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L'ŒUF ET SES ENVELOPPES DANS L'UTÉRUS

glandulaire, s'y arrête et est entouré de tous côtés par les végétations de la membrane. Celle-ci forme, par conséquent, une enveloppe nouvelle et même double autour de l'œuf. Cette enveloppe n^entre, chez 1 homme, dans aucun rapport plus intime avec les formations embryonnaires elles-mêmes. Elle reste une enveloppe, un sac double entourant l'œuf et replié sur luimême. C'est pourquoi nous pouvons laisser la décidue complètement de côté.

L'œuf, qui chez l'homme n'est certainement pas plus grand qu'une tête d'épingle ordinaire, pendant le temps où se forme la membrane blastodermi.jue, grossit, dans les premiers temps de son séjour dans l'utérus, essentiellement par endosmose. 11 absorbe le liquide qui, grâce à l'irritation inflammatoire des parties génitales, s'est épanché partout dans la masse tendre et ramollie de la membrane caduque. Cette absorption ne suffisant plu. dans la suite, pour le développement rapide de l'embrvon, une liaison organique s'établit au moyen des villosités du^ chorion d un côté et de l'utérus de l'autre. Les vaisseaux de l'embryon et ceux de la mère se prolongent dans les villosités et s'enorènent mutuellement. Comme nous avons l'intention de donner encore dans le cours de cette lettre un aperçu succinct du développement de lœuf en général, il sera nécessaire d'entrer dans quelques détails sur la formation du placenta et la fonction échue a cet organe intermédiaire si important.

Nous avons vu plus haut que les villosités, qui se développent a la surface extérieure de l œuf, s'engagent entre les villosités delà muqueuse utérine, c'est-à-dire de la caduque, et cela de telle sorte que cet engrenage organique ne sétdjlit que sur un espace assez limité dans l'œuf humain. L'enveloppe extérieure de l'œuf, la zone pellucide distendue, qui reçoit maintenant le nom de chorion, est donc au commencement seule, sur cet espace limité, attachée à l'utérus; la membrane blastodermique, au contraire, qui se trouve à l'intérieur du chorion, ne présente' aucune liaison organique avec l'utérus. Peu à peu, pendant que l'embryon se développe d une manière que nous décrirons plus tard.

574 LETTRE VLN(iT-DEU\lÉME.

il se détache sur toute la surface extérieure du blastoderme une couche de cellules formant une sorte d'extension ujendjraneuse. Elle vient partout s'unir à la zone, etj forme en mènie temps,

lig. aô. — Coupe schéiii ili(|ue d'un œuf de mammiière pour moiilier les dilféiLiiU'^ enveloppes en voie de lormation. — a, partie céphalique; b, partie caufJalc de l'embryon; c, enveloppe du vilellus, devenant petit à petit vésicule ombilicale; (l, le vitellus; e, le canal vitellaire conduisant à l'intestin et devenant la tige de la vésicule ombilicale; f, pli antérieur (capuchon ccpiialiijue), et g, pli postérieur (capuchon caudal) deraninios; h, allanloïde. Le tout est entouré du chorion garni de villosilés.

chose curieuse, un sac fermé de toute part, autour de lein» bryon. Ce sac, dont nous décrirons plus tard la formation avec plus de détail, se remplit de liquide et se nomme Vamnios. Le feuillet extérieur du blastoderme, qui est venu s'attacher intimement à la zone et s'est éloigné ainsi du reste de la s|)hère vitcljine, s'unit complètement avec la zone et ne forme avec elle qu'une seule Miendjrane mince, sur laquelle sont placées à l'extérieur les villosités. Chez les mammifères dont l'œuf s'entoure dans Toviducte d'une couche d'albumen, cette couche elle-même s'unit aussi intimement à la zone; la membrane villeuse représente un produit compliqué et formé de l'union de l'albumen, de la zone et d'une couche cellulaire interne, fournie j)ar le blastoderme. Ce sac extérieur, le chorion, est donc, par son dévelo[)pement, une formation multiple, constituée d'un côté par une

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