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SUR LE PARLEMENT ^yy^^é^^^
sa robe, ou sa | robe par-dessus sa chemise, & si les \^^ ]
25 poulets sacrez doivent manger & boire, ou bien manger seulement pour qu'on prit les Augures. Les Anglais se sont fait pendre réciproquement à leurs Assises, & se sont détruits en bataille rangée pour des querelles de pareille espèce ; la Secte des Episcopaux, & le Presbite-
30 ranisme ont tourné pour un tems ces têtes sérieuses. Je m'imagine que pareille sottise ne leur arrivera plus, ils me paroissent devenir sages à leurs dépens, 6: je ne leur vois nulle envie de s'égorger dorénavant pour des Sillogismes.
3 5 Voici une différence plus essentielle entr^ Rome & 1| Angleterre, qui^met tout l'avantage du côté de la derniere, c'est que le fruit des guerres civiles | à Ronre a [67] été Jjesclava^e, & celui des troubles d'Angleterre la liberté 7. La Nation Anglaise est la seule de la terre, qm
40 soit parvenue à régler le pouvoir des Rois en leur résistant ^, & qui d'efforts en efforts ait enfin établi ce Gouvernement sage, où le Prince tout puissant pour faire du bien, a les mains liées pour faire le mal?, où les Seigneurs sont Grands sans insolence & sans Vassaux, & où le
45 peuple partage le gouvernement sans confusion.
La Chambre des Pairs & celle des Communes sont les Arbitres de la Nation ^o, le Roi est le Sur-Arbitre. Cette balance " manquoit aux Romains i^, les Grands et le
24. i4'-i4 [ou] la [robe] — 27. }4'-K [pendre] autrefois [réc] — 29. ^4»-j9, $1 pareilles espèces — ^4"-^ presbytérianisme {$1 presbitéranisme) — jo. ^9'^-K [ces têtes] mélancoliques
34. J9^-K [sillogisnies]. Toutefois qui peut répondre des hommes? — 57. ^2-K de [Rome].
43. K d\i [mal] — 45. ^9^-/2 (note) Il faut ici bien soigneusement peser les termes. Le mot de Roi ne signifie point par-tout la même chose. En France, en Espagne, il signifie un homme qui par les droits du sang est le Juge souverain et sans apel (yi omet et) de toute U Nation. En Angleterre, en Suède, en Pologne, il signifie le premier Magistrat 'î.
Peuple étoient toujours en division à Rome, sans qu*il y
nV^^o eût un pouvoir mi|toïcn, qui put les accorder. Le Sénat [68]
V de Rome, qui avoit l'injuste & punissable orgueil de
' ne vouloir rien partager avec les Plébéiens, ne con-
noissoit d'autre secret pour les éloigner du gouvernement
que de les occuper toujours dans les guerres étrangères'^.
^ '55 Ils regardoient le Peuple comme une béte féroce qu'il
falloit lâcher sur leurs voisins de peur qu'elle ne dévorât
ses Maîtres ; ainsi le plus grand défaut du gouvernement
des Romains en fit des Conquérans, c'est parce qu'ils
étoient malheureux chez eux, qu'ils devinrent les maîtres
60 du monde, jusqu'à ce qu'enfin leurs divisions les rendirent
esclaves.
est point fait pour
si funeste, son [69]
but n'est point la brillante folie de faire des conquêtes,
65 mais d'empêcher que ses voisins n'en fassent ; ce
peuple n'est pas seulement jaloux de sa liberté, il
- l'est encore de celle des autres '3. Les Anglais étoient
acharnés contre Louis XIV, uniquement parce qu'ils lui
croïoient de l'ambition ^^. Ils lui ont fait la guerre de
70 gaieté de cœur, assurément sans aucun intérêt ^7.
Il en a coûté sans doute pour établir la liberté en
Angleterre; c'est dans des mers de sang qu'on a noïé
l'Idole du pouvoir despotique ; mais les Anglais ne
croient point avoir acheté trop cher de bonnes loix '^. Les
75 autres Nations n'ont pas eu m oins dejiûiibleSj n'ont pns
vpr«;t^ jmrmiwlp «;ang qn'pnv • | miis ce sar)g qu'elles ont [yo] répandu pour la çause de leur liberté n'a f^yt gne rimente r leur servitude.