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74.^94-iC leurs [loix]. — 75. ^^^-K otncttent Us mots n^onl pas..,, troubles
\j W Le gouvernement d'Angleterre n'est
V) T\ un si grand éclat, ni pour une | fin
N^ but n'est point la brillante folie de fair
Ce qui devient une révolution en Angleterre, n'est
80 qu'une sédition dans les autres Pais ; une ville prend les armes pour défendre ses privilèges soit en Espagne »9, soit en Barbarie, soit en Turquie 20^ aussitôt des soldats mercenaires la subjuguent, des boureaux la punissent, & le reste de la Nation baise ses chaînes. Les Français
85 pensent que le gouvernement de cette Isle estjlus orageux qu^Tânïïer'qui Tenvlronne^', & cela est vrai ; mais c'est quand le Koi commence la tempête, c'est quand il veut se rendre le maître du vaisseau dont il n'est que le premier Pilote 22. Les guerres civiles de Fran-
90 ce I ont été plus longues, plus cruelles, plus fécondes [71] en crimes que celles d'Angleterre; mais de toutes ces ^,5^ guerres civiles aucune n'a eu une liberté sage pour objet ^3. \\ /^
Dans les tems détestables de Charles IX & d'Henri III, ^*^ il s'agissoit seulement de sçavoir si on seroit l'esclave des \^J^
95 Guises. Pour la dernière guerre de Paris, elle ne mérite que f-,?^^Ss^K des sifflets ; il me semble que je vois des Ecoliers qui se X^ (V Jk mutinent contre le Préfet d'un Collège, & qui finissent par ^ ^^^ être fouettés ; le Cardinal de Retz avec beaucoup d'esprit >>s/ij ^ et de courage mal emploies, rebelle sans aucun sujet, fac- ^'^ " 100 tieux sans dessein, chef de Parti sans armée, cabaloit pour ^ cabaler, & sembloit faire la guerre civile pour son plaisir. ^^
Le Par|lement ne sçavoit ce qu'il vouloit ni ce qu'il ne [72] vouloit pas; il levoit des troupes par Arrêt, il les cassoit, il menaçoit, il demandoit pardon, il mettoit à prix la 105 tcte du Cardinal Mazarin, & ensuite venoit le complimenter en cérémonie. Nos guerres civiles sous Charles VI avoient été cruelles, celles de la Ligue furent abominables, celle de la Fronde fut ridicule.