de Clèves) quietly permit one another to choose their way to Heaven » (Locke, Lettre à Bayle du 12 déc. 1665, cité par Bastide, John Locke, p. 30). — Cf. l'abbé Prévost, Méni. d'un H. de qualité, 1. XII, début, éd. 1803, t. III, p. 146.
4. Bill contre la conformité occasionnelle, pour exclure plus rigoureusement les non-conformistes de tous les emplois, 171 1 : le comte d'Oxford le laissa passer (Rapin Thoyras, XII, 379 ; De Cize, 341).
5. «... L'Église Catholique dont ils retinrent les Évêques et la plupart des cérémonies » (Le P. D'Orléans, Histoire des Révolutions d'Angleterre, éd. de 1724, t. 3, p. 225). Il n'est pas sûr que Voltaire ait utilisé cet ouvrage, malgré l'analogie des expressions.
6. Sur les diverses dîmes payées au clergé anglican, cf. Chamberlayne, I, 274-275.
7. L'auteur des Réflexions sur Vhumeur de la nation anglaise en matière de religion et de politique (traduit de l'Anglais, Londres, 171 3, in-12) s'élève contre les tracasseries et amendes infligées aux dissidents. « Le principe de tant de violences, c'est le désir de régler les autres et de commander » (p. 22).
8. Cette accusation est dans Rapin Thoyras, Diss. sur les whigs et sur les torys (t. VIII de VHist. d'Angl, p. 642).
9. « La populace n'avait garde de ne pas suivre un parti où Leit. phil. I. 5
66 CINQ.Ul/iMH LETTRE
elle voyait les ecclésiastiques. (Après le succès des tories aux élections de 1710), elle cassa les vitres de tous ceux qui n'avaient pas illuminé leurs fenêtres » (Rapin Thoyras, 2céd., XII, 312). — lîn 17 12, à l'occasion d'une fête en mémoire de Guillaume III, « on s'injuria, on se battit, on cassa les vitres du traiteur « (Ihid., XII, 456). En 1715, sous George I^, le jour anniversaire du couronnement de Jacques II et de la reine Anne, les maisons des tories furent illuminées ; a on cassa Us vitres de celles qui ne l'étaient pas ». La même année, au jour de naissance du duc d'Ormond, « on brisa les vitres de celles qui n'étaient pas illuminées » {Ibid., XIII, p. 42). En général ce sont des vitres de particuliers et de cabarets qui sont cassées. Les temples non-conformistes sont plutôt saccagés et abattus : Rapin Thoyras, XIII, 42; An Epistle to W.S. esq. (Sh\pptn) containing some Political Remarks etc,, hy a Memher of Parliavient, London, 1728, in-80 (p. 20 : licensed Meetinghouses puUed down or burnt). — Angl. ^^ renforce ici le texte : « the breaking the Windows of some Meeting-houses and the demolishing oi a feiu of the m. »
10. La comparaison est dans Gregorio Leti (IV, 158) et dans son abréviateur Vanel (t. I, p. 53). Voltaire l'a plutôt prise d'Addison (The Spectator, no 12) ou reçue de Bolingbroke qui l'emploiera plus tard (^ Diss. upon parties, Works, II, 85); mais avait-il besoin ici d'une suggestion ?
11. Rapin Thoyras nie ces mauvais desseins des whigs {Diss. sur les ivh. et les t., t. VIII, p. 652-654). Mais il accorde qu'on les leur prête. « Ce ne sont pas les étrangers seuls qui ont sur ce sujet des idées confuses... Les Anglais même n'en sont pas exempts. Rien n'est plus ordinaire que . . . d'entendre un tory accuser tous'^ies w^hlgs sans disïïnction (et non~les whigs presbytériens seulement) de vouloir abolir... la Hiérarchie » (Ihid., 648). Voltaire ^\^* X^^^ ^m±^ -^fjfuc^tînrf ^gnc les journaux, la recueillir chez Bolingbroke, Peterborough ou Swift. Il est de sa méthode de se renseigner ch e?. Tes ' f poêTTÛs des whigs sur leur véritable e^nVTr; "Et puis, il ne croit pas leur Taire un mauvais conr. . . en accueillant ce^BrOtTr»*- D'ailleurs V Histoire de Rapin Tho\ras admet quëlês Parlements
whigs sont disposés à « humilier les ecclésiastiques » (XII, 73 ; 1706).
12. Boire la santé est peut-être suggéré par les banquets d'anniversaires qui donnèrent occasion de casser tant de vitres. Cf. n. 9.
13. Ce rapprochement est partout : dans Rapin Thoyras, t. XII, p. 74 ; dans Moréri, art. Angleterre (État ecclésiastique).
14. « This représentation (de la Chambre de Convocation en 17 [i) was very long and contained a great dcal concerning the Atheism and Irreligion of the times, which they ascribed chiefly to the late growth of Heresy and Schism, and by the printing of wicked and Atheistical books. . . » (Memoirs of Queen Afin, 1729 (Supplément, p. 107). — Cf. Rapin Thoyras, XII, 326- 327 (censure d'un livre de Whiston en février 171 1).
15. « On sait assez par expérience que ces Examinateurs (des livres nouveaux) appellent impiétés et blasphèmes tout ce qui ne favorise pas leur parti » (Le Sage, Remarques sur l'Angleterre, p. 13). Aucune probabilité d'emprunt direct.
16. Les journaux de 1726- 1729 signalent bien quelques réunions de la Convocation, mais le compte rendu qu'ils en font est complètement insignifiant; et ils en annoncent surtout la prorogation : c'est ce fait qui a dû frapper Voltaire.
17. Misson, art. Eveq.ues, Noblesse; Chamberlayne, t. I, pp. 248 et 258, — « Dans les Parlements, ils ont séance à la Chambre Haute, en qualité de barons aussi bien que comme évêques » (Chamberlayne, I, 258). La Bibl. Britannique (oct.-déc. 1733) ctlQ Journal littéraire (t. XXII), dans leurs comptes rendus des Lettres philosophiques critiquèrent le mot d'abus : c'est peutêtre ce qui décida Voltaire à l'atténuer plus tard (cf. notes critiques, 1. 47).
18. Le Gentleman' s Maga^^ine de 1735, p. 545, rappelle le mot de Locke sur les évêques, « that they were the dead weight of the House ».
19. « Je ne me rétracte point sur nos seigneurs les Évêques ; s'ils ont leur voix au Parlement, aussi ont nos pairs. Il y a bien de la différence entre avoir sa voix et avoir du crédit. Je croirai, de plus, toute ma vie, que saint Pierre et saint Jacques n'ont
68 CINQUIHMI-: LETTRE
jamais été comtes et barons » (Voltaire à Thicriot, 24 février 1733; XXXIII, 327). Thieriot a tenu bon, et a retranché la phrase de son édition; cf. notes critiques, 1. 48.
20. Voyez les serments de suprématie et d'allégeance dans Rapin Thoyras, VI, 135, et VII, 43; H. Gee, The Eliiabelhau Cler^y iitul the Settkment of reli^'ion, Oxford, 189H, in-80, pp. 1 5 et 22; Prothero, Select Staintcs and other Constitutional Documents, Oxford, 1894, p. 7 et 239. La formule comme elle est établie par la loi que je ne trouve pas dans ces serments se trouve dans les Canons de 1604 (by law eslablished, Prothero, 445), et dans la formule de serment votée sous Charles II en 1675 (« I. A. B. do swear that I will not endeavour to aller the Protestant religion now by law establishcd in the Church of England », dans A Letter from a person of quality qui fait partie du recueil A Collection of several pièces of Mr. John Locke, p. 124). Voltaire a peut-être simplement pris son information dans Chamberlayne, qui dit que tout prêtre, avant d'être pourvu d'un bénéfice, doit souscrire la déclaration suivante : « I. A. B. Do déclare that no foreign Prince, Person, Prelate, State or Potentate hath or ought to hâve any Jurisdiction, Power, Superiority, Prééminence cm- Authority Ecclesiastical or Spiritual, within this Realm, and that I will conform to the Liturgy of the Church of England at it is now by Law establishcd )) (Ed. 1727, p. 143). Cependant l'expression de Voltaire me paraît faire allusion plutôt à la loi votée pendant la iQe année du règne de la reine Anne, « for preserving the Protestant religion by beiter securing the Church of England as by law establishcd « (Cobbett, Pari. Hist., VI, Appendix CCXXXVII). Le IVeekly Miscellany, Jan. 13, no 5 (cité par The G' s Mag., Jan. 1733, p. 17), parlant des droits « of civil Power in Matters of religion as by law establishcd », renvoie à cette loi (Stat. 10 Annae, cap. 2). Cf. encore Rapin Thoyras, XII, 380 (ou 430, selon les tirages de la 2^ éd.),
21. Archiprétre n'est pas un degré distinct de la Hiérarchie anglicane. C'était ainsi, dit Chamberlayne (I, 247) que l'on appelait autrefois le doyen rural. Mais, puisque Voltaire nomme les doyens, il est probable qu'il a écrit par inadvertance archiprétre pour archidiacre qui est le nom d'une dignité importante. La traduction anglaise dit simplement « bishops, deans, or other dignitaries. •»
22. Cf. Leslie Stephen^ English Thought in the i5«h Century, i88i, t. 2, notamment pp. 152-166; Sichel, BoUngbroke and Us Urnes, I, 237-238 ; Bastide, /o/;« Locke, 1906, pp. 349-358.
23. Dissertation siu- la validité des ordinations Anglicanes et sur la succession des Evesques de VEglise Anglicane, 2 parties, Bruxelles, 1723, in-12. Le scandale en France fut énorme, et le bruit se prolongea jusqu'à l'époque de la rédaction des Lettres Anglaises (Journal des Savants, 1723, mars et septembre ; 1725,
pp. 158, 546,640; 1726, pp. 114, 436,473 ; 1727» p- 67; 1728'
pp. 697,707; 1730, pp. 513, 582. — Mémoires de Trévoux : 1722, p. 708; 1724, p. 1349; 1727, p. 797. — Bibliothèque raisonnèe, 1728, t. I, p. 88; 1729, t. 3, p. 87; 1730, t. 5, p. 282; 1731, t. 7, p. 355. — The Présent State of the Republick of Letters, t. i et 2 passim, et notamment I, 135 et 173. — The London Journal, no 465, Saturday June 29, 1728).
24. La Dissertation et la Défense du P. Courayer furent supprimées par un arrêt du Conseil du 7 septembre 1727 (Rocquain, p. 493-494). C'est alors que Courayer partit pour l'Angleterre : il arriva à Greenwich au début de février 1728, et Voltaire put être témoin de l'accueil qui lui fut fait. (The Daily Journal, no 2206, Wednesday February 7, 1728).
25. Le P. Courayer, en tête de sa Dissertation, reproduit un mémoire (attribué à l'abbé Renaudot) qui avait paru d'abord dans un livre de l'abbé Gould, La véritable croyance de VEglise Catholique, nouv. éd. 1720. Renaudot disait (e, un) : «Celle (l'ordination) de Parker fut contestée d'abord par les Catholiques qui en prouvèrent la nullité par de puissantes raisons, et quelques-uns comme témoins oculaires soutinrent qu'elle avait été faite furtivement dans un Cabaret. » Courayer lui-même n'emploie que le mot auberge. Mais le mot « cabaret » se trouve souvent dans les journaux qui rendent compte de la controverse (/. des Sav., 1725, p. 560; 1727, p. 70; Trévoux, 1722, p. 708; 1724, p. 1350; 1727, p. 800; La Chapelle, Bibliothèque Anglaise, 1726, t. 3, p. 328 et suiv., etc.). — Il ne s'agit pas, comme le dit l'éd. Moland, de Samuel Parker, évêque d'Oxford au xviie siècle, mais de Mathieu Parker (1504-157 5), archevêque de Cantorbéry, ordonné le 6 déc. 1559.
70 CINQUltMI- LETTRE
26. « Ils (les wlîigs; ne croycnt pas TÉpiscopat d'institution divine... Ils mettent l'État au-dessus de l'Église, et ils croyent qu'il est à propos de la tenir dans la dépendance « (De Cize, Hist. (lu ivh. et du lor., p. 13). — Cf. Leslie Stephen, Eti^'Iish Thouijht in the 76''*» Century, surtout t. II, p. 156 et suiv., Bastide, John Locke, p. 349 et suiv. — Voltaire a recueilli les échos des grandes controverses politico-ihéologiqucs qui s'engagèrent en Angleterre au début du xviiic siècle sur les rapports de l'Église et de l'État (Locke, Tindal, Hoadly et la controverse de Bangor, etc.). Tindal appelait l'Église une « création Parfaite du pouvoir civil » (Bastide, 351). Et Warburton qui cherche une conciliation, arrivera à écrire dans sa Divine Légation of Moses : u The true end for which religion is established (est établie au sens anglais = est religion d'État), is not to provide for the true faith, but for civil utility In a word an established religion with a test law, is the universal voice of nature. » (Bastide, 357, n. 3 ; L. Stephen, II, 166.)
27. C'étaient bien là les idées de Bolingbroke, tout tory qu'il était. « A bishop, in short, as Bolingbroke more frankly spoke, is nothing but a layman with a crosier in his hand » (L. Stephen, II, 160, avec référence à Bolingbroke' s l^orks,!!, 188). On peut Hre encore le quatrième Essai, adressé à Pope sur l'autorité en matière de rehgion {Works, t. IV). « The establishment of a religions order subject to the civil magistrate and subservient to the civil power, not that of a religions Society pretending to be the allies and aiming to be the masters of the civil », voilà sa doctrine. Voltaire, plus tard, résumera bien ce point de vue anglais dans les Dialogues cTA. B. C, en faisant dire par A : « Une bonne religion honnête, mort de ma vie ! bien établie par acte du Parlement, bien dépendante du souverain, voilà ce qu'il nous faut, et tolérons toutes les autres. »
28. On pouvait être évêque à 30 ans (Misson, art. Clergé, p. 59). Mais c'était la théologie, non la naissance qui menait aux dignités : or (f pour pouvoir être reçu docteur en théologie il faut avoir fait pour le moins 18 ans de séjour à l'Université... Il y a peu de docteurs en théologie qui aient moins de quarante ans » (Le Sage, pp. 20 et 50). Cf. Misson. art. Cambridge, p. 38. Sur
l'avarice du clergé, Beeverell qui la signale (Délices de V Angleterre, 1727, t. V, p. 1034) se fâche contre « un certain François qui a publié un Voyage d'Angleterre » et qui « a eu la hardiesse d'écrire que les évêques anglais arrivant fort tard à cette haute dignité, et n'ayant pas le temps de travailler à enrichir leurs familles, prenaient le parti d'engager tout d'un coup leur temporel en le donnant à ferme pour trente ans à moitié rente, en telle sorte que les successeurs n'ont que la moitié des revenus jusqu'à ce que les trente ans soient écoulés «.
29. « Les femmes... sont... peu gâtées par les douceurs des hommes, qui ne leur donnent que la moindre partie de leur temps » (Murait, 1. III, p. 43 ; cf. ibld., p. 38).
30. « On en trouve dans les cafés la pipe à la main, et souvent dans les cabarets » (Murait, 1. I, p. 8). u La curiosità havendomi mosso a visitar qualche Caffeo e Cabaretto, non sono stato mai senza trovar vi qualche Robba Pastorale... // maggior loro scandalo pero consiste ad andar fumando tabacco, bevendo, mangiando, et informandasi di novelle con questo e queir altro... » (G. Leti, t. I, p. 420). Et il conclut que de tous les clergés d'Europe, protestants et catholiques « non ve n'è alcuno che sia meno scandoloso dell' Inglese... ». — Pour l'ivrognerie du clergé, cf. Swift cité par Bastide, John Locke, p. 331.
31. Sur les abhés français, cf. La Bruyère, De quelques usages ; Bayle, Œuvres diverses, t. II, p. 39 : « Qu'y a-t-il de plus galant et de plus coquet que cette multitude d'abbés dont la ville de Paris abonde, qui vont aussi à découvert à l'attaque d'une femme que sauraient faire les jeunes Marquis ? »
32. Libre réminiscence de Rabelais : « Il est par la vertus Dieu, hœreticque; je diz ha^reticque formé, haereticque clavelé, hxreticque bruslahle, comme une belle petite horologe. Son ame s^en va à trente mille charretées de Diables » (III, 22). Cf. aussi I, 20, IV, 53, etc. — Voltaire, à cette date, n'aimajt guère
Rabelais (cf. lettre XXIÎ, et Correspondance, tTXL, 192 et 3~5ojm s'en souviendra pourtant encore dans la lettre XIII
Sur les Preshiteriens.
La Religion Anglicane ne s'étend qu'en Angleterre
& en Irlande. Le Presbiteranisme est la Religion domi-
5 nante en Ecosse. Ce Presbiteranisme n'est autre chose
que le Calvinisme pur, tel qu'il avoit été établi en
France & qu'il subsiste à Genève. Comme les Prêtres de
tte Secte ne reçoivent de leurs Eo:lises que des gases
s-médiocres, & que par conséquent ils ne peuvent
10 vivre dans le même luxe que les Evêques, ils ont pris le
parjti naturel de crier' contre des honneurs où ils ne [)3j
peuvent atteindre. Figurez-vous l'orgueilleux Diogéne
qui fouloit aux pieds l'orgueil de Platon : les Presbite-
riens d'Ecosse ne ressemblent pas mal à ce fier & gueux
15 raisonneur. Ils traitèrent le Roi Charles II avec bien
moins d'égards que Diogéne n'avoit traité Alexandre.
Car lorsqu'ils prirent les armes pour lui contre Cromwel
qui les avoit trompés, ils firent essuyer à ce pauvre Roi
quatre sermons par jour, ils lui défendoient de jouer, ils
20 le mettoient en pénitence, si bien que Charles se lassa
Ligne 2. ^ç*-ys [Des] Presbytériens. K Presbjtériens (Dict. phil.) — l- K [ne] règne... — 4 et 5. ^2-K Presbytérianisme — 8. ^4^ dans [leurs Eglises] jJ-46, jr dans les Eglises {46, aux Fautes à corriger, porte : dans les Eglises, lis. de leurs Eglises) 48 omet dans devant les Eglises
II. 46-X les [honneurs] — 1$. ^4^-K [traitèrent] Charles second (pu II) — 16. 42-) 2 égard
SUR LES PRESBITERIENS
bien-tôt d'être Roi de ces pédans, & s'échapa de leurs mains comme un Ecolier se sauve du Collège 2.
Devant un jeune et vif Bachelier [français] criaillant le matin dans les | Écoles de Théologie î, & le soir chantant
25 avec les Dames, un Théologien Anglican est un Caton ; mais ce Caton paroît un galant devant un Presbiterien d'Ecosse. Ce dernier affecte une démarche grave, un air fâché 4, porte un vaste chapeau, un long manteau par dessus un habit court î, prêche du nez & donne le nom de la pros-
30 tituée de Babilone ^ à toutes les Églises, où quelques Ecclésiastiques sont assez heureux pour avoir cinquante milles livres de rente, & où le Peuple est assez bon pour le souffrir, & pour les appeller Monseigneur, votre Grandeur, votre Eminence?.
35 Ces Messieurs qui ont aussi quelques Eglises en Angleterre, ont mis les airs graves & sévères à la mode en ce Pays. C'est à eux qu'on doit la sanctifica|tion du Dimanche dans les trois Royaumes S; il est défendu ce jour-là de travailler & de se divertir, ce qui est le double
40 de la sévérité des Églises Catholiques; point d'Opéra, point de Comédies, point de Concerts à Londres le Dimanche?; les cartes même y sont si expressément défendues, qu'il n'y a que les personnes de qualité & ce qu'on appelle les honnêtes gens qui jouent ce jour-là. Lé
45 reste de la Nation va au Sermon, au Cabaret et chez les Filles de joie.
23 . Je reçois de ^4^-K le mot français omis par )4 et indispensable au sens.
24. S4*-4^^ ^3-K omettent et. — 28. )4'-K omettent porte. — 29. 46-K de prostituée sans la {yi^ prostituées)
31. j4*-46 [heureux] d' [avoir] Dans ^^4 (corr.) d'avoir est barré et remplacé par pour avoir, dans 46, aux Fautes à corriger : d'avoir, lis. pour avoir — 33. ?4\ ^7» Monsieur, [Votre Grandeur...] — 34. ^4*-48, ^2-K et [Votre Eminence] — 36. 42, 42^ leurs [airs]
41. 46-K Comédie, leçon meilleure. — yo-K concert — 45. ^4* -^9*, 46^ 48, ^2-K des [filles] (42, 42^, ji gardent les)
.yN^74 SIXIÈME LETTRE
^ Quoique la Secte Episcopalc & la Prcsbitericnnc soient
les deux dominantes dans la Grande Bretagne, toutes les
\^^ autres y sont bien venues et vivent (toutes) assez bien
50 ensemble, pendant que la plupart de leurs pr«îdicants se
détestent réci |proquement avec presque autant de cordia- [56]
lité qujiiLjnnséniste damne un Jésuite.
Entrez dans la Bourse de Londres~»°, cette Place plus ', respectable que bien des Cours, vous y voïez rassemblés V^^5 les députés de toutes les Nations pour l'utilité des ^^ hommes"; là le Juif, le Mahométan & le Chrétien ^ traitent l'un avec l'autre comme s'ils étoient de la même
^^J^ i- ^Religion, & ne donnent le nom d'infidèles qu'à ceux \v^ V ^^ ^o^^ banquei-oute ; là le Presbiterien se fie à l'Ana- \yVDO batiste, & l'Anglican reçoit la promesse du Qjaaker. Au rÇ\^ sortir de ces pacifiques & libres assemblées, les uns vont : />
à la Sinagogue, les autres vont boire, celui-ci va se faire | ^ > baptiser dans une grande cuve au nom du Père par le Fils au Saint | Esprit : celui-là fait couper le prépuce de son [^7] 65 fils & fait marmoter sur l'Enfant des paroles hébraïques qu'il n'entend point : ces autres vont dans leur Eglise attendre l'inspiration de Dieu leur chapeau sur la tète, & tous sont contens.
S'il n'y avoit en Angleterre qu'une Religion, le despo- 70 tisme '2 seroit à craindre, s'il y en avoit deux, elles se couperoient la gorge ; mais il y en a trente, & elles vivent en paix heureuses ^3.
49. he mot toutes fait ici pléonasme, il ne se retrouve pas dam )^-K ; f indique le retranchement nécessaire.