‹ Lettres physiologiquesChapitre 2 sur 103 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

La science, de nos jours, offre un spectacle saisissant aux yeux de ceux qui veulent bien les ouvrir. On dirait une ruche immense dans laquelle tous les habitanls sont diversement occupés. Telle abeille ouvrière apporte du miel, telle autre le pollen des fleurs où elle vient de butiner; celle-ci s'occupe à façonner les cellules, celle-là nourrit les petites larves, destinées à continuer un jour l'œuvre de leurs devancières. 11 en est qui témoignent leur dévouement et leur soumission à une souveraine, jalouse de son omnipotence ; il y en est même qui ne font absolument rien que bourdonner et n'en jouissent pas moins d'un grand crédit à la cour. Il est vrai que les ouvrières, plus sages en ceci que mainte créature plus parfaite, ne se gênent en aucune façon pour mettre à mort ces membres inutiles de la société dès que leur temps est venu. Mais le travail continue toujours, et en voyant de près toutes ces cellules à moitié remplies, ces gâteaux à peine commencés, ces débris de cocons déchirés^

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