abducteur de l'œi! t
7« — — facial u
S' — — acoustique i'
9« — — glos^o-pharyiigieu w
10* — — vague ou pneurno„'aslriqne x
H* — — accessoire de "NVillis. ... y
\i« — . . r . . . . — hypoglosse z
Si l'on examine les nerfs quant à leur distribution et aux fonctions qui en découlent, on peut les distinguer en plusieurs classes* déterminées.
L'homme possède un système tactile général, distribué sur toute la surface de la peau, (ju'on ne peut considérer comme rattaché à un seul organe; il a en outre quatre organes particuliers pour les différentes sensations ; le nez pom' l'odorat, l'œil pour la vue, l'oreille pour l'audition, et la langue, ainsi que les parties postérieures de la bouche, pour le goût. Ch;icune des trois premières sensations possède son nerf particulier : nous avons un nerf olfactif, un nerf optique et un nerf acoustique ; quant aux nerfs du goût, ils proviennent non-seulement de la neuvième })aire formant le nerf glosso-pharyngien, qui régit })lus parliculièrenieiit cette sensation, mais encore de certaines parties de la cinquième paire qui se distribuent dans la langue et dans la cavité buccale et peuvent déterminer certaines sensations de goût.
Tous les nerfs spécifiques des quatre sens spéciaux appartiennent an cerveau.
Nous possédons en outre une seconde classe de nerfs (jui se distribuent uniquement dans les muscles volontaires, ce sont les neifs purement musculaires, dont les racines ne font pas éprouver de douleurs uuand on les sectionne. Le seul résultat de cette
blessure est la paralysie du muscle que le nerf mettait auparavant enjeu.
P'ig. 52. — Coupe verticale de la tèle. Le cerveau est enlevé, ce qui permet de voir les plis de la dure-mère, surtout ia faux cérébrale et la tente cérébe leuse, ainsi que toutes les racines des nerfs.
Ici viennent se placer les trois paires de nerfs qui entrent dans les muscles de l'œil, ce sont la 5% la 4" et la 6^ paire de nerfs cérébraux, c'est-à-dire l'oculo moteur, le pathétique et Tabducteur de l'œil, et dont le premier participe aussi aux mouvements involontaires de la pupille.
Parmi les nerfs musculaires se rangent encore la 7" paire, le nerf facial, qui règle les mouvements du visage, ainsi que la 11" et la 12" paire, le nerf accessoire de Willis ou spinal et l'hypoglosse, dont le premier détermine certains mouvements respiratoires, tandis que le second est le nerf moteur de la langue. On remarque cependant qu'à tous ces nerfs moteurs viennent s'ajouter, immédiatement après leur sortie du cerveau et souvent même déjà dans le crâne, des fibres sensitives peu nombreuses.
Les deux autres paires de nerfs cérébraux, savoir le trijumeau et le nerf vague ou pneumogastrique, ainsi que tous les nerfs de la moelle épinière, sans exception, sont des nerfs mixtes : ils provoquent aussi bien le mouvement que la sensation, se distribuent aussi bien dans les organes moteurs que dans les organes des sens, et leur lésion provoque des perturbations dans les deux sortes de fonctions qui incombent aux nerfs.
Nous avons déjà parlé de ce système nerveux particulier que l'on appelle système nerveux organique^ sympathique ou ganglionnaire. Ce système manque complètement de centralisation; des ganglions isolés ou des amas de ganglions se trouvent partout répandus en quantité parmi les grands groupes de viscères : ils sont rattachés les uns aux autres par des nombreux fdaments qui se distribuent à leur tour sur tous les organes, en formant des quantités de réseaux qui entourent les grands et les petits vaisseaux sanguins. Le plus grand de ces réseaux, \e, 'plexus solaire, se trouve dans le voisinage du creux de l'estomac, où il repose sur l'aorte : il est donc à une assez grande profondeur.
Outre ces réseaux distribués partout, on rencontre encore une série de ganglions reliés entre eux par des cordons intermédiaires qui courent dans les cavités abdominale et thoracique le long des corps des vertèbres pour monter jusque vers la base du crâne.
La réunion de ces ganglions forme le tronc du grand sympathique ; tous les nerfs de la moelle épinière lui envoient de leurs rameaux. Les ganglions de ce tronc qui suit parallèlement la colonne vertébrale à gauche et à droite, sont placés vis-à-vis des ouvertures intervertébrales. On peut donc distinguer les ganglions