I.K SVSTEMK NEUVKLX
ot du muscle ; quant au disque il ne semble être qu'un élargissement du rvlindre-axe,
Fig. 47. — Dcjx libres musculaires à sirie* traiiïverses >u cochon d'In'ie avec le> extrémilçs nerveuses. — a ei b. deux fibres nerveuses arrivant dans Ks plaques terminales e, f; c, gain3 du nerf ou névrilemme, passant directement dans la gaîne de la fibre musculaire, le sarcolemme g; d, noyaux de la gaine du nerf; h, noyaux musculaires.
Fig. 48, — Corpuscules terminaux de Krause : 1=' de la con;onctive de lœil du veau; 2° du même endroit chez l'homme. — a, sac terminal; b, terminaison du cylindre-axe; c, fibre nerveuse entrante, souvent divisée en deux.
Les extrémités des nerfs des différents organes des sens présentent aussi des conformations terminales spéciales, que l'un distingue, suivant leur formes, sous les noms de corpuscules de Krause, de Pacini et corpuscules du tact. Les corpuscules de Krause \fig. 48), sont allongés et se trouvent principalement dans la conjonctive de l'œil. Ils sont formés de petits sacs de tissu conjonctif, remplis d'un contenu mou, transparent et
brillant comme de la gélatine. Les fibres primitives des nerfs se divisent en prolongements, dont un seul, et quelquefois deux, entrent dans le corpuscule. Ils y forment quelquefois une sorte d'enchevêtrement. Les corpuscules de Pacini (fuj. 49), que l'on trouve surtout dans la paume de la main et à la plante du pied de Thomme, ainsi que dans le mésentère du chat, sont formés d'une capsule ovoïde, composée de tissu conjonctif en
Fig. 49. — Corpuscule de Pacini, du mésentère du chat, trante; b, capsule à couches multiples membraneuses; minant par deux boutons.
— a, fibre nerveuse enc, cvlindre-axc, se ter-
Fig. 50. — Deux corpuscules du tact de l'index avec les nerfs qui y enlrenl.
couches concentriques, ce qui leur donne l'aspect d'un oignon Ils présentent un canal axile dans lequel se termine la fibre primitive, qui est alors réduite au cylindre-axe. L'extrémité de la fibre présente tantôt un, tantôt deux petits renflements. Les corjyuscules du tact ifig. 50) ne se trouvent que dans le derme des mains et des pieds de l'homm^ et des singes. Ils contiennent une capsule de tissu conjonctif tenace, rempli de nombreux novaux transversaux, dont la substance même est
LE SYSTÈME NEKVEIX. l'oj
molle. Les dernières extrémités des fibres primitives sont aussi, dans ces corpuscules, réduites au cylindre-axe : elles contournent souvent ces noyaux en décrivant une spirale, et finissent par entrer à l'intérieur pour s'y fondre avec la substance même.
Toutes ces formations ne servent évidemment qu'à la sensation pure et surtout au tact, et leur principe général de structure est de présenter un corpuscule sous forme de capsule, dans lequel vient se terminer la fibre primitive. Nous parlerons plus tard des terminaisons des nerfs dans les organes ^spécifiques des sens. Nous ferons cependant la remarque que l'on trouve là
ïi^. 51. — Terminaison des fibres nerveuses dans les -landes salivaircs. — I et II. Ramilicati .n des fibres cnire les cellules de la sJande. — III. Terminaison d rccle Je libres dans les noyaux des cellules de la glande. — iV. Cellule gano-lionnaire étoilée dont un des prolongemenls s'unit à une cellule de la glande. °
aussi des organes terminaux particuliers. 11 semble donc que le résultat final de toutes ces observations, d'ailleurs très-difficiles à faire, sera probablement que toutes les extrémités des fibres nerveuses se dissolvent dans des formations terminales particulières. Il paraît que dans beaucoup d'organes ces terminaisons soient les noyaux mêmes des cellules, dont les organes sont formés. Diffé-
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rents observateurs affirment déjà que chez l'embryon les cylindres-axes des premières fibres nerveuses naissent des noyaux des cellules, et on croit avoir trouvé dernièrement, dans les glandes salivaires [fig. 51 . p. 255), des fibres nerveuses se terminant dans les noyaux des cellules de la glande, tandis que d'autres fibres se changent auparavant en cellules nerveuses étoilées, dont les prolongements se terminent à leur tour dans les noyaux des cellules des glandes.
H n'y a dans le corps humain que très-peu de troncs nerveux qui soient complètement isolés depuis l'organe central jusqu'à leur terminaison périphérique. La plupart se relient entre eux par des anastomoses. D'autres se fondent les uns daus les autres en un tronc commun, que l'on ne peut diviser en ses parties constituantes sans le déchirer.
Ce serait une erreur de croire que ces liaisons et ces fusions des divers nerfs entre eux soient vraiment aussi intimes qu'elles le paraissent. Ces anastomoses ne sont au contraire que des ponts par lesquels des faisceaux de tubes primitifs passent d'un tronc nerveux à un autre pour continuer leur route avec ce dernier. Cet échange est souvent récij)roque et les tubes primitifs se croisent dans le pont formé par l'anastomose. Quelquefois un faisceau de tubes primitifs quitte un nerf pour passer à un autre tionc nerveux sans qu'il y ait réciprocité. Il est facile de comprendre qu'un seul tube primitif puisse suivre le trajet de plusieurs troncs nerveux et présenter ainsi une route extrêmement conq)liquée. Malgré cela, le tube primitif reste isolé dans toute sa longueur ou au moins aussi longtemps qu'il se trouve réuni à un nerf visible à l'œil nu.
On appelle racines nerveuses\c<> faisceaux nerveux qui sortent de chaque côté du cerveau et de la moelle épinière pour se réunir en un tronc et se rendre ensuite dans les différentes parties du Corps. Les nerfs périphériques, comme le système nerveux central, montrent une disposition tout à fait symétrique. Tous les nerfs cérébro-spinaux sont disposés par paires, et se distribuent tout à fait symétri(juenient dans les deux moitiés latérales du corps.
On distiiigue sur le cerveau de l'homme et de h plupart des vertébrés douze paires de nerfs, tandis que la moelle épinière en a trente et un chez l'homme. Les premiers sortent du crâne osseux par des ouvertures qui se trouvent à la base du crâne, et les nerfs rachidiens sortent du canal des vertèbres par des ouvertures, qui se trouvent toujours entre deux vertèbres séparées. Chaque nerf rachidien a deux racines complètement distinctes; chacune d'elles s'échappe de la partie latérale de la moelle épinière : la racine antérieure jjlutôt du côté ventral, et la postérieure plutôt du côté dorsal. On peut, par des sections transversales, diviser la moelle épinière en autant de segments qu'il s'en échappe de paires nerveuses, car les deux rachies de chaque nerf se trouvent sur le même plan horizontal si l'on examine la moelle épinière d'un homme debout ou sur le même plan vertical -.i on suppose la moelle épinière étendue horizontalement. Les deux racines convergent vers rorifice de sortie. Immédiatement avant leur réunion, la racine postérieure présente un rendement gris, un vrai ganglion, qui contient en effet des cellules ganglionnaires. La différence entre ces deux racnies, dont l'une postérieure a un ganglion et l'autre antérieure n'en a pas, est d'une grande importance physiologique, car, comme nous le verrons plus tard, ces deux racines distinctes ~ ont aussi des fonctions tout à fait dilterentes.
Les nerfs qui naissent du cerveau proviennent tous sans exception du ttonc cérébral, qui se trouve à la face inférieure du cerveau. Les parties voûtées n'ont aucun rapport direct avec les douze paires de nerfs qui appartiennent au système nerveux céphalique. Autant qu'on peut le voir par des expériences encore bien imparfaites, chaque paire nerveuse a un noyau particulier de substance grise, situé dans le tronc cérébral, d'où la paire prend naissance. Après avoir traversé la substance blanche qui forme l'enveloppe extérieure du tronc cérébral, la racine nerveuse arrive à la surface inférieure pour parvenir, après un court trajet et par une ou plusieurs ouvertures pratiquées dans le crâne, jusqu'aux organes périphériques ifig. :r2, p. 257).
256 LETTRE IUXIÈ.ME.
On a assi,iJiié aux différentes paires de nerfs du cerveau des numéros d'ordre (dans la fig. 5:2 de o à z-). On leur a donné aussi des noms très-usités et que je cite ici :
l'« paire nerf oH'aclil
2^ — — optique ]>
ô" — ....... — oculo-moteur q
4« — — palhHique /'
5e — — trjiimeau s